Le déficit de logements demeure stable
L’écart entre le nombre prévu et le nombre requis de logements à Vancouver est demeuré stable en 2026. D’une part, l’amélioration de l’abordabilité attribuable à l’affaiblissement du marché de la revente et aux prix sur le marché locatif a contribué à réduire l’écart. D’autre part, la croissance démographique prévue et les projections de ralentissement de la croissance de l’offre de logements ont eu l’effet contraire.
Les unités locatives deviennent la principale source de logements neufs
Le marché de l’habitation de Vancouver est de plus en plus axé sur l’aménagement de logements locatifs. Les appartements locatifs ont représenté environ 60 % des mises en chantier en 2026, contre moins de 20 % en 2016. Ces logements ont augmenté de près de 36 % par rapport à 2025.
Les promoteurs continuent de privilégier les ensembles de logements locatifs parce qu’ils comportent moins de risques que les copropriétés dans les conditions actuelles du marché. Plusieurs facteurs ont contribué à assurer la viabilité des ensembles de logements locatifs : les incitatifs municipaux, les politiques de zonage propres aux logements locatifs, l’allègement des droits d’aménagement et les programmes de financement favorables. Pendant ce temps, les ventes sur plan et le financement continuent d’être très problématiques pour les copropriétés.
Ce changement semble susceptible de se poursuivre. Les mises en chantier en attente, toujours élevées, sont concentrées sur le marché locatif, en particulier dans la ville de Vancouver. Par conséquent, les achèvements de logements locatifs devraient être nombreux pendant encore plusieurs années à Vancouver, ce qui pourrait continuer d’atténuer la pression sur le marché locatif.
La faiblesse de la construction de copropriétés menace l’offre future de logements pour propriétaires-occupants
Bien que la construction reste forte dans le segment locatif, elle continue de diminuer du côté des logements pour propriétaires-occupants. Le nombre de mises en chantier d’appartements en copropriété a été limité en 2025. Durant les six premiers mois de 2026, il a chuté de 40 % supplémentaire. Cette période représente donc le premier trimestre le plus faible pour la construction de copropriétés depuis 2011.
Le marché des copropriétés est encore restreint par la faiblesse des ventes sur plan, les coûts de construction élevés et la croissance des stocks de logements achevés et invendus. D’importantes concentrations de logements invendus sont apparues à Surrey, dans la ville de Vancouver et à Burnaby, où la croissance des stocks a été particulièrement forte. Bien que l’écart demeure stable, les problèmes d’abordabilité sont encore importants. Le rythme actuel des mises en chantier à Vancouver demeure inférieur de 5 000 à 7 000 logements à ce qui est nécessaire pour rétablir les niveaux d’abordabilité d’avant la pandémie d’ici 2036. De plus, comme Vancouver avait déjà des problèmes d’abordabilité en 2019, il reste encore beaucoup à faire pour améliorer l’abordabilité pour les ménages à faible revenu.
Cette faiblesse crée un risque pour l’abordabilité à long terme. Les copropriétés ont toujours été la principale source de logements pour propriétaires-occupants à Vancouver. Si le peu de mises en chantier de copropriétés aujourd’hui se traduit par une baisse des achèvements à l’avenir, la concurrence sera probablement accrue pour les futurs acheteurs. Ceux-ci devront en effet composer avec l’offre limitée de logements pour propriétaires-occupants. Cette situation exercerait une nouvelle pression à la hausse sur les prix, même si l’offre de logements locatifs continue de croître.
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