Passer au contenu
SCHL - Page d'accueil
  • Se connecter ou S'inscrire
  • English
  • MENU
MENU
× English
  • Accueil
  • Professionnels
    • Financement de projets et financement hypothécaire
      • Programmes de financement
        • Fonds pour le logement abordable
        • Fonds d'innovation pour le logement abordable
        • Programme de prêts pour la construction d'appartements
        • Programme canadien pour des logements abordables plus verts
        • Logement communautaire (social)
        • Initiative des terrains fédéraux
        • Financement du logement des Autochtones
        • Défi d’offre de logement
        • Innovation et recherche
        • Profils de projets de la Stratégie nationale sur le logement
        • Initiative pour la création rapide de logements
      • Produits d’assurance prêt hypothécaire
        • Assurance prêt : propriétaires-occupants et petits immeubles locatifs
          • SCHL Résidence secondaire
          • SCHL Achat
          • SCHL Améliorations
          • SCHL Immeubles locatifs
          • SCHL Refinancement
          • SCHL Nouveaux arrivants
          • SCHL Travailleurs autonomes
          • SCHL Transférabilité
          • Produits écologiques pour les prêteurs
        • Immeubles collectifs et logements locatifs
          • APH Select
        • Cas de défaut, demandes de règlement et propriétés à vendre
        • Centre de souscription
        • emili
        • Prêteurs agréés en vertu de la LNH
        • Calcul des rapports ABD et ATD
        • Comment reconnaître et signaler la fraude hypothécaire
        • Points de contact – Assurance prêt hypothécaire
        • Programme d’Achat de Prêts Hypothécaires Assurés (PAPHA)
      • Titrisation
        • Titres hypothécaires LNH
        • Obligations hypothécaires du Canada
        • Programmes inscrits canadiens d'obligations sécurisées
        • La chaîne de blocs dans le secteur de l’habitation
    • Marché du logement, données et recherche
      • Calendrier des rapports
      • Marchés de l’habitation
        • Rapports sur le marché de l’habitation
        • Rapports : hypothèque/consommateur
      • Recherche sur le logement
        • Consultations
          • Loi sur l’interdiction d’achat d’immeubles résidentiels par des non-Canadiens
            • Loi sur l’interdiction d’achat d’immeubles résidentiels par des non-Canadiens – Foire aux questions
        • Rapports de recherche en habitation
        • Enquêtes sur le logement
          • Enquêtes auprès des consommateurs
        • Prix et bourses de recherche
        • Les besoins impérieux en matière de logement
        • Réseau conjoint de recherche en matière de logement
      • Données sur le logement
        • Tableaux de données
          • Caractéristiques des ménages
          • Données sur le marché de l’habitation
          • Données sur la dette hypothécaire et la dette à la consommation
          • Données sur le marché locatif
        • Portail de l’information sur le marché de l’habitation
        • Tableau de bord de données sur le secteur des prêts hypothécaires résidentiels
        • Entente de licence avec la SCHL pour l’utilisation de données
        • Centre du savoir sur le logement
    • Innovation et leadership dans le secteur
      • Innovation dans le secteur du logement
      • Nos partenaires
        • Partenariats
        • Forum fédéral-provincial-territorial sur le logement
      • Collaboration avec l'industrie
        • Communauté d’experts en logement
      • Expertise de l’industrie
        • Logements abordables
        • Logement des Autochtones
        • Logement pour aînés
        • Logements accessibles et adaptables
        • Création de logements durables
        • La RESSOURCE
        • Mises à jour de la SCHL
    • Événements et conférenciers
      • Conférences
      • Bureau des conférenciers
        • Formulaire de demande du Bureau des conférenciers
  • Consommateurs
    • Acheter une maison
      • Calculateurs pour l'achat d'une habitation
        • Calculateur hypothécaire
        • Calculateur de la capacité d’emprunt
        • Calculateur de l’amortissement de la dette
      • Guides d'achat
        • L’achat d’une maison étape par étape : Guide et liste de vérification
        • Logements en copropriété – guide de l’acheteur
      • Assurance prêt hypothécaire pour les consommateurs
        • En quoi consiste l’assurance prêt hypothécaire?
        • Suis-je admissible à l’assurance prêt?
        • Coûts de l'assurance prêt hypothécaire SCHL
        • Les produits Eco de la SCHL
          • SCHL Eco Améliorations
          • SCHL Eco Plus
        • Options de financement pour la rénovation
        • FAQ – L’assurance prêt hypothécaire
      • Incitatifs à l’achat d’une propriété
      • Nouveaux arrivants
      • L’Incitatif à l’achat d’une première propriété
    • Posséder une maison
      • Gérer un prêt hypothécaire
        • La fraude hypothécaire
        • Conseils pour une bonne planification hypothécaire
        • Planifier et gérer son prêt hypothécaire
        • Votre dossier de crédit
        • La valeur de votre habitation
      • Vieillir chez soi
        • Choix de logements pour les aînés
        • Conseils en matière de logement et de finances
        • Options de financement hypothécaire pour les 55 ans et plus
        • Prévenir la fraude et l’exploitation financière
    • Louer un logement
      • Je veux louer un logement
        • Points à considérer avant de louer un logement
        • Types de logements locatifs au Canada
        • Trouver ou annoncer un logement locatif
        • Visiter le logement
        • Baux et contrats de location
        • Signature du bail
        • Enquête de crédit et mauvais dossier de crédit
        • Paiements du loyer et dépôts
        • Colocataires et animaux
      • Je suis locataire
        • Jour du déménagement
        • Responsabilités du propriétaire et du locataire
        • Inspections
        • Entretien et réparations
        • Plaintes et expulsions
        • Augmentations de loyer
        • Lorsque vous n’avez pas les moyens de payer le loyer
        • Renouveler ou résilier le bail
        • Quitter le logement
      • Supplément unique à l’Allocation canadienne pour le logement
      • COVID-19 : Expulsions – Interdictions et interruptions pour soutenir les locataires
  • Info SCHL
    • Objectifs, valeurs et engagement de la SCHL en matière de logement
    • Découvrez la vie à la SCHL
    • Gestion et gouvernance
      • Bureau des conférenciers
      • Assemblée publique annuelle de la SCHL
      • Le Conseil d’administration de la SCHL et ses comités
      • Notre comité de gestion
      • Gouvernance du Régime et de la Caisse de retraite
        • Vue d'ensemble du Régime et de la Caisse de retraite
        • Rôles et responsabilités clés
        • Rapports annuels
    • Rapports de la Société
      • Rapport annuel 2024 de la SCHL
      • Évaluation des programmes
      • Rapports financiers trimestriels
      • Examen spécial de la SCHL – rapport de 2018 des co-auditeurs
      • Données sur les reports de prêts hypothécaires assurés par la SCHL
      • Résumé du Plan d'entreprise
      • Transparence
        • Accès à l'information et protection des renseignements personnels
        • L’accessibilité à la SCHL
        • Processus de rétroaction sur l’accessibilité
        • Documents d'information
        • Approvisionnement
          • Programme de diversité des fournisseurs
        • Dépenses de voyages, d’accueil et de conférences
    • Communiquez avec nous
      • Points de contact – Assurance prêt hypothécaire
      • Solutions de logement pour les Autochtones et le Nord
      • Bureau national
      • Bureaux régionaux
      • Granville Island
      • Calendrier des jours fériés
  • Salle de presse 
  • Stratégie nationale sur le logement
    • En quoi consiste la Stratégie?
      • À propos des initiatives
      • Comment faire une demande
      • Aide et ressources
      • Stratégie nationale sur le logement – Glossaire des termes courants
    • Ententes fédérales-provinciales-territoriales sur le logement
    • Autres possibilités de financement et de contribution de la SCHL
  • L’Observateur du logement
  • Balado sur le logement au Canada
  • Histoires de réussite
  • Carrières
  • Centre du savoir sur le logement
 
  • Accueil
  • Résoudre ensemble les problèmes liés à l'abordabilité du logement
  • Marché du logement, données et recherche
  • Marchés de l’habitation
  • Rapports sur le marché de l’habitation : analyse historique et prospective
  • Rapport sur l’offre de logements, printemps 2026
  • Enregistrer
  • Partager

Rapport sur l’offre de logements, printemps 2026

Explorez les données les plus récentes sur l'offre de logements neufs dans les plus importantes régions métropolitaines du Canada. Fondé sur le Relevé des mises en chantier et des achèvements de la SCHL, ce rapport offre une vue d'ensemble de l'état de l'offre de logements.

Faits saillants

  • Les conditions à court terme reflètent une offre excédentaire, mais elles masquent un déséquilibre croissant entre l’offre de logements locatifs et celle de logements pour propriétaires-occupants. Elles montrent aussi un déséquilibre de plus en plus grand entre les logements qui sont achevés maintenant et ceux qui le seront plus tard.
  • La viabilité des projets de construction est de plus en plus mise à l’épreuve. La rareté des terrains et les coûts élevés ont ralenti la construction de logements locatifs. La faiblesse des ventes sur plan continue de peser sur la construction d’appartements en copropriété.
  • Contrairement à la tendance générale à la baisse, les mises en chantier de logements du chaînon manquant ont augmenté. La construction de logements avec entrée privée et de logements en propriété absolue a été favorisée par les récents changements à la politique de densification.

Les conditions à court terme se sont détendues, mais elles cachent des déséquilibres croissants

Le marché de l’habitation de Vancouver semblait s’être détendu en 2025. Par contre, ce relâchement des conditions s’explique plus par le moment où les choses se produisent que par l’atteinte d’un véritable équilibre. En effet, l’affaiblissement de la demande – causé par le ralentissement de la croissance démographique et l’incertitude macroéconomique généralisée – a coïncidé avec l’arrivée sur le marché d’une grande vague de logements. Le nombre d’achèvements a atteint un sommet record, alimenté par le volume élevé de logements mis en chantier ces dernières années. Cet afflux d’unités neuves a fait augmenter le taux d’inoccupation des logements locatifs, ralenti la croissance des loyers et contribué à l’affaiblissement de la hausse des prix de revente.

Parallèlement, l’offre s’est accrue sur le marché de la revente. Les nouvelles inscriptions ont augmenté pour différentes raisons. Certains propriétaires ont été confrontés à la hausse des taux au moment de renouveler leur prêt hypothécaire, et d’autres ont adapté leurs modalités de logement. En même temps, le nombre de ventes de logements existants est tombé à son plus bas niveau en 20 ans. Ces facteurs combinés ont assoupli les conditions actuelles du marché.

Toutefois, l’offre excédentaire à court terme cache des déséquilibres émergents. Les conditions actuelles du marché reflètent les décisions prises par le passé en matière de construction. Or, les volumes de la chaîne de production, qui alimenteront l’offre dans l’avenir, continuent de diminuer. En effet, le nombre annuel de mises en chantier d’habitations a accusé sa deuxième baisse d’affilée. Les annulations récentes de projets de construction réduiront l’offre dans plusieurs années, surtout dans le segment des copropriétés.

Cette divergence entre la situation à court et à long terme appelle à la prudence. Comme la construction prend plusieurs années, il faut éviter d’interpréter le marché détendu d’aujourd’hui comme étant le signe qu’il faut ralentir la construction.

La viabilité financière des projets de construction résidentielle est de plus en plus menacée

Les mises en chantier ont encore une fois chuté en 2025, en raison de l’affaiblissement de l’activité du côté des appartements. Le nombre absolu de mises en chantier de logements locatifs, tout comme leur part de la construction résidentielle, ont diminué. C’est contraire à la tendance qui est observée dans la plupart des grands centres. Les promoteurs se sont heurtés à la hausse des coûts de construction, y compris des coûts de la main-d’œuvre et des matériaux et des dépenses liées à la réglementation. En outre, la croissance des loyers a ralenti, les taux d’inoccupation ont monté et le temps nécessaire pour louer les logements s’est accru. Ces facteurs ont réduit les attentes en matière de revenus, tout en augmentant les seuils de viabilité pour les nouveaux ensembles de logements locatifs.

La construction d’appartements en copropriété a subi des pressions semblables. Les ventes sur plan sont demeurées faibles, car l’intérêt des investisseurs et des acheteurs a diminué pour les unités neuves, généralement plus chères que les logements existants. Pour préserver la viabilité financière des ensembles résidentiels, de nombreux promoteurs se sont éloignés du centre-ville à la recherche de terrains plus abordables.

La construction de logements du chaînon manquant s’est accrue

Malgré la baisse généralisée des mises en chantier d'habitations, la construction de logements du chaînon manquant a pris de la vigueur. Celle de logements avec entrée privée a augmenté par rapport à 2024, grâce à la forte croissance de la production de maisons jumelées à Burnaby. Dans ce secteur, l’autorisation en 2024 de l’ajout de logements sur ruelle et de logements accessoires par les propriétaires de maisons jumelées a contribué à cette hausse. Ces unités ont aidé à diversifier le parc de logements de faible hauteur dans la région.

Figure 1 : Distance moyenne (km) entre les appartements mis en chantier et le centre-ville, RMR de Vancouver
La hausse des prix des terrains a poussé les promoteurs à mettre en chantier des copropriétés de plus en plus loin du centre-ville

Source : SCHL

Remarque : Distance entre les secteurs de recensement où les appartements ont été mis en chantier et le secteur de recensement où se trouve l’intersection des rues West Georgia et Burrard.

Comparaison de la distance dans le cas des appartements locatifs et des copropriétés, selon l’année (2014 à 2025)
Année Appartements locatifs Appartements en copropriété
2014 13,26 15,01
2015 16,32 14,05
2016 11,15 9,28
2017 14,97 14,11
2018 12,43 12,77
2019 13,31 13,77
2020 14,91 15,79
2021 14,90 15,23
2022 15,98 13,89
2023 12,61 18,86
2024 11,71 19,14
2025 14,26 20,59

Sélectionnez une région

Faits saillants

  • Les mises en chantier d’habitations au Canada ont augmenté de 6 % en 2025. Cette hausse s’explique par une activité record dans le segment locatif et par la croissance de la production de logements du chaînon manquant. Les délais de construction se sont améliorés également. Le nombre élevé d’achèvements a beaucoup fait croître l’offre de logements, surtout à Vancouver, Calgary et Edmonton.
  • D’importantes vulnérabilités se cachent derrière ces progrès. En effet, les ventes sur plan de copropriétés se sont effondrées, les stocks invendus ont bondi et les conditions financières se sont resserrées. Ces pressions menacent l’offre future de logements pour propriétaires-occupants, en particulier à Toronto et à Vancouver.
  • Le ralentissement de la croissance démographique, la prudence des acheteurs et les coûts de construction élevés ont influencé les décisions liées à l’offre. Ces facteurs ont incité les promoteurs à privilégier les petits immeubles d’appartements, au détriment des logements avec entrée privée de taille convenant aux familles.
  • Selon les perspectives actuelles, les déséquilibres de l’offre à court terme devraient s’atténuer à mesure que le marché absorbera l'offre de nouveaux logements. Par le fait même, l’abordabilité à long terme devrait s’améliorer.

Les mises en chantier d’habitations au Canada ont enregistré des gains importants en 2025. La construction record de logements locatifs et la production accrue de logements du chaînon manquant ont contribué à renforcer l’offre. L’activité dans ces segments a poursuivi sur sa lancée, évoquée dans notre Rapport sur l’offre de logements de l’automne 2025.

Toutefois, la construction de logements pour propriétaires-occupants s’est affaiblie de façon générale. Des déséquilibres de courte durée ont persisté dans plusieurs marchés. L’augmentation des stocks invendus indique que l’offre actuelle pourrait ne pas correspondre aux besoins des acheteurs. Quant à l’offre future, elle risque d’être limitée par le resserrement des conditions de financement et les annulations de projets.

Le présent rapport analyse les deux facettes de la situation : les progrès réalisés au Canada pour accroître les options de logement et les efforts supplémentaires nécessaires pour assurer une offre et une abordabilité durables.

La construction résidentielle au Canada est restée robuste en 2025

En 2025, les mises en chantier d’habitations ont augmenté de 6 % par rapport à l’année précédente, pour s’établir à 259 000. L’activité a dépassé la moyenne sur 10 ans dans presque tous les marchés. La principale exception est Toronto, où les mises en chantier sont descendues bien en deçà de la moyenne historique. Elles ont même touché le niveau par habitant le plus bas parmi les 7 grandes régions métropolitaines de recensement (RMR).

Figure 1 : Forte activité dans la construction d’appartements, sauf à Toronto
Mises en chantier d’appartements (en copropriété et destinés à la location)

Source : SCHL

Comparaison des données de 2025 et de la moyenne sur 10 ans (2016 à 2025) selon la RMR
Ville 2025 Moyenne sur 10 ans (2016-2025)
Vancouver 21 844 20 108
Calgary 14 821 7 044
Edmonton 10 151 4 887
Montréal 25 223 19 979
Ottawa 7 299 3 957
Toronto 18 986 26 856
Halifax 5 643 2 708

Figure 2 : Construction de logements avec entrée privée : l’Alberta en tête, l’Ontario à la traîne
Mises en chantier de logements avec entrée privée (maisons individuelles, jumelées et en rangée)

Source : SCHL

Comparaison des données de 2025 et de la moyenne sur 10 ans (2016 à 2025) selon la RMR
Ville 2025 Moyenne sur 10 ans (2016-2025)
Vancouver 5 341 6 749
Calgary 12 777 8 633
Edmonton 11 186 8 491
Montréal 2 554 3 723
Ottawa 3 565 4 772
Toronto 7 101 11 760
Halifax 1 357 1 131

Principales tendances en 2025 : 

  • Les mises en chantier de logements locatifs ont été le moteur de la croissance de l’offre, si bien que la construction d’appartements a prédominé dans les grands marchés. Les mises en chantier de logements locatifs ont enregistré des records à Calgary, Edmonton, Ottawa, Halifax et Montréal. Elles ont atteint leur deuxième niveau en importance à Toronto.
  • La construction de logements avec entrée privée a faibli dans plusieurs grands marchés, surtout à Ottawa et à Toronto.

Ces tendances de la construction montrent où les progrès ont été les plus importants dans les efforts pour accroître l’offre de logements.

Le système de logement a été efficace du côté de l’offre de logements locatifs et de logements du chaînon manquant, des achèvements et des délais de construction

En 2025, les mises en chantier de logements locatifs ont été le moteur de la croissance de l’offre. Le nombre de logements locatifs en construction était plus de deux fois supérieur à la moyenne sur 10 ans. L’augmentation de l’offre dans ce segment s’est traduite par une forte hausse des taux d’inoccupation et par un ralentissement général de la croissance des loyers. Selon notre rapport Perspectives du marché de l’habitation de 2026, un nouvel assouplissement du marché locatif est prévu au cours des 3 prochaines années, avec l’achèvement et l’écoulement de ces unités neuves.

La construction de logements locatifs a été vigoureuse partout au Canada. La majorité des grandes RMR ont enregistré un volume élevé de mises en chantier de ce type de logement. L’activité dans ce segment a d’ailleurs atteint des sommets records à Calgary, Edmonton, Ottawa, Halifax et Montréal. À Toronto, elle a touché son deuxième niveau en importance. Même à Vancouver, les mises en chantier de logements locatifs sont restées robustes selon les normes historiques, même si elles ont légèrement diminué. Grâce au bond des mises en chantier de logements locatifs, le nombre d’appartements en construction est demeuré élevé dans la plupart des grands centres.

Par ailleurs, les logements du chaînon manquant ont continué de gagner du terrain en 2025. Ce type de logement est important, car il permet d’ajouter rapidement des habitations relativement abordables dans les quartiers existants. Les logements du chaînon manquant offrent aussi plus d’options aux familles lorsque les maisons individuelles sont trop chères et que les unités des tours d’habitation sont trop petites. Ils englobent les logements accessoires, les multiplex, les maisons en rangée, les maisons en rangée superposées et les appartements situés dans des immeubles de faible hauteur.

En 2025, les mises en chantier de logements du chaînon manquant ont augmenté d’environ 10 % dans les 7 principales RMR. Depuis 2018, elles progressent de façon constante dans la plupart des grandes villes, à l’exception de Vancouver. Cette tendance indique un virage graduel vers une construction accrue de logements du chaînon manquant.

Calgary et Edmonton se sont démarquées au chapitre de la construction de logements du chaînon manquant en 2025. Environ 60 % des logements mis en chantier dans ces deux villes étaient de ce type, principalement des maisons en rangée. Toronto suivait, avec environ 50 %. Les conversions sont à l’origine de plus de la moitié des nouveaux logements du chaînon manquant dans cette RMR. Elles sont une source importante de logements aménagés rapidement et à moindre coût grâce à la réaffectation d’immeubles existants. Enfin, la construction de duplex et de triplex continue de former l’essentiel de l’offre de logements avec entrée privée à Montréal. 

Figure 3 : Les RMR de l’Alberta en tête du classement pour les mises en chantier de logements du chaînon manquant
Part des logements du chaînon manquant parmi le total des logements mis en chantier selon la RMR, 2025

Source : SCHL

Part des mises en chantier de logements du chaînon manquant et des conversions selon la RMR
Ville Part des logements du chaînon manquant (%) Part des conversions (%)
Vancouver 18,3 2,0
Calgary 49,6 14,1
Edmonton 53,0 6,6
Montréal 28,3 5,6
Ottawa 39,4 10,4
Toronto 19,6 26,9
Halifax 15,9 6,1

Les délais de construction se sont également améliorés en 2025. Malgré le grand nombre d’appartements en chantier, les délais de construction moyens ont légèrement diminué dans plusieurs marchés. Cette amélioration s’explique par la réduction de la taille des ensembles résidentiels. Elle est aussi attribuable à des gains d’efficacité, au ralentissement de la croissance des coûts et au relâchement des pressions liées à la main-d’œuvre. Calgary, Ottawa et Edmonton ont enregistré les plus fortes diminutions du temps nécessaire à la construction. C’est à Calgary et à Edmonton que les délais de construction des appartements ont été les plus courts en termes absolus.

L’amélioration des délais de construction s’est accompagnée de niveaux d’achèvements élevés, reflet des nombreux logements mis en chantier ces dernières années. Vancouver a atteint un nouveau record d’achèvements, principalement grâce aux appartements. Calgary et Edmonton ont aussi enregistré des niveaux records. Dans ces deux RMR, beaucoup de logements avec entrée privée ont été achevés, et l’activité a été stable du côté des appartements. Les achèvements à Montréal ont connu un faible recul mais sont globalement demeurés près de la moyenne à long terme. Ottawa, Toronto et Halifax ont accusé un léger ralentissement tant du côté des logements avec entrée privée que de celui des appartements. Malgré cette diminution, les achèvements y sont restés à des niveaux historiquement élevés.

La construction de logements est essentielle pour accroître l’offre globale et, ultimement, améliorer l’abordabilité. Les logements neufs, nouvellement achevés, tendent à attirer les ménages à revenu élevé. Quand ils y emménagent, ces derniers libèrent des logements moins récents pour d’autres ménages. Nos recherches montrent que cette réaction en chaîne, appelée filtrage, est un mécanisme important. C’est lui qui fait qu’à long terme, l’augmentation de l’offre améliore l’abordabilité dans tout le secteur de l’habitation et pour toutes les tranches de revenu.

Malgré les gains réalisés en 2025, le système du logement au Canada continue de subir des pressions qui menacent l’offre future et l’abordabilité à long terme.

L’offre de logements est insuffisante dans certains segments du marché

Les mises en chantier de copropriétés ont chuté partout au pays. Leur diminution s’explique par l’effondrement des ventes sur plan, le retrait des investisseurs et le niveau toujours élevé des coûts. Ces conditions font qu’il a été difficile pour les promoteurs d’atteindre les seuils de ventes sur plan nécessaires au financement. Elles mettent ainsi en péril l’offre future de copropriétés, surtout à Toronto et à Vancouver.

Le ralentissement des mises en chantier de copropriétés coïncide avec une hausse des stocks de copropriétés achevées et non écoulées. Ces derniers ont connu des taux de croissance à deux chiffres dans les grandes RMR, sauf à Montréal. Vancouver a enregistré les stocks les plus élevés de copropriétés neuves. Edmonton avait quant à elle les stocks les plus volumineux de logements avec entrée privée. À Toronto, les stocks de copropriétés et de maisons en rangée invendues ont fortement augmenté.

Lorsque les logements achevés ne se vendent pas, les prêteurs resserrent les conditions d’octroi du crédit. Les promoteurs immobiliers retardent ou annulent alors des projets, puisque beaucoup comptaient sur l’atteinte de seuils élevés de ventes sur plan pour obtenir du financement. Cette situation fera ralentir la croissance future de l’offre de logements.

Figure 4 : Les stocks de logements invendus à l’achèvement atteignent des sommets inégalés
Logements invendus à l’achèvement, total combiné des 7 principales RMR

Source : SCHL

Nombre de mises en chantier selon le type de logement et l’année (2000 à 2025)
Année Maisons individuelles Maisons jumelées et maisons en rangée Appartements en copropriété
2000 2 675 1 775 2 968
2001 2 308 1 332 1 497
2002 2 305 1 328 1 408
2003 3 016 1 181 1 809
2004 3 315 1 528 3 435
2005 2 561 1 201 3 249
2006 2 745 1 106 4 534
2007 3 148 1 165 2 918
2008 4 151 1 715 3 147
2009 2 340 1 462 4 101
2010 2 395 1 464 5 491
2011 2 460 1 868 5 320
2012 2 698 1 989 5 767
2013 2 966 1 901 5 892
2014 2 652 1 816 5 837
2015 2 670 1 834 6 436
2016 2 562 1 943 5 481
2017 2 968 2 016 4 700
2018 3 582 2 579 3 858
2019 3 699 3 148 4 424
2020 2 458 2 436 3 134
2021 1 953 1 358 2 783
2022 2 337 1 348 1 349
2023 3 190 1 884 2 036
2024 2 914 2 258 5 019
2025 3 590 3 783 6 134

C’est dans les villes où les besoins sont les plus grands que la construction est la moins rapide. En effet, Vancouver et Toronto continuent d’enregistrer les plus longs délais de construction d’appartements, en raison de la complexité des projets et des coûts élevés.

Enfin, l’offre est faible dans la catégorie des logements pour propriétaires-occupants de taille convenant aux familles. Les mises en chantier de logements avec entrée privée sont demeurées bien en deçà des moyennes historiques à Toronto, Montréal, Vancouver et Ottawa. À Toronto comme à Vancouver, une grande partie des logements mis en chantier sont de petits appartements – y compris des micro-copropriétés – qui ne répondent pas aux besoins des grandes familles.

Pour comprendre ces lacunes, nous devons examiner le contexte économique et démographique en 2025.

L’offre de logements est influencée par la demande, les tendances démographiques et les coûts

En 2025, les mises en chantier, les achèvements et les inscriptions ont été freinés par plusieurs facteurs : faible demande, ralentissement de la croissance démographique et pressions persistantes sur les coûts. L’affaiblissement du marché du travail, l’incertitude économique et les rapports prix-revenu élevés ont incité de nombreux acheteurs potentiels à rester prudents. Leur intérêt s’est accru pour les types de logements les plus abordables, là où de tels logements étaient disponibles. La hausse des inscriptions de logements existants a intensifié la concurrence que le marché de la revente livre au marché du neuf. Il en a résulté une pression à la baisse sur les prix des logements neufs au moment de leur mise en marché et un ralentissement de l’écoulement.

La diminution du taux de croissance démographique a renforcé les tendances observées et s’est fait sentir dans les grandes RMR. La croissance de la population est même devenue négative à Toronto et à Vancouver à cause de la baisse de l’immigration. Cette situation a réduit l’intérêt de certains investisseurs. En effet, la détente des marchés locatifs et l'affaiblissement de la croissance des prix attendu à court terme ont rendu les copropriétés neuves moins attrayantes. Les promoteurs continueront de s’adapter en modifiant le calendrier et l’envergure de leurs projets, ainsi que la composition des logements, en fonction du repli de la croissance démographique.

Les coûts de construction sont demeurés élevés, bien que leur progression ait généralement ralenti par rapport à 2024. Montréal a connu la hausse la plus marquée, et les coûts ont aussi augmenté à Ottawa. À Calgary et à Edmonton, la croissance des coûts a diminué tout en restant supérieure à l’inflation. Toronto a pour sa part enregistré la plus faible augmentation. Les coûts de construction élevés continuent de limiter l’expansion de l’offre de logements.

Regard vers l’avenir

Des déséquilibres de l’offre à court terme sont apparus dans certains marchés. À Vancouver et à Toronto, le nombre de copropriétés achevées et non écoulées a augmenté. À Edmonton et à Calgary, ce sont les stocks de logements avec entrée privée qui ont été quelque peu excédentaires. Ces conditions ne sont pas inédites. Elles incitent souvent les promoteurs à rajuster leurs prix, à revoir les types de logements qu'ils offrent, ou encore à garder hors marché ou à louer temporairement des unités jusqu’à ce que la demande se renforce. L’offre de logements à venir se trouve menacée, car des promoteurs reportent ou annulent des projets.

Par ailleurs, les régions où la construction de logements locatifs a atteint des records ne sont pas toujours celles où les taux d’inoccupation étaient les plus bas. Cela montre que l’offre ne correspond peut-être pas toujours aux besoins locaux à court terme.

De 2026 à 2028, les mises en chantier d’habitations devraient diminuer à l’échelle nationale. Les promoteurs devront composer avec des coûts élevés, un ralentissement de la demande et des stocks importants. La baisse de la demande s’expliquera en partie par les ménages qui n’ont pas pu se former parce qu'ils n’ont pas trouvé de logement abordable de taille convenable. Ces futurs ménages créent une demande refoulée qui se manifestera lorsque les conditions s’amélioreront. Les déséquilibres de l’offre observés en 2025 devraient s’atténuer à mesure que le marché absorbera l’offre de nouveaux logements. Ces logements finiront par contribuer à améliorer l’abordabilité, car avec le temps, ils deviennent relativement moins chers.

L’année 2025 a été marquée par une hausse appréciable de l’offre de logements neufs. La construction de logements locatifs et de logements du chaînon manquant a augmenté. En outre, la croissance des coûts de construction a quelque peu ralenti, ce qui a permis d’améliorer les délais d’achèvement. Toutefois, des problèmes structurels persistent. La construction au Canada demeure concentrée dans le segment des appartements et elle continue de coûter cher. Ainsi, la croissance de l’offre est limitée dans la catégorie des logements pour propriétaires-occupants assez grands pour les familles. Dans ce segment, il continue donc d’y avoir une pénurie structurelle de l’offre, et l’abordabilité demeure sous pression, en particulier dans les centres où les coûts sont élevés.

Explorez la méthodologie et les données du Relevé des mises en chantier et des achèvements de la SCHL.

Voir les éditions précédentes du Rapport sur l'offre de logements.

Faits saillants

  • Les mises en chantier ont atteint un autre record, grâce à leur forte croissance dans les segments des logements locatifs et des logements pour propriétaires-occupants. Leur hausse a été soutenue par les incitatifs gouvernementaux, les changements de zonage et l’abordabilité relative des logements dans la région métropolitaine de recensement (RMR) d’Edmonton.
  • La construction de logements du chaînon manquant a continué d’augmenter, grâce au virage vers les ensembles résidentiels permettant une plus grande densité dans la région d’Edmonton. Ce changement est favorisé par la modification du zonage, les stratégies de revitalisation et les multiples possibilités de construction de logements intercalaires.
  • Les achèvements et les inscriptions sur le marché de la revente ont beaucoup fait grossir l’offre de logements. Cependant, cette hausse globale masque des différences dans les conditions de marché selon les différents types de logements.

Les mises en chantier atteignent un record grâce à la construction de logements locatifs et de logements de propriétaires-occupants

En 2025, les mises en chantier d’habitations ont établi un nouveau record pour la deuxième année de suite. Elles ont été alimentées par la construction de logements collectifs généralisée à l’échelle de la RMR. Les mises en chantier d’appartements ont fortement augmenté dans les sous-marchés du Sud, du Centre, de l’Ouest et du Nord de la RMR. Cela vient du fait que les promoteurs continuent de considérer que le marché d’Edmonton est capable d’absorber l’offre future. La confiance dans la demande est demeurée ferme, soutenue par l’abordabilité relative de la région et les taux d’écoulement historiquement élevés.

L’une des particularités d’Edmonton est que les segments de la location et de la propriété ont tous les deux contribué à la hausse des mises en chantier. La construction de logements locatifs a été stimulée par les programmes fédéraux et municipaux visant à accroître l’offre. L’Affordable Housing Investment Program de la Ville d’Edmonton a soutenu les travaux de construction et de réaménagement. De plus, des changements de zonage ciblés dans les « zones de croissance prioritaires » ont permis la densification résidentielle le long des principaux corridors.

Parallèlement, les mises en chantier de copropriétés, qui ont diminué à Calgary, ont au contraire augmenté à Edmonton en 2025. L’abordabilité relative du marché de la propriété d’Edmonton a soutenu la demande chez les acheteurs. Elle a aussi fait baisser les seuils de viabilité financière et encouragé les promoteurs à entreprendre de nouveaux projets d’immeubles de copropriétés.

La construction de logements du chaînon manquant a poursuivi sa tendance à la hausse

L’activité s’est accrue aussi du côté des ensembles résidentiels de densité moyenne en 2025. La construction dans cette catégorie a représenté 60 % de toutes les mises en chantier. C’est signe que la composition de l’offre à Edmonton est en train de changer. Longtemps façonnée par la construction de maisons individuelles, la région privilégie de plus en plus des formes plus denses d’aménagement résidentiel.

Plusieurs facteurs ont favorisé la construction de logements du chaînon manquant : les initiatives favorables de changement de zonage, les efforts de revitalisation du centre-ville et l’offre abondante de terrains vacants et de terrains propices à la construction de logements intercalaires. L’activité n’avait jamais été aussi élevée du côté des immeubles de densité moyenne, tant pour la construction que pour la conversion. C’est signe que les promoteurs suivent étroitement l’orientation à long terme de la ville en matière d’utilisation des terrains.

Les achèvements et les nouvelles inscriptions ont beaucoup fait croître le nombre de logements disponibles

Les achèvements ont atteint un sommet en 2025, car les mises en chantier ont été élevées ces dernières années. Comme beaucoup de logements sont toujours en construction, les achèvements devraient demeurer nombreux à court terme. Le marché de la revente a lui aussi alimenté l’offre, car les nouvelles inscriptions ont considérablement augmenté en 2025. Leur nombre s’est accru pour la plupart des types de logements, bien que leur effet sur les stocks soient variés : les stocks de copropriétés ont dépassé les moyennes historiques, tandis que ceux de maisons individuelles et de jumelés sont restés inférieurs à leurs niveaux habituels.

Cette divergence signifie que, malgré la hausse de l’offre globale, certains sous-marchés sont demeurés plus tendus que d’autres. C’est signe aussi que les conditions générales du marché peuvent ne pas refléter la pénurie de logements de taille convenable pour certains ménages.

Figure 1 : Les mises en chantier, stimulées par le segment des appartements, ont été concentrées en 2025 dans le Sud, l’Ouest, le Nord et le centre d’Edmonton, ce qui reflète le virage vers la densification résidentielle
Mises en chantier d’habitations selon le type de logement et le secteur, RMR d’Edmonton, 2025

Source : SCHL

Mises en chantier selon la région et le type de logement
Région Maisons individuelles Maisons jumelées Maisons en rangée Appartements
Centre d'Edmonton 163 106 248 2 005
Ouest 1 384 206 458 1 696
Sud 1 695 396 1 035 3 095
Nord 680 262 469 2 004
St. Albert 369 64 120 271
Toutes les régions périphériques 2 321 476 734 1 080

Faits saillants

  • Les mises en chantier d’habitations ont atteint un nouveau sommet record. Pour la première fois, elles ont été plus élevées à Calgary qu’à Toronto. La forte demande attendue et les incitatifs politiques ont stimulé la construction de logements collectifs.
  • La construction a été alimentée par le segment locatif et les logements du chaînon manquant. En 2025, les mises en chantier de logements locatifs ont bondi grâce aux conditions de financement favorables. Quant à la construction de logements du chaînon manquant, elle a bénéficié des réformes de zonage visant à accroître la densité résidentielle.
  • La capacité de production demeure visiblement sous pression. Les mises en chantier ont dépassé les achèvements et ont fait croître le nombre déjà élevé de logements en construction. Il continue d’y avoir une pénurie de main-d’œuvre qualifiée, et la capacité de production demeure nettement insuffisante.

Les mises en chantier d’habitations ont atteint un nouveau sommet record

À Calgary, les mises en chantier d’habitations ont touché en 2025 un sommet record pour la quatrième fois de suite. Pour la première fois, elles ont été plus nombreuses à Calgary qu’à Toronto. Les attentes des promoteurs et des investisseurs sont élevées à l’égard de la demande à long terme, malgré un certain ralentissement de la croissance démographique.

Cet élan a été nettement favorisé par les incitatifs stratégiques et financiers visant à accélérer la construction de logements collectifs. Ces incitatifs ont contribué à la forte croissance de la construction d’appartements dans la région métropolitaine de recensement (RMR) de Calgary. La hausse de l’activité a été particulièrement marquée dans le Nord-Ouest, le Sud-Est, la ceinture de la ville et le centre-ville. Dans ces secteurs, la disponibilité des terrains, les infrastructures et les principes de zonage demeurent favorables.

La construction a été alimentée par le segment locatif et les logements du chaînon manquant

Le segment locatif était le principal moteur de la croissance de l’offre de logements neufs. Il a été soutenu par des conditions de financement et des politiques favorables visant à accroître les options de logements abordables. Les mises en chantier d’appartements locatifs ont augmenté de 75 % par rapport à l’année précédente. Elles ont représenté une part accrue du nombre total d’unités mises en chantier. Cette situation contraste avec les mises en chantier d’appartements en copropriété. Ces dernières ont diminué de 11 %, car la construction de ce type de logement était moins attrayante.

La construction a été forte pour tous les types de logements locatifs. Ainsi, l’offre future sera plus diversifiée que dans d’autres centres, où la construction est plus concentrée dans certaines catégories de logements. Cette diversité viendra accroître le choix dont disposent les ménages, surtout ceux qui cherchent des logements plus grands et plus abordables.

Calgary est aussi demeurée en tête du pays pour ce qui est de la construction de logements du chaînon manquant. Les deux tiers des mises en chantier d’habitations sont dans la catégorie des ensembles résidentiels de densité moyenne. Les promoteurs ont privilégié ces types de logements, surtout dans le Sud-Est et le Nord-Ouest. Ils ont été encouragés par plusieurs facteurs : changement de zonage favorable, politiques de conversion, maintien de la migration interprovinciale et abondance des terrains propices à la construction.

La capacité de production commence à être sous pression

Bien que les mises en chantier soient demeurées élevées, les achèvements n’ont pas suivi le rythme en 2025. L’écart grandissant entre les deux a fait croître le nombre de logements en construction. Il montre que les limites de la capacité de production ont commencé à être dépassées. Les promoteurs ont de plus en plus fait état de contraintes liées à la main-d’œuvre dans la construction. Comme les mises en chantier demeurent élevées, ces pressions sont susceptibles de s’intensifier et d’allonger les délais de construction. Elles pourraient accroître les risques liés à la réalisation des projets dans l’avenir.

Figure 1 : Les mises en chantier d’appartements sont à l’origine de l’activité record de 2025 à Calgary, signe d’un virage continu vers les ensembles résidentiels à forte densité
Tendance des mises en chantier, des achèvements et des logements en construction selon le type de logement, RMR de Calgary

Source : SCHL (Relevé des mises en chantier et des achèvements)

Tendances de l’activité sur le marché de l’habitation : variation en pourcentage des mises en chantier, des logements en construction et des achèvements selon le type de logement
Type de logement Mises en chantier (%) Logements en construction (%) Achèvements (%)
Maisons individuelles -5,8 -17,0 13,3
Maisons jumelées 5,2 -7,7 22,8
Maisons en rangée 6,0 -2,3 3,2
Appartements 28,8 29,2 -10,3

Faits saillants

  • L’offre et la demande de logements varient selon que l’on regarde le portrait à court ou à long terme. À court terme, le taux élevé d’achèvements et le nombre record de nouvelles inscriptions, dans un contexte de demande refoulée, ont créé des conditions de marché détendues. À long terme, la baisse des mises en chantier et le relâchement des facteurs qui limitaient la demande laissent entrevoir un resserrement du marché.
  • Les signes d’une offre élevée et d’une demande affaiblie sont plus ou moins intenses selon les segments du marché. Le déséquilibre est plus important pour les appartements en copropriété neufs de petite taille et les grandes habitations de prix supérieur. Il l’est moins pour les logements abordables de taille convenant aux familles.
  • Les promoteurs se sont tournés vers les logements locatifs et les immeubles de petite taille. Dans la ville de Toronto, les mises en chantier de logements locatifs ont été plus nombreuses que celles d’appartements en copropriété. Globalement, l’activité a été plus forte dans la catégorie des immeubles de 3 à 5 logements que dans celles des immeubles de 100 logements et plus. C’est la première fois que cela se produit.

Offre excédentaire à court terme et risques liés à l’offre à long terme

Les perspectives à court et à long terme du marché de l’habitation de Toronto sont différentes. À court terme, les conditions semblent s’être détendues : hausse des taux d’inoccupation, ralentissement de la croissance des loyers et baisse des prix des habitations. Sur cet horizon, l’offre a augmenté et la demande a diminué. En effet, le taux élevé d’achèvements et le nombre record d’inscriptions sur le marché de la revente ont fait grossir l’offre. Quant à la demande, elle a été limitée par l’incertitude économique et le ralentissement de la croissance démographique.

Cependant, ces conditions dissimulent des risques à long terme qui vont en augmentant. En 2025, les mises en chantier d’habitations à Toronto ont encore une fois diminué et touchent maintenant leur plus bas niveau depuis 2009. Pour la première fois, elles sont inférieures à celles de Calgary, de Montréal et de Vancouver. On sait qu’il faut des années pour que les projets d’ensembles résidentiels passent de l’incubation à l’occupation. Cela signifie que le ralentissement actuel des mises en chantier annonce une pénurie de logements dans l’avenir, lorsque la demande se renforcera. Le nombre record de projets de copropriétés annulés privera le marché de milliers de logements qui auraient autrement été achevés au cours des prochaines années.

Ces facteurs combinés – l’offre excédentaire d’aujourd’hui et le resserrement futur des marchés : voilà ce qui différencie le portrait à court et à long terme de l’offre de logements à Toronto.

Les différences entre les segments de marché sont un autre facteur qui fait qu’il est difficile de concilier la situation à court et à long terme. L’offre excédentaire était plus importante pour les petits appartements neufs en copropriété que pour les logements de taille convenant aux familles. Elle l’était aussi davantage pour les habitations relativement grandes et chères que pour les logements abordables.

Les promoteurs se sont tournés vers les logements locatifs et les immeubles de petite taille

Les données sur les mises en chantier montrent un changement dans les préférences des constructeurs. Ces derniers se sont mis à privilégier les logements locatifs et les petits ensembles résidentiels. L’attrait des petits immeubles s’explique par les difficultés liées au financement et le désir des promoteurs de réduire leur exposition à l’incertitude économique. Ce type de projet nécessite un engagement financier moindre et est plus rapide à réaliser, ce qui réduit la vulnérabilité aux changements économiques. En 2025, pour la toute première fois, l’activité a été plus forte pour les ensembles de 3 à 5 logements que pour ceux de 100 logements et plus.

Les mises en chantier de logements destinés à la location ont atteint leur deuxième niveau en importance depuis 1990. C’est la première fois qu’elles dépassaient les mises en chantier d’appartements en copropriété dans la ville de Toronto. La construction de logements destinés à la location a été soutenue par plusieurs facteurs : les incitatifs pour la création de logements du chaînon manquant, les conditions de financement relativement favorables et la demande de logements locatifs à long terme.

Figure 1 : Les petits immeubles d'appartements de style multiplex constituent maintenant la moitié des immeubles d’appartements mis en chantier dans la RMR de Toronto
Part (%) des immeubles d'appartements mis en chantier selon la taille

Source : SCHL

Pourcentage d’immeubles mis en chantier selon le nombre d’unités et l’année (1988 à 2025)
Année 3 à 5 logements (%) 100 logements et plus (%)
1988 8,9 50,0
1989 12,8 53,9
1990 8,5 50,0
1991 4,6 32,2
1992 10,6 41,4
1993 0,0 36,5
1994 8,6 18,6
1995 3,1 28,1
1996 13,0 34,8
1997 3,9 25,5
1998 6,3 45,8
1999 3,5 40,0
2000 2,9 38,5
2001 10,7 42,9
2002 12,2 46,3
2003 2,4 41,5
2004 5,0 48,0
2005 1,5 40,3
2006 2,5 29,6
2007 19,0 40,0
2008 0,0 70,8
2009 4,3 41,9
2010 2,1 46,4
2011 2,7 65,2
2012 6,2 62,3
2013 7,8 45,3
2014 2,5 37,3
2015 1,9 34,0
2016 1,5 44,5
2017 2,2 27,1
2018 4,3 46,9
2019 4,0 46,0
2020 2,9 63,5
2021 5,0 46,1
2022 1,1 56,7
2023 4,0 59,9
2024 20,4 43,7
2025 53,1 28,7

Faits saillants

  • Les conditions du marché locatif semblent détendues à court terme. Le nombre d’achèvements a été élevé, après des années de fortes mises en chantier. La demande a toutefois été affaiblie par l’incertitude macroéconomique et le ralentissement de la croissance démographique. La hausse de l’offre devrait ralentir à long terme. Les mises en chantier commenceront à refléter la diminution de la viabilité des ensembles résidentiels causée par les conditions économiques actuelles.
  • Les logements locatifs ont dominé la construction et ont porté le nombre total de mises en chantier d’habitations à des niveaux quasi records. Leur construction a été soutenue par les incitatifs gouvernementaux, le développement urbain aux abords des axes de transport en commun et les projets entrepris lorsque les coûts d’emprunt étaient moins élevés.
  • L’offre à Ottawa demeure caractérisée par la prédominance des ensembles résidentiels de densité moyenne. La construction de logements du chaînon manquant et les conversions ont atteint leurs niveaux les plus élevés.

Les conditions à court terme semblent détendues, mais l’offre devrait se resserrer dans l’avenir

Les conditions du marché à Ottawa semblaient détendues en 2025. Les nombreux achèvements de logements locatifs ont fait croître l’offre d’unités neuves. Sur le marché de la revente, les inscriptions ont atteint leur plus haut niveau depuis 2020. Les achèvements ont reflété la vigueur des mises en chantier de logements locatifs des années précédentes. Les nouvelles inscriptions ont augmenté, car certains vendeurs ont voulu profiter de la récente hausse des prix des habitations. Ces facteurs ont fait croître l’offre de logements à un moment où la demande a été ralentie par l’incertitude macroéconomique. La hausse des taux d’inoccupation et le ralentissement de la croissance des loyers témoignent de ce refroidissement du marché.

En arrière-plan cependant, un changement se prépare. Le nombre élevé d’achèvements reflète les décisions de construction prises il y a plusieurs années, souvent dans des conditions de financement beaucoup plus favorables.

L’offre future de logements à Ottawa sera influencée par les mises en chantier récentes, qui commencent à diminuer. Ces dernières tendent à la baisse en raison de la hausse des coûts, du resserrement des seuils de viabilité et des difficultés économiques générales.

Au fil du temps, cette baisse du nombre de projets entrepris fera diminuer les achèvements. Ainsi, l’offre se repliera juste au moment où la demande se redressera grâce à l’amélioration de la conjoncture économique.

Le nombre quasi record de mises en chantier s’explique par la construction de logements locatifs

En 2025, les mises en chantier d’habitations ont surpassé 10 000 unités. Leur bond a été alimenté par les logements locatifs, qui ont représenté la majorité des unités dont la construction a été commencée.

Les promoteurs sont allés de l’avant avec leurs projets lorsque les taux d’intérêt étaient bas. Beaucoup ont profité des produits conçus par différents ordres de gouvernement pour soutenir la création de logements destinés à la location.

Le développement urbain aux abords des axes de transport en commun, associé à l’expansion du réseau O Train, a aussi contribué à attirer de nouveaux projets d’ensembles résidentiels. Il s’agissait surtout d’immeubles de forte densité situés le long des principaux corridors de transport en commun. La disponibilité limitée de terrains pour les maisons individuelles a renforcé le virage vers les immeubles de logements locatifs.

Même si les mises en chantier ont été élevées globalement, celles d’appartements en copropriété ont poursuivi leur baisse entamée il y a plusieurs années. Près du tiers des logements mis en chantier en 2023 étaient des copropriétés. En 2025, leur part n’était plus que d’environ 10 %. Les stocks de copropriétés ont été élevés sur le marché de la revente, et la demande s’est affaiblie. De plus, la viabilité financière des nouveaux ensembles de logements pour propriétaires-occupants a diminué. Ces facteurs, conjugués au financement favorable à la construction de logements locatifs, ont plutôt stimulé l’activité dans ce dernier segment.

La construction d’ensembles résidentiels de densité moyenne est restée à un niveau historiquement élevé

Les logements du chaînon manquant se sont démarqués dans l’offre sur le marché de l’habitation d’Ottawa en 2025. Les unités situées dans des ensembles de densité moyenne ont représenté une part accrue des logements mis en chantier, soit environ 45 %. L’activité a atteint ses plus hauts niveaux tant du côté de la construction que de la conversion. Les promoteurs à Ottawa continuent donc de se distinguer en tant que grands producteurs de ce type de logement.

Les récentes mesures municipales visant à promouvoir la densification et à accroître le parc de logements abordables destinés aux familles ont stimulé davantage l’activité. L’offre de ce type de logement a toujours été forte dans la ville. Cependant, les orientations politiques et les problèmes d’abordabilité ont fait augmenter encore davantage la construction de logements du chaînon manquant.

Figure 1 : Le nombre d’appartements locatifs en construction a atteint un nouveau sommet en 2025
Appartements en construction

Source : SCHL (logements en construction)

Nombre d’appartements locatifs et d’appartements en copropriété en construction (janvier 1990 à décembre 2025)
Date Appartements locatifs Appartements en copropriété
janv-90 711 629
févr-90 543 682
mars-90 597 442
avr-90 734 442
mai-90 818 780
juin-90 748 780
juil-90 640 762
août-90 670 762
sept-90 480 762
oct-90 280 692
nov-90 274 692
déc-90 315 654
janv-91 372 654
févr-91 372 624
mars-91 372 194
avr-91 531 0
mai-91 492 0
juin-91 585 106
juil-91 777 106
août-91 1 012 106
sept-91 1 135 106
oct-91 1 017 126
nov-91 1 174 30
déc-91 1 363 30
janv-92 1 378 0
févr-92 1 659 28
mars-92 1 677 28
avr-92 1 720 136
mai-92 1 762 136
juin-92 1 650 133
juil-92 1 338 133
août-92 936 257
sept-92 952 257
oct-92 893 198
nov-92 1 157 198
déc-92 792 140
janv-93 333 113
févr-93 333 113
mars-93 416 113
avr-93 421 149
mai-93 476 149
juin-93 402 103
juil-93 464 79
août-93 413 79
sept-93 499 79
oct-93 524 111
nov-93 534 125
déc-93 648 217
janv-94 652 217
févr-94 565 217
mars-94 482 217
avr-94 482 217
mai-94 482 241
juin-94 424 201
juil-94 252 151
août-94 252 151
sept-94 262 139
oct-94 241 146
nov-94 19 198
déc-94 20 186
janv-95 16 173
févr-95 16 153
mars-95 4 146
avr-95 45 250
mai-95 47 254
juin-95 56 274
juil-95 50 237
août-95 41 231
sept-95 207 205
oct-95 207 195
nov-95 166 125
déc-95 166 44
janv-96 166 44
févr-96 166 54
mars-96 166 36
avr-96 166 46
mai-96 178 36
juin-96 178 36
juil-96 178 22
août-96 216 18
sept-96 156 68
oct-96 52 54
nov-96 42 68
déc-96 34 104
janv-97 32 123
févr-97 28 116
mars-97 28 70
avr-97 18 50
mai-97 18 61
juin-97 20 65
juil-97 20 105
août-97 26 90
sept-97 10 52
oct-97 10 48
nov-97 10 48
déc-97 10 40
janv-98 10 26
févr-98 6 26
mars-98 6 26
avr-98 6 26
mai-98 3 5
juin-98 3 13
juil-98 3 17
août-98 8 25
sept-98 3 25
oct-98 3 20
nov-98 88 12
déc-98 88 12
janv-99 88 78
févr-99 88 66
mars-99 88 78
avr-99 85 111
mai-99 85 123
juin-99 85 123
juil-99 85 139
août-99 85 82
sept-99 85 55
oct-99 85 55
nov-99 0 67
déc-99 0 50
janv-00 0 46
févr-00 0 12
mars-00 312 20
avr-00 315 8
mai-00 315 16
juin-00 320 16
juil-00 328 14
août-00 328 14
sept-00 334 18
oct-00 509 30
nov-00 502 47
déc-00 502 47
janv-01 496 47
févr-01 663 76
mars-01 669 96
avr-01 356 157
mai-01 356 177
juin-01 368 215
juil-01 362 234
août-01 387 259
sept-01 334 238
oct-01 341 226
nov-01 166 243
déc-01 159 243
janv-02 279 196
févr-02 273 220
mars-02 635 228
avr-02 635 307
mai-02 756 645
juin-02 781 621
juil-02 649 615
août-02 616 532
sept-02 616 509
oct-02 779 506
nov-02 779 483
déc-02 677 719
janv-03 677 719
févr-03 715 728
mars-03 731 860
avr-03 731 1 025
mai-03 731 1 025
juin-03 676 1 065
juil-03 679 1 065
août-03 813 1 065
sept-03 690 1 065
oct-03 678 1 177
nov-03 693 1 177
déc-03 594 1 084
janv-04 594 1 114
févr-04 476 1 143
mars-04 491 1 155
avr-04 473 1 338
mai-04 548 1 336
juin-04 536 1 197
juil-04 270 1 244
août-04 274 1 198
sept-04 262 1 225
oct-04 258 1 362
nov-04 249 1 318
déc-04 307 1 302
janv-05 289 1 422
févr-05 289 1 300
mars-05 289 1 232
avr-05 314 1 287
mai-05 314 1 286
juin-05 312 1 238
juil-05 252 1 238
août-05 118 1 160
sept-05 118 1 102
oct-05 118 1 143
nov-05 98 1 081
déc-05 92 1 081
janv-06 86 1 048
févr-06 86 1 106
mars-06 92 1 176
avr-06 86 970
mai-06 41 954
juin-06 38 1 016
juil-06 38 1 341
août-06 54 1 521
sept-06 18 1 467
oct-06 18 1 449
nov-06 19 1 492
déc-06 23 1 630
janv-07 23 1 759
févr-07 53 1 734
mars-07 59 1 734
avr-07 59 1 721
mai-07 176 1 730
juin-07 156 1 486
juil-07 153 1 214
août-07 117 1 460
sept-07 117 1 462
oct-07 147 1 562
nov-07 162 1 600
déc-07 162 1 534
janv-08 210 1 743
févr-08 210 1 767
mars-08 180 1 673
avr-08 313 1 829
mai-08 313 1 890
juin-08 313 1 881
juil-08 265 1 546
août-08 271 1 622
sept-08 271 1 746
oct-08 154 2 047
nov-08 159 2 108
déc-08 159 1 980
janv-09 159 2 155
févr-09 159 2 050
mars-09 159 2 063
avr-09 159 1 992
mai-09 162 1 949
juin-09 170 1 852
juil-09 215 1 743
août-09 215 1 691
sept-09 215 1 705
oct-09 78 1 812
nov-09 86 1 746
déc-09 193 1 914
janv-10 185 1 557
févr-10 185 1 506
mars-10 203 1 575
avr-10 203 1 635
mai-10 196 1 691
juin-10 196 1 693
juil-10 193 1 950
août-10 237 2 165
sept-10 251 2 032
oct-10 251 1 807
nov-10 397 2 084
déc-10 356 2 084
janv-11 356 1 877
févr-11 303 1 858
mars-11 303 2 043
avr-11 309 2 047
mai-11 309 2 026
juin-11 290 1 988
juil-11 360 1 619
août-11 360 1 644
sept-11 313 1 736
oct-11 313 2 063
nov-11 319 2 051
déc-11 316 1 988
janv-12 198 1 696
févr-12 198 1 650
mars-12 206 1 739
avr-12 237 1 858
mai-12 301 3 055
juin-12 299 3 330
juil-12 228 3 278
août-12 222 3 159
sept-12 412 3 133
oct-12 376 3 063
nov-12 413 3 103
déc-12 414 2 776
janv-13 417 3 050
févr-13 417 2 915
mars-13 417 3 143
avr-13 383 3 383
mai-13 457 3 070
juin-13 457 3 192
juil-13 584 3 462
août-13 773 3 523
sept-13 779 3 810
oct-13 786 3 728
nov-13 798 3 633
déc-13 806 3 637
janv-14 684 3 435
févr-14 663 3 169
mars-14 701 3 205
avr-14 709 3 117
mai-14 656 3 506
juin-14 663 3 637
juil-14 513 3 573
août-14 386 3 557
sept-14 367 3 110
oct-14 440 3 153
nov-14 701 3 022
déc-14 713 2 643
janv-15 697 2 246
févr-15 689 2 241
mars-15 688 2 057
avr-15 677 2 207
mai-15 676 2 146
juin-15 577 2 263
juil-15 591 2 331
août-15 579 2 065
sept-15 707 1 828
oct-15 849 1 776
nov-15 1 073 1 625
déc-15 796 1 488
janv-16 825 1 307
févr-16 828 1 291
mars-16 855 1 279
avr-16 864 1 175
mai-16 845 1 264
juin-16 815 1 246
juil-16 836 1 294
août-16 859 1 298
sept-16 981 1 277
oct-16 788 1 360
nov-16 795 1 357
déc-16 912 1 386
janv-17 923 1 700
févr-17 990 1 945
mars-17 1 033 1 969
avr-17 1 117 1 953
mai-17 1 309 1 937
juin-17 1 184 1 963
juil-17 1 571 1 888
août-17 1 526 1 837
sept-17 1 531 1 985
oct-17 1 513 1 973
nov-17 1 588 2 150
déc-17 1 870 2 126
janv-18 2 027 1 946
févr-18 1 671 1 924
mars-18 1 670 1 893
avr-18 1 806 1 911
mai-18 1 788 1 917
juin-18 1 906 1 862
juil-18 1 926 1 830
août-18 1 957 2 079
sept-18 1 756 1 722
oct-18 2 630 1 732
nov-18 2 545 1 851
déc-18 2 721 1 955
janv-19 2 720 1 955
févr-19 2 748 2 234
mars-19 2 752 2 306
avr-19 2 647 2 326
mai-19 2 629 2 433
juin-19 2 441 2 598
juil-19 2 547 2 514
août-19 2 366 2 556
sept-19 2 956 2 556
oct-19 3 038 2 562
nov-19 3 080 2 730
déc-19 3 005 2 612
janv-20 2 991 2 689
févr-20 2 760 2 821
mars-20 2 744 2 909
avr-20 2 658 3 123
mai-20 2 767 3 140
juin-20 2 301 3 182
juil-20 2 286 3 254
août-20 2 440 3 871
sept-20 2 442 3 990
oct-20 2 298 4 189
nov-20 2 275 4 215
déc-20 2 402 4 441
janv-21 2 694 4 249
févr-21 2 873 4 170
mars-21 3 164 4 224
avr-21 3 580 4 193
mai-21 3 793 4 475
juin-21 3 550 4 425
juil-21 3 557 4 480
août-21 3 252 4 724
sept-21 3 169 4 499
oct-21 3 079 4 608
nov-21 3 177 5 000
déc-21 2 957 4 999
janv-22 2 804 5 018
févr-22 2 852 4 970
mars-22 2 997 5 267
avr-22 3 006 5 434
mai-22 2 897 5 404
juin-22 2 842 5 451
juil-22 3 401 5 773
août-22 3 356 5 960
sept-22 3 927 6 564
oct-22 4 051 6 842
nov-22 4 194 6 738
déc-22 4 113 6 604
janv-23 4 107 6 172
févr-23 4 096 6 063
mars-23 4 673 6 357
avr-23 4 974 6 626
mai-23 4 730 6 632
juin-23 5 103 6 029
juil-23 5 279 5 870
août-23 5 185 6 281
sept-23 5 262 6 973
oct-23 5 365 7 380
nov-23 5 560 7 352
déc-23 6 700 6 395
janv-24 6 681 6 461
févr-24 6 789 6 392
mars-24 7 086 6 087
avr-24 6 798 5 994
mai-24 6 750 6 058
juin-24 6 190 5 788
juil-24 6 671 5 550
août-24 6 433 5 379
sept-24 7 334 4 855
oct-24 7 500 4 873
nov-24 7 593 4 859
déc-24 7 177 4 434
janv-25 7 624 4 138
févr-25 8 103 4 147
mars-25 8 142 4 019
avr-25 8 562 4 582
mai-25 8 671 4 294
juin-25 9 513 3 228
juil-25 10 324 3 195
août-25 10 387 3 101
sept-25 10 343 2 910
oct-25 10 532 2 937
nov-25 10 815 2 901
déc-25 11 031 2 989

Faits saillants

  • Les conditions actuelles du marché montrent une offre élevée et une demande affaiblie. Les mises en chantier d’habitations devraient toutefois diminuer à l’avenir. Il pourrait y avoir des déséquilibres à long terme, lorsque les achèvements de logements ralentiront et que la demande se renforcera.
  • On constate un écart grandissant entre l’offre de logements locatifs et l’offre de logements pour propriétaires-occupants. Les logements locatifs dominent de plus en plus la construction résidentielle : ils représentent plus de 80 % des unités mises en chantier en 2025, un record. Quant aux mises en chantier de copropriétés, elles sont demeurées à des creux historiques.
  • Les logements du chaînon manquant constituent une grande part des mises en chantier. La construction dans ce segment a évolué différemment selon les secteurs de la région métropolitaine de recensement (RMR) de Montréal. Les conversions ont été stimulées par les coûts relativement plus faibles sur l’île de Montréal. Sur les rives Nord et Sud, la construction d’appartements dans des immeubles de faible hauteur a été alimentée par la disponibilité des terrains.

La détente du marché masque les déséquilibres potentiels du marché

Les conditions du marché à Montréal semblent détendues à court terme. Le ralentissement de la croissance démographique et l’incertitude macroéconomique ont affaibli la demande, tandis que les nombreux achèvements ont fait augmenter l’offre. Ces facteurs ont entraîné une hausse des taux d’inoccupation des logements locatifs.

Toutefois, ces conditions ne vont pas se maintenir, de sorte que des déséquilibres pourraient émerger. La plupart des achèvements sur le marché sont le résultat de projets entrepris il y a plusieurs années, lorsque la demande attendue était plus forte. Le ralentissement prévu des mises en chantier d’habitations fera diminuer les achèvements à moyen et à long terme. Or, la demande devrait augmenter à mesure que l’incertitude macroéconomique se résorbera. Ainsi, les conditions actuelles surestiment l’abondance de l’offre.

Les logements locatifs dominent de plus en plus la construction résidentielle

La construction de logements locatifs est à l’origine de la hausse du nombre total de mises en chantier d’habitations en 2025. Elle a représenté plus de 80 % de toutes les mises en chantier. Sa croissance a été la plus forte à Laval, sur la rive Nord et sur la rive Sud. Dans ces secteurs, le coût relativement bas des terrains et leur disponibilité accrue ont favorisé la viabilité des ensembles résidentiels. Ces facteurs ont été d’autant plus importants que les coûts de construction étaient en hausse dans toute la RMR de Montréal.

La construction accrue d’immeubles locatifs était en grande partie attribuable aux ensembles de logements destinés à la location qui étaient en cours de planification depuis plusieurs années. Ces ensembles ont été mis en chantier malgré le repli de la demande de logements locatifs. Leur construction a été favorisée par l’absence d’exigences de vente sur plan pour obtenir du financement. Elle a aussi été soutenue par les politiques visant à accroître les options de logements locatifs et abordables.

Quant aux mises en chantier d’appartements en copropriétés, elles sont demeurées à des creux historiques. Plusieurs facteurs ont réduit la faisabilité des projets d’immeubles de copropriétés : la faiblesse de l’activité chez les investisseurs, l’incertitude économique et l’écart de prix important entre les unités neuves et existantes. Des tendances opposées sont donc observées du côté des appartements locatifs et des appartements en copropriété. Ces tendances ont mis en évidence l’écart croissant entre les modes d’occupation des logements qui se construisent à Montréal.

Les logements du chaînon manquant prennent diverses formes dans la RMR

Les logements du chaînon manquant ont représenté le tiers des mises en chantier d’habitations dans la RMR et suivent des tendances différentes selon les secteurs. La construction d’immeubles d’appartements de faible hauteur a pris de l’expansion sur les rives Nord et Sud. Dans ces secteurs, on voit de plus en plus les quartiers se densifier légèrement grâce aux politiques favorables et à l’espace disponible. Les conversions ont été concentrées sur l’île de Montréal, où la rareté des terrains et les prix relativement élevés ont rendu les réaménagements plus attrayants.

Figure 1 : En 2025, les mises en chantier de logements locatifs ont atteint un sommet record, tandis que celles de copropriétés sont demeurées à des creux historiques
Mises en chantier selon le mode d’occupation, RMR de Montréal

Source : SCHL

Comparaison du nombre de mises en chantier de logements locatifs et de logements en copropriété selon l’année (1990 à 2025)
Année Logements locatifs Copropriétés
1990 6 400 2 719
1991 3 409 3 615
1992 2 429 3 054
1993 1 660 3 461
1994 9 46 3 560
1995 765 1 508
1996 749 1 525
1997 1 066 2 464
1998 816 2 765
1999 1 708 3 219
2000 1 676 3 539
2001 1 669 3 763
2002 3 158 5 687
2003 4 347 7 893
2004 5 954 10 053
2005 4 904 8 758
2006 4 850 8 050
2007 5 367 7 361
2008 4 344 8 280
2009 3 232 7 657
2010 2 472 10 457
2011 2 281 12 681
2012 2 272 11 881
2013 2 337 8 805
2014 3 495 10 516
2015 6 928 7 860
2016 6 704 6 764
2017 10 302 9 463
2018 11 380 8 880
2019 13 036 7 436
2020 15 711 6 789
2021 19 900 7 254
2022 14 375 6 198
2023 9 635 3 842
2024 13 813 1 869
2025 23 089 2 027

Faits saillants

  • À court terme, les conditions du marché de l’habitation semblent détendues. Les achèvements ont été nombreux et les inscriptions ont augmenté sur le marché de la revente, mais la demande s’est affaiblie. À long terme, toutefois, le nombre record de projets en cours mettra à l’épreuve la capacité de production. Ces pressions pourraient retarder les mises en chantier et ralentir les achèvements, de sorte que le marché restera tendu.
  • La construction demeure concentrée dans le segment des logements locatifs, où les conditions de financement sont favorables. La disponibilité des terrains est limitée pour la construction de maisons individuelles et de jumelés.
  • La construction de logements du chaînon manquant s’est maintenue à des sommets historiques. Elle a été soutenue par l’aménagement de logements intercalaires autour des corridors de transport en commun urbain.

Les conditions à court terme semblent détendues, mais la capacité sous pression laisse entrevoir une activité limitée

Les conditions du marché semblent s’être assouplies en 2025. L’augmentation des inscriptions et le taux élevé d’achèvements ont fait croître l’offre, tandis que la demande a ralenti. Certains propriétaires ont mis leur logement en vente pour profiter de la récente hausse des prix. En même temps, des ménages d’âge mûr ont déménagé dans un logement locatif ou une copropriété en vue de leur retraite.

Toutefois, ces conditions détendues masquent une offre qui pourrait être limitée dans l’avenir. Le nombre de logements en construction ayant atteint un sommet record, beaucoup de constructeurs fonctionnent presque au maximum de leur capacité. Selon nos renseignements sur le marché, des projets sont en retard ou sont reportés. Ils sont freinés par la pénurie de main-d’œuvre qualifiée et la concurrence dont font l’objet les métiers spécialisés.

Lorsque l’incertitude économique s’estompera et que la demande s’améliorera, ces limites de la capacité de production réduiront le nombre de projets qui pourront aller de l’avant. L’offre future dépendra de plus en plus de ce que le secteur de la construction aura la capacité – et non la volonté – de produire.

Le segment des logements locatifs fait monter la construction à un niveau record

En 2025, les mises en chantier d’habitations ont atteint un nouveau sommet, principalement grâce à la construction de logements locatifs. Plus des trois quarts des habitations mises en chantier étaient des logements locatifs. Les promoteurs ont utilisé des programmes de financement visant à accroître l’offre, après des années de forte croissance démographique et de faibles taux d’inoccupation.

La disponibilité limitée des terrains pour maisons individuelles a concentré l’activité dans la catégorie des ensembles résidentiels de plus forte densité. Elle a renforcé le virage vers les grands ensembles de logements locatifs. Cette forte construction de logements locatifs reflète à la fois un contexte politique favorable et les réalités de l’économie foncière dans la région.

La construction d’ensembles résidentiels de densité moyenne est à un niveau historiquement élevé

Même si les logements locatifs ont prédominé dans la construction, les immeubles de densité moyenne ont continué de jouer un rôle important pour l’offre future. Les mises en chantier de logements du chaînon manquant ont légèrement diminué par rapport à l’année précédente. Elles ont tout de même atteint leur deuxième niveau en importance. Cette baisse du côté de la construction a été contrebalancée par une augmentation des conversions. Ces dernières ont été soutenues par les politiques favorisant une densification légère et l’aménagement de logements intercalaires près des régions urbaines. Ailleurs, les constructeurs se sont davantage concentrés sur les ensembles de logements locatifs de grande densité.

Figure 1 : Le nombre d’appartements en construction dans la RMR de Halifax atteint un niveau record en 2025

Source : SCHL (logements en construction de 2015 à 2025)

Mises en chantier selon le type de logement (2015 à 2025)
Année Maisons individuelles Maisons jumelées Maisons en rangée Appartements
2015 335 76 136 3 016
2016 402 142 146 3 168
2017 554 104 53 3 548
2018 525 110 105 4 112
2019 638 60 149 4 454
2020 737 172 134 4 747
2021 712 128 210 5 719
2022 681 92 312 5 910
2023 595 112 314 7 648
2024 683 218 551 8 848
2025 682 214 712 12 389

Vous aimeriez avoir un regard éclairé sur l’offre de logements au Canada?

Joignez-vous à l’animatrice Joelle Hamilton et à Tania Bourassa-Ochoa, économiste en chef adjointe à la SCHL, qui analyseront le Rapport sur l’offre de logements de 2026.

Écouter maintenant

Notre économiste en chef et nos économistes en chef adjoints

Notre économiste en chef et nos économistes en chef adjoints dirigent une équipe nationale composée d’économistes, d’analystes et de chercheurs spécialisés dans le domaine du logement qui s’efforcent d’améliorer la compréhension des tendances économiques, des marchés de l’habitation et de leur incidence sur l’abordabilité.

    Inscrivez-vous pour recevoir par courriel des mises à jour régulières sur le secteur canadien de l’habitation.

    Veuillez corriger les erreurs ci-dessous :

      Un astérisque (*) indique un champ obligatoire.

      Prénom est requis
      Nom de famille est requis
      Province / Territoire est requis
      « Je représente » est requis
      Langue de correspondance est requis
      Save Icon

      Enregistrer dans Mon dossier

      Rapport sur l’offre de logements, printemps 2026

      Enregistrer
      Fermer cette fenêtre   |   Gérer Mon dossier
      Save Icon

      Enregistrer dans Mon dossier

      Rapport sur l’offre de logements, printemps 2026

      Done C’est fait!
      Fermer cette fenêtre   |   Gérer Mon dossier
      Share icon

      Partager par

      • Facebook
      • LinkedIn
      • Courrier
      • Impression
      • CopyLink

      SuccessCopyLinkVersionLien copié

      Share icon

      Partager par

      • Facebook
      • LinkedIn
      • Courrier
      • Impression
      • CopyLink

      SuccessCopyLinkVersionLien copié

      share icon

      Mail-blue Partager par courrier électronique

      Did You Know Fr?

      You can include an email signature Fr ?

      S'inscrire | Se connecter

      ×
      Google Captcha Loader
      share icon

      Mail-blue Partager par courrier électronique

      Done C’est fait!
      Close this window

      Cette page a-t-elle répondu à vos besoins?

      Merci de votre rétroaction!

      Comment pouvons-nous vous aider?

      Que pourrions-nous améliorer ?

      Veuillez sélectionner tout ce qui s'applique.
      Remarque : vous ne recevrez pas de réponse. Veuillez ne pas inclure d’informations personnelles.

      Google Captcha Loader

      Comment pouvons-nous vous aider?

      Rapporter un problème

      Veuillez décrire le problème.

      Google Captcha Loader

      Merci! Vos commentaires ont été soumis.

      Date de publication : 11 mars 2026

      Par sujet

      • Professionnels
        • Financement de projets et financement hypothécaire
        • Marché du logement, données et recherche
        • Innovation et leadership dans le secteur
        • Événements et conférenciers
      • Consommateurs
        • Acheter une maison
        • Posséder une maison
        • Louer un logement

      À propos de nous

      • L’histoire de la SCHL
      • Gestion et gouvernance
      • Nos partenaires
      • Rapports de la Société
      • Communiquez avec nous
      • Carrières

      Plus d’info

      • Mises à jour de la SCHL
      • Bibliothèque de la SCHL
      • L’Observateur du logement
      • Salle de presse
      • La SCHL et le logement accessible
      • La SCHL sur Twitter
      • La SCHL sur LinkedIn
      • La SCHL sur Facebook
      • La SCHL sur Instagram
      • La SCHL sur YouTube
      Politique sur la vie privée    |    Conditions d’utilisation    |    Transparence    |    Plan d’accessibilité    |    Rétroaction sur l'accessibilité     Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL)  ©2026 
      Canada
      loader icon