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L’Observateur du logement
- Balado Sous notre toit : Rapport sur le secteur des prêts hypothécaires résidentiels du printemps 2026
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Balado Sous notre toit : Rapport sur le secteur des prêts hypothécaires résidentiels du printemps 2026
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Balado Sous notre toit : Rapport sur le secteur des prêts hypothécaires résidentiels du printemps 2026
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00:00:00:01
[Audio : Une musique rythmée joue.]
[Visuel : L’animatrice du balado, une femme aux longs cheveux bruns portant une blouse blanche et un pantalon noir, est assise dans un fauteuil en cuir brun. Devant elle, il y a un micro sur pied, et à côté d’elle, un ordinateur portable posé sur une petite table.]
[Speaker: Joelle Hamilton, Communications & Marketing - CMHC]
Qu’est-ce qui t’a le plus frappé dans ce rapport?
00:00:03:15
[Visuel : En face de l’animatrice, un homme aux cheveux gris est assis sur un fauteuil en cuir brun. Il a une moustache, porte des lunettes et est vêtu d’un pantalon et d’un veston gris sur une chemise blanche.]
[Speaker: Aled Ab Iorwerth, Deputy Chief Economist - CMHC]
En général, je dirais que c’est un cas très intéressant et donc, il y a beaucoup de choses à discuter.
00:00:13:05
[Speaker: Joelle Hamilton, Communications & Marketing - CMHC]
Donc, le Canada affiche depuis longtemps l’un des niveaux d’endettement les plus élevés parmi les pays du G7. Est-ce que cela a changé?
00:00:22:20
[Speaker: Aled Ab Iorwerth, Deputy Chief Economist - CMHC]
Il y avait un peu de changement dans les chiffres, mais en général, le niveau reste très élevé. C’est encore un défi pour le Canada.
00:00:30:20
[Speaker: Joelle Hamilton, Communications & Marketing - CMHC]
De quoi a l’air le portrait global du stress financier que subissent les emprunteurs en 2026?
00:00:36:13
[Speaker: Aled Ab Iorwerth, Deputy Chief Economist - CMHC]
Je crois qu’il y a toujours des craintes chez les ménages canadiens, mais le système en général est stable.
00:00:45:08
[Audio : La musique du générique joue.]
[Visuel : Sur un fond de couleur violette, une série de maisons noires se déconstruisent, se reconstruisent et se réorientent. Au centre, un encadré blanc apparaît. À côté du symbole d’une loupe blanche, il est écrit « marché canadien de l’habitation ».]
[Speaker: Joelle Hamilton, Communications & Marketing - CMHC (voiceover)]
Vous écoutez « Sous notre toit : Balado sur le logement au Canada », où nous faisons part des dernières nouvelles sur le marché canadien de l’habitation.
[Visuel : Au centre de l’écran apparaît ensuite en lettres blanches le titre de l’émission, « Sous notre toit : Balado sur le logement au Canada ».]
00:01:03:03
[Audio : La musique s’arrête.]
[Visuel : L’animatrice réapparaît à l’écran. En bas à droite apparaissent dans un encadré son nom et son titre : « Joelle Hamilton, Communications et marketing - SCHL ».]
[Speaker: Joelle Hamilton, Communications & Marketing - CMHC]
Bonjour, tout le monde, et bienvenue au balado « Sous notre toit ». Je suis votre animatrice, Joelle Hamilton. Aujourd’hui, nous allons parler du Rapport sur le secteur des prêts hypothécaires résidentiels du printemps 2026, ou « le Rapport ». C’est le genre de rapport qui contient beaucoup de renseignements, mais nous allons le décortiquer pour rendre le tout un peu plus facile à assimiler.
Je suis très heureuse d’accueillir de nouveau Aled Ab Iorwerth à notre balado.
[Visuel : Aled est assis en face de Joelle. Entre les deux, sur le mur du fond, se trouve un écran sur lequel il est écrit « Sous notre toit : Balado sur le logement au Canada. »]
C’est un des économistes en chef adjoints de la SCHL, et il est toujours excellent pour nous aider à comprendre ce qui se passe sur le marché résidentiel. Bienvenue, Aled.
00:01:44:03
[Speaker: Aled Ab Iorwerth, Deputy Chief Economist - CMHC]
Merci beaucoup.
00:01:45:13
[Speaker: Joelle Hamilton, Communications & Marketing - CMHC]
Donc, avant d’entrer trop dans les détails, qu’est-ce qui t’a le plus frappé dans ce rapport?
00:01:52:09
[Visuel : En bas à gauche de l’écran apparaît un encadré dans lequel se trouvent son nom et son titre : « Aled Ab Iorwerth, Économiste en chef adjoint - SCHL ».]
[Speaker: Aled Ab Iorwerth, Deputy Chief Economist - CMHC]
Les changements. Il y a tellement de changements dans le système. Il y a des changements partout dans nos systèmes. Il y a des inquiétudes, il y a des changements, il y a la situation internationale, la macroéconomie, la réaction des ménages canadiens.... Donc, en général, je dirais que c’est un cas très intéressant, et donc, il y a beaucoup de choses à discuter.
00:02:23:04
[Speaker: Joelle Hamilton, Communications & Marketing - CMHC]
On a beaucoup parlé de renouvellements et de la vague de renouvellements ces dernières années. Où en sommes-nous aujourd’hui?
00:02:33:07
[Speaker: Aled Ab Iorwerth, Deputy Chief Economist - CMHC]
Je crois que c’est un peu après la fin de la vague. L’année dernière, nous avons craint qu’il y aurait peut-être 1,5 million d’hypothèques qui seraient renouvelées. Et cette année, je crois que nous sommes un peu plus près de la fin de cette vague. Il y a des ménages qui devront renouveler, mais en général, je crois que la plupart des Canadiens ont fait face à cette situation.
Pour résumer encore : il y avait beaucoup de ménages qui ont pris une hypothèque en 2020-2021, aux taux d’intérêt très bas pendant la pandémie, et donc, avec le système traditionnel canadien d’avoir une hypothèque pour une période de 5 ans, cette hypothèque maintenant devait être renouvelée à la banque. Donc, je crois que nous sommes à la fin de ceci.
Et malheureusement, il y avait aussi peut-être une bonne nouvelle, dans ce contexte. Ça, c’était le contexte international. Les taux d’intérêt sont un peu plus bas que ce que nous avions prévu. Et donc le fardeau de l’impact de ce renouvellement n’est pas aussi grand que ce que nous avions prévu.
Donc, c’est une petite bonne nouvelle, mais en général – je crois qu’il y a encore un peu de soucis –, mais en général, je crois que la vague est finie maintenant.
00:04:16:07
[Speaker: Joelle Hamilton, Communications & Marketing - CMHC]
Donc, quand vous étiez parmi nous à l’automne, les ménages choisissaient plutôt des prêts à taux fixe, après plusieurs années à avoir préconisé les taux variables. Est-ce que c’est la même chose, ou est-ce que la situation est maintenant différente?
00:04:38:07
[Speaker: Aled Ab Iorwerth, Deputy Chief Economist - CMHC]
C’est le flux dont j’ai parlé un peu avant. Les Canadiens sont en train de trouver des façons d’éviter le coût de l’intérêt. Et pour faire cette décision, ils regardent ce qui se passera, parce que c’est difficile de prévoir exactement ce qui se passe avec le taux d’intérêt. Donc ils changent, ils explorent, ils choisissent des périodes différentes, des hypothèques différentes.
La tradition au Canada était d’avoir une hypothèque de 5 ans avec le taux fixe. Maintenant, il y en a beaucoup qui choisissent le taux d’intérêt variable. Mais aussi pour ceux qui ont besoin de plus de certitude, ils prennent une hypothèque de 3 ans au lieu de 5 ans.
Donc, le système est devenu beaucoup plus complexe. Les Canadiens sont toujours en train de trouver des structures différentes pour qu’ils puissent réduire leur coût d’hypothèque.
00:05:52:09
[Speaker: Joelle Hamilton, Communications & Marketing - CMHC]
Nous avons déjà parlé de la hausse des prêts en souffrance un peu. Cette tendance a-t-elle changé récemment?
00:05:59:00
[Speaker: Aled Ab Iorwerth, Deputy Chief Economist - CMHC]
Non, pas vraiment. C’est encore ciblé à Toronto et à Vancouver. Le taux a pas mal grimpé à Toronto.
Mais il faut mettre le taux de souffrance en contexte : Oui, d’un côté, le taux de souffrance a augmenté beaucoup. L’augmentation est un peu rapide. Cependant, le taux de souffrance, c’est dans les mêmes tailles qu’avant la pandémie. Donc, dans l’histoire canadienne, le taux de souffrance n’est pas si grand, mais encore, le changement est très rapide. Donc, nous allons regarder de près ce qui se passera dans ce domaine.
00:06:49:16
[Visuel : Une boîte avec un texte dans lequel il est écrit « S’abonner » à côté d’un symbole de cloche apparaît brièvement à l’écran.]
[Speaker: Joelle Hamilton, Communications & Marketing - CMHC]
Donc, maintenant, j’aimerais mettre un peu plus d’emphase ou l’accent sur les tensions qui s’accumulent sous la surface. Où vois-tu des signes de stress chez les emprunteurs, et de faiblesse du marché du travail? Et quels sont les risques qui y sont associés?
00:07:07:04
[Speaker: Aled Ab Iorwerth, Deputy Chief Economist - CMHC]
Oui. En général, les Canadiens vont faire n’importe quoi pour qu’ils puissent payer leur hypothèque. Mais s’il n’y a pas de revenus dans le ménage, ça devient très difficile.
Donc, un des indicateurs que nous suivons de près, c’est le taux de chômage. Le taux de chômage est en train de grimper. J’ai parlé un peu avant de la situation internationale, l’incertitude internationale, les risques dans ce domaine. Donc, nous voyons en ce moment que le taux de chômage est un peu en train de grimper.
Et comme j’ai expliqué avant, quand il y a dans le ménage une perte d’emploi ou un revenu très faible, c’est difficile de payer leur hypothèque. Donc, pour nous, c’est un indicateur important à suivre pour essayer de comprendre ce qui se passe dans le système hypothécaire.
00:08:09:05
[Speaker: Joelle Hamilton, Communications & Marketing - CMHC]
En février 2026, le taux de chômage national a atteint 6,7 %. Donc, on verra si ce chiffre-là changera, augmentera ou diminuera, ou demeurera stable, quand vous allez revenir nous parler des données pour l’automne.
00:08:29:05
[Speaker: Aled Ab Iorwerth, Deputy Chief Economist - CMHC]
Oui, exactement. Aussi, le taux de chômage, comme tu l’as dit, est élevé, mais c’est encore plus élevé à Toronto. Il est clair qu’il y a un peu de stress à Toronto ces jours-ci. Donc, encore, je trouve que le système en général est très stable, mais il y a ce coin où il y a un peu de soucis.
00:08:49:11
[Speaker: Joelle Hamilton, Communications & Marketing - CMHC]
Tu as aussi mentionné un peu le retard dans les paiements de dettes non hypothécaires. Est-ce que tu pourrais nous expliquer ce que tu observes, et pourquoi c’est important pour le marché hypothécaire?
00:09:02:03
[Speaker: Aled Ab Iorwerth, Deputy Chief Economist - CMHC]
Oui. Les ménages canadiens ont un peu de dettes, de n’importe quels types de dettes, un peu partout. Il y a les dettes liées à leur éducation, les dettes liées avec la voiture, les cartes de crédit, etc. Et en général, la dette hypothécaire est la dernière dette pour laquelle ils ne vont pas payer leurs intérêts. Donc c’est la dernière chose à couper : c’est le paiement pour l’hypothèque.
Mais pour examiner le stress dans le reste du système, c’est important de regarder ce qui se passe avec la dette de voiture, disons. Et dans ce contexte-là, nous les examinons bien sûr, et le taux de croissance, le taux de souffrance est élevé. Mais l’accélération de ce taux est moins élevée qu’avant, donc ça ralentit un peu.
C’est une petite nouvelle, une bonne nouvelle, mais encore il y a un peu d’incertitude là-bas.
00:10:11:07
[Speaker: Joelle Hamilton, Communications & Marketing - CMHC]
Donc, le Canada affiche depuis longtemps l’un des niveaux d’endettement les plus élevés parmi les pays du G7. Est-ce que cela a changé?
00:10:20:08
[Speaker: Aled Ab Iorwerth, Deputy Chief Economist - CMHC]
Il y avait un peu de changement dans les chiffres, mais en général, le niveau reste très élevé. C’est encore un défi pour le Canada. Et c’est une vulnérabilité pour l’économie canadienne.
S’il y avait, je ne le prévois pas, mais s’il y avait une grande crise économique mondiale, il y aurait des problèmes pour l’économie canadienne. S’il y avait une grande perte d’emploi, disons, par exemple, c’est un fardeau pour l’économie canadienne en général.
00:10:48:07
[Speaker: Joelle Hamilton, Communications & Marketing - CMHC]
Donc, pour fermer la boucle sur ce segment, de quoi a l’air le portrait global du stress financier que subissent les emprunteurs en 2026?
00:10:58:08
[Speaker: Aled Ab Iorwerth, Deputy Chief Economist - CMHC]
Je crois qu’il y a toujours des craintes chez les ménages canadiens, mais le système en général est stable. Je n’ai pas de grande crainte par rapport au système en général, mais il y a ce petit souci dans le système, donc nous allons continuer de le regarder, d’essayer de comprendre ce qui se passe. Parce que quelquefois, ça devient un enjeu un peu plus grand, mais en général, je dirais que pour le Canada tout entier, le système est stable, et il n’y a pas de grands soucis en ce moment.
00:11:44:14
[Speaker: Joelle Hamilton, Communications & Marketing - CMHC]
Pour conclure, quels sont les signaux structurels auxquels on devrait porter le plus attention?
00:11:51:01
[Speaker: Aled Ab Iorwerth, Deputy Chief Economist - CMHC]
D’abord, je dirais le taux de chômage, la situation… l’économie, la macroéconomie, les taux d’intérêt sont très importants. Mais il y a aussi ce qui se passe exactement à Toronto avec le taux de souffrance là-bas. Est-ce que c’est toujours en train de grimper? Est-ce que ça ralentit un peu? Mais je dirais en général que le grand défi, c’est la macroéconomie globale.
00:12:23:01
[Visuel : Une boîte avec un texte dans lequel il est écrit « S’abonner » à côté d’un symbole de cloche apparaît brièvement à l’écran.]
[Speaker: Joelle Hamilton, Communications & Marketing - CMHC]
Donc voilà déjà la fin du balado, Aled. Merci beaucoup d’être ici, et de nous avoir fait part des faits saillants du rapport sur le marché des prêts hypothécaires au Canada, édition du printemps 2026.
00:12:38:00
[Audio : La musique du générique reprend.]
On te verra bientôt à l’automne.
Et merci beaucoup à nos auditeurs et nos écouteurs aujourd’hui de vous être joints avec nous « Sous notre toit ». À bientôt!
00:12:49:10
[Visuel : Le titre du balado « Sous notre toit – Balado sur le logement au Canada » apparaît à nouveau à l’écran, en lettres blanches sur un fond violet où se trouvent également les silhouettes noires de plusieurs maisons.]
[Speaker: Joelle Hamilton, Communications & Marketing - CMHC (voiceover)]
Et saviez-vous que nous ne sommes pas seulement sur YouTube?
[Visuel : Le texte en blanc glisse et disparaît. Il est remplacé par les logos blancs de Spotify, Apple Podcasts et Amazon Music.]
Vous pouvez maintenant nous trouver sur Spotify, Apple Podcasts et Amazon Music.
[Visuel : Les trois logos glissent vers le haut de l’écran et sont remplacés par un texte en blanc : « Ne ratez pas nos prochains épisodes! » Trois rectangles translucides avec les mots « Partager », « Suivre », et « S’abonner » apparaissent sous le texte. Puis les rectangles se combinent en un seul qui disparaît.]
Ne ratez pas nos prochains épisodes pour découvrir d’autres discussions authentiques et fondées sur les données. Si ce balado a été instructif et amusant, partagez cet épisode, suivez-nous, ou abonnez-vous. Et surtout, dites-nous ce que vous en pensez. Merci, et à la prochaine!
[Visuel : Le texte disparaît puis est remplacé par un texte en blanc où il est écrit : « À la prochaine! »]
00:13:24:06
[Visuel : Le mot-symbole « Canada » et le logo de la SCHL apparaissent à l’écran sur un fond blanc.]
[Audio : La musique s’estompe.]
00:13:32:18
Balado Sous notre toit : Rapport sur le secteur des prêts hypothécaires résidentiels du printemps 2026
11 mars 2026
21 min 33 s
Invité : Aled ab Iorwerth, économiste en chef adjoint de la SCHL.
Cet épisode de Sous notre toit porte sur le Rapport sur le secteur des prêts hypothécaires résidentiels du printemps 2026. Il décrit ce que les conclusions du rapport signifient pour les emprunteurs, les prêteurs et le marché de l’habitation. Joignez-vous à l’animatrice Joelle Hamilton et à Aled ab Iorwerth, économiste en chef adjoint de la SCHL. Ensemble, ils parleront de la tendance des renouvellements, des décisions des emprunteurs, de l’évolution des défauts de paiement et des signaux du marché du travail qui façonnent le risque lié au crédit hypothécaire.
Principaux points à retenir
- La vague de renouvellements hypothécaires a atteint son sommet, et un nouveau contexte se dessine.
- Les préférences des emprunteurs changent : les prêts à taux fixe sont délaissés au profit des prêts à taux variable, étant donné l’évolution des attentes concernant les taux d’intérêt.
- Des signaux d’alerte précoce semblent indiquer que les pressions financières augmentent de manière inégale selon les régions et les ménages.
Les renouvellements redescendent après avoir culminé
Ces dernières années, il a beaucoup été question des renouvellements de prêts hypothécaires dans le domaine du financement du logement. La vague de renouvellements est maintenant en train de redescendre, avec la diminution du nombre d’emprunteurs qui devraient renouveler leur prêt cette année.
Malgré cela, de nombreux ménages continuent de s’adapter à la hausse de leurs paiements depuis qu’ils ne profitent plus des faibles taux qui étaient en vigueur durant la pandémie. La simulation de crise a permis aux prêteurs de vérifier le montant que les emprunteurs seraient capables de payer en cas de hausse des taux.
Dans l’ensemble, le système demeure solide. Toutefois, certains ménages ressentent encore de la pression en raison de la hausse de leurs paiements.
Le comportement des emprunteurs commence à changer
Les préférences des emprunteurs changent de nouveau : les prêts hypothécaires à taux variable gagnent en popularité après que le marché a été dominé par les prêts à taux fixes pendant plusieurs années. Ce changement est étroitement lié aux attentes selon lesquelles les taux d’intérêt pourraient diminuer au fil du temps. De nombreux emprunteurs choisissent les taux variables afin de conserver une certaine flexibilité si cela se produit.
Cette flexibilité vient toutefois avec des compromis. Les ménages sont plus exposés aux variations de taux, surtout si les taux demeurent à un niveau accru plus longtemps que prévu. En même temps, renouveler son prêt hypothécaire devient un processus plus dynamique. Davantage d’emprunteurs changent de prêteur, car l'augmentation de la concurrence entre les prêteurs et les récentes modifications des politiques facilitent ce genre de transferts de prêts.
Les défauts de paiement augmentent, mais demeurent maîtrisés
Les taux de prêts hypothécaires en souffrance au Canada sont à la hausse, mais ils restent historiquement faibles et inférieurs aux niveaux d’avant la pandémie. Le plus important, c’est la direction dans laquelle ils évoluent. La pression n’est pas la même partout au pays. Elle est davantage concentrée dans certaines régions et certains marchés locaux, où les signes de tension sont plus évidents.
Les conditions du marché du travail ont une influence majeure sur la situation financière des ménages. Le taux de chômage national a atteint 6,7 %, ce qui est un signal important pour la santé du marché hypothécaire. Les effets des conditions du marché du travail se manifestent généralement plus tard dans les données sur les prêts en souffrance. Souvent, le stress financier des ménages se manifeste d’abord pour d’autres produits de crédit que les prêts hypothécaires. Par exemple, les ménages accuseront d'abord des retards de paiements sur leurs cartes de crédit ou leur prêt automobile.
Des signes de stress apparaissent chez les emprunteurs
Des signes continuent de montrer que la situation financière des ménages est sous pression. Plusieurs indicateurs laissent entrevoir un stress émergent, mais inégal, chez les emprunteurs.
- L’endettement des ménages demeure élevé, et le ralentissement de la croissance des revenus rend cette dette plus difficile à gérer.
- Les défauts de paiement continuent d’augmenter pour les produits de crédit non hypothécaire. Cependant, leur rythme de croissance ralentit. C’est signe que la pression persiste, mais qu’elle commence peut-être à se stabiliser.
- Le risque devient plus concentré : une part accrue de la dette est maintenant détenue par des emprunteurs à risque élevé, ce qui rend le système plus vulnérable en cas de ralentissement économique.
- Le chômage est un indicateur important à surveiller. En effet, lorsqu’une personne perd son emploi, il faut du temps avant que les problèmes apparaissent au niveau des paiements hypothécaires.
Le système est résilient, mais de nouveaux risques émergent
Le système hypothécaire au Canada a mieux traversé la vague de renouvellements que plusieurs ne l’avaient prédit.
Dans l’ensemble, les emprunteurs sont dans une position plus solide au moment de renouveler leur prêt. Cette solidité s’explique par le resserrement des règles d’admissibilité et par les conditions de prêt qui reviennent graduellement à des niveaux plus normaux. Cependant, certains segments nécessitent une surveillance accrue, car les risques ne sont pas répartis également dans le marché.
Globalement, les perspectives demeurent stables, mais appellent à la prudence. La situation du marché hypothécaire dans l'avenir dépendra largement des conditions du marché du travail tout au long de l’année 2026.
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