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Perspectives du marché de l’habitation 2026

Découvrez l’avenir du marché de l’habitation au Canada grâce aux perspectives de la construction résidentielle, de la revente et du marché locatif fondées sur les dernières tendances et données.

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Aperçu régional

  • Le marché de la revente montrera des signes de reprise, mais l’activité y demeurera inférieure aux moyennes à long terme.
  • Les mises en chantier d’habitations ralentiront encore en 2026, puis elles devraient accuser une baisse plus marquée en 2027 et 2028.
  • L’abordabilité des logements locatifs continuera de s’améliorer grâce à la persistance des taux d’inoccupation élevés et du ralentissement de la croissance des loyers.
  • La baisse des ventes sur plan limitera la construction de copropriétés au cours des 3 prochaines années.

Le marché de l’emploi de la Colombie-Britannique devrait se redresser en 2026, mais le marché de l’habitation subira des pressions démographiques

L’économie de la Colombie-Britannique devrait s’améliorer en 2026, après avoir connu une croissance limitée en 2025. Comme prévu dans notre mise à jour de l’été des Perspectives du marché de l’habitation 2025, la faiblesse du marché de l’emploi et la volatilité des échanges commerciaux ont pesé sur l’économie provinciale l’an dernier. Ces facteurs ont été les principaux freins à sa croissance l’an dernier.

En 2026, les conditions d'emploi se renforceront avec le recul du chômage et la décélération de la croissance de la population active. Leur redressement sera toutefois amoindri par le ralentissement de la progression de l'emploi dans le secteur public. Le taux de chômage resterait donc à des niveaux historiquement élevés. Après avoir ralenti en 2025, la croissance des salaires devrait reprendre à mesure que le marché de l’emploi va se resserrer.

Nous prévoyons que la volatilité du commerce international touchera moins la Colombie-Britannique que les provinces dont le secteur manufacturier est plus important. Les droits de douane sur le bois d'œuvre et le ralentissement de la construction résidentielle aux États-Unis pourraient nuire à l'industrie du bois d'œuvre résineux. Toutefois, ces impacts devraient se limiter aux marchés du Nord et de l'Intérieur de la province et épargner ceux du Lower Mainland et de la côte Sud.

Les secteurs des technologies et des services professionnels ont été les plus dynamiques en Colombie-Britannique au cours des 10 dernières années (figure 1). Nous nous attendons à ce qu’ils jouent un rôle encore plus important dans les années à venir. L’emploi et l’investissement dans ces secteurs stimuleront une partie de la demande de logements, surtout dans les grands centres urbains.

Figure 1 : L'emploi en Colombie-Britannique se concentre davantage dans les secteurs des technologies et des services professionnels
Emploi à temps plein dans certains secteurs, 2014 = 100

Sources : SCHL et Statistique Canada

Emploi à temps plein dans certains secteurs, 2014 = 100
Année Construction Services immobiliers et services de location et de location à bail Soins de santé et aide sociale Extraction minière, pêche, exploitation en carrière, et extraction de pétrole et de gaz Services professionnels, scientifiques et techniques
2014 100 100 100 100 100
2015 101,7 83,9 106,8 101,4 109,7
2016 107,2 91,5 111,4 99,2 112,7
2017 118,8 111,5 116,5 101,0 116,9
2018 121,9 109,3 122,5 94,4 125,1
2019 124,2 115,4 121,7 87,1 135,3
2020 111,3 110,7 122,2 77,9 138,2
2021 112,7 103,4 133,1 92,4 153,4
2022 116,5 104,9 143,4 89,9 164,4
2023 116,6 114,9 150,0 96,6 170,9
2024 123,5 127,6 160,0 101,8 176,7
2025 129,5 124,4 160,2 84,9 180,2

La baisse de la migration internationale vers la Colombie-Britannique observée en 2025 se poursuivra en 2026. Elle s’expliquera surtout par le ralentissement de l’arrivée de résidents non permanents. La demande de logements locatifs et la demande chez les investisseurs en seront amoindries, ce qui fera baisser les reventes. En revanche, l’abordabilité s’est améliorée à Vancouver et à Victoria au cours de la dernière année. Ce facteur réduira le nombre de personnes qui quitteront ces régions pour s’installer ailleurs en Colombie-Britannique ou dans d’autres provinces.

Le ralentissement de la demande de logements locatifs et la hausse des coûts réduiront les mises en chantier d’habitations

Après avoir été vigoureuse dans le segment des appartements en 2025, la construction résidentielle en Colombie-Britannique ralentira en 2026. Il s’agit d’un revirement par rapport à nos prévisions de l’été dernier, qui laissaient plutôt entrevoir une légère augmentation en 2026. La construction résidentielle diminuera davantage durant le reste de la période de prévision, en raison de la faiblesse de l’offre et de la demande.

La construction d’appartements a été robuste ces dernières années dans les centres urbains de la province. Sa vigueur s’explique par une demande soutenue et par divers incitatifs financiers et mesures stratégiques visant à accroître l’offre de logements locatifs. Cependant, le secteur de la construction résidentielle est aux prises avec des conditions de plus en plus difficiles. Les coûts croissants sont un obstacle majeur pour les constructeurs.

La forte baisse des ventes sur plan de copropriétés à Vancouver et à Victoria a obligé des promoteurs à mettre en suspens de nombreux projets. Selon nos prévisions, d’autres projets de copropriétés seront reportés ou annulés en 2026 et ces effets se prolongeront en 2027 et 2028.

La construction de logements locatifs commencera aussi à ralentir au deuxième semestre de 2026. Les promoteurs réagiront ainsi à la hausse des taux d'inoccupation et à la croissance réduite des loyers signalée dans notre Rapport sur le marché locatif de 2025. Les nombreux projets en cours de réalisation alimenteront les mises en chantier d’habitations en 2026. Malgré cela, nous prévoyons un ralentissement continu des propositions de projets et de la construction jusqu'en 2028. Comme pour la construction de copropriétés, les promoteurs doivent surmonter des difficultés de plus en plus grandes sur le marché locatif. Ils se butent contre le coût élevé des matériaux, les coûts réglementaires, la diminution de la croissance des loyers et le ralentissement de l’écoulement des logements.

La construction de logements avec entrée privée (maisons individuelles, jumelées et en rangée) demeurera relativement stable en 2026. Elle devrait croître légèrement en 2027 et 2028. Du côté des maisons individuelles, l’activité restera faible dans la région de Vancouver, mais la demande se maintiendra dans la province, surtout dans des régions plus abordables comme Victoria et Abbotsford. À Vancouver, la demande de logements avec entrée privée augmentera dans les ensembles résidentiels de densité plus élevée, où les prix sont plus abordables.

Les reventes devraient croître légèrement en 2026

Après avoir touché un niveau historiquement bas en 2025, les reventes augmenteront légèrement en 2026 à Vancouver et à Victoria. Leur hausse devrait toutefois rester inférieure aux moyennes historiques. Depuis notre mise à jour de l’été des Perspectives du marché de l’habitation, les reventes sont demeurées faibles. Malgré la baisse des taux hypothécaires en 2025, elles n’ont cessé de ralentir sous l’effet du marché du travail affaibli et de l’incertitude économique persistante. Le nombre élevé d'inscriptions qui se sont accumulées et la détente du marché locatif ont également contribué à ce ralentissement.

Un marché du travail plus vigoureux et le maintien des faibles taux hypothécaires soutiendront la croissance des reventes en 2026. De plus, les craintes d'une hausse des taux d'intérêt en 2027 pourraient inciter des acheteurs à devancer leur décision d’achat. L’amélioration de l’abordabilité dans les gammes de prix supérieures stimulera les reventes, mais les prix des logements d'entrée de gamme devraient rester inchangés.

À Vancouver et à Victoria, la croissance des ventes va probablement s’essouffler en 2027 et 2028. Elle sera freinée par les enjeux démographiques et les prix élevés. La détente du marché locatif réduira les acquisitions de propriétés chez les ménages investisseurs, surtout celles de copropriétés.

Les prix moyens seront soutenus par un rebond des ventes, mais leur croissance sera limitée

Les prix de revente devraient augmenter modérément en 2026. Ils seront soutenus par la hausse des ventes dans un contexte où le marché reviendra graduellement vers son point d’équilibre. Après 2026, il est attendu que la croissance des prix restera faible et que les prix moyens n’atteindront pas les sommets des dernières années. La hausse des taux hypothécaires prévue en 2027 ralentira la progression de la capacité d’emprunt (figure 2). Elle limitera ainsi la croissance des prix durant cette période et par la suite.

Figure 2 : La capacité d'emprunt limitée fera ralentir la hausse des prix sur les marchés de la Colombie-Britannique

Source : SCHL

Remarque : Capacité d’emprunt calculée à l’aide des hypothèses suivantes : taux hypothécaire fixe de 5 ans et salaire moyen d’un travailleur salarié à temps plein en Colombie-Britannique âgé de 25 à 54 ans.

La capacité d'emprunt limitée fera ralentir la hausse des prix sur les marchés de la Colombie-Britannique
Date Capacité d'emprunt ($)
31/03/2018 260 400
30/06/2018 258 057
30/09/2018 256 930
31/12/2018 252 767
31/03/2019 253 963
30/06/2019 261 930
30/09/2019 270 053
31/12/2019 275 682
31/03/2020 281 320
30/06/2020 293 610
30/09/2020 302 667
31/12/2020 309 420
31/03/2021 319 826
30/06/2021 323 923
30/09/2021 331 020
31/12/2021 324 365
31/03/2022 321 272
30/06/2022 294 129
30/09/2022 271 750
31/12/2022 268 960
31/03/2023 273 371
30/06/2023 278 442
30/09/2023 275 057
31/12/2023 268 280
31/03/2024 280 281
30/06/2024 286 913
30/09/2024 297 168
31/12/2024 306 599
31/03/2025 316 596
30/06/2025 322 292
30/09/2025 325 185
31/12/2025 328 217
31/03/2026 (P) 329 348
30/06/2026 (P) 329 863
30/09/2026 (P) 331 221
31/12/2026 (P) 329 605
31/03/2027 (P) 331 116
30/06/2027 (P) 330 464
30/09/2027 (P) 332 631
31/12/2027 (P) 332 406
31/03/2028 (P) 336 499
30/06/2028 (P) 337 983
30/09/2028 (P) 340 057
31/12/2028 (P) 339 753

Malgré le ralentissement du marché de la revente, les prix des logements sont restés relativement stables à Vancouver et à Victoria. Leur stabilité contraste avec les baisses observées à Toronto. Elle va sans doute se maintenir, sauf pour certains types de logements dans certaines régions où les prix sont élevés. La récente baisse des prix et le recul des taux hypothécaires ont facilité l’accès à la propriété. L'écart de coûts entre la propriété et la location ayant rétréci, certains locataires seront plus enclins qu’avant à devenir propriétaires dans l'année à venir (figure 3).

Les prix des logements dans les zones urbaines resteront plus élevés que dans les zones périphériques. Les efforts visant à ramener les employés au bureau stimuleront la demande dans les secteurs situés près des centres-villes. Par ailleurs, dans les zones périphériques, l'amélioration de l'abordabilité des logements fera ralentir les mouvements migratoires vers d’autres provinces. Elle soutiendra ainsi une partie de la demande.

La composition des ventes de logements est un autre facteur qui maintiendra les prix moyens. De nombreuses copropriétés seront achevées dans l'année à venir. Celles qui seront inscrites sur le marché de la revente devraient afficher des prix élevés, ce qui contribuera à alimenter les prix moyens. Toutefois, il est peu probable que la valeur réelle des logements revienne entièrement aux niveaux d’avant les baisses récentes.

Figure 3 : L’écart de coût entre la propriété et à la location d’un appartement s’est rétréci dans le Grand Vancouver ($)

Sources : SCHL, Greater Vancouver REALTORS® et Fraser Valley Real Estate Board

Remarque : Le calcul des charges de remboursement hypothécaire est fondé sur les hypothèses suivantes : mise de fonds de 20 %, amortissement sur 25 ans, taux hypothécaire fixe réduit de 5 ans en vigueur, taxes foncières et frais de copropriété.

L’écart de coût entre la propriété et à la location d’un appartement s’est rétréci dans le Grand Vancouver ($)
Date Coûts de possession mensuels, logements en copropriété de 2 chambres Loyer médian, logements de 2 chambres Loyers du troisième quartile, logements de 2 chambres
31/12/2012 1 857 1 150 1 475
31/03/2013 1 814 1 150 1 475
30/06/2013 1 856 1 150 1 475
30/09/2013 1 962 1 150 1 475
31/12/2013 1 938 1 170 1 500
31/03/2014 1 947 1 170 1 500
30/06/2014 1 936 1 170 1 500
30/09/2014 1 943 1 170 1 500
31/12/2014 1 915 1 200 1 525
31/03/2015 1 906 1 200 1 525
30/06/2015 1 959 1 200 1 525
30/09/2015 1 977 1 200 1 525
31/12/2015 1 973 1 238 1 600
31/03/2016 2 036 1 238 1 600
30/06/2016 2 074 1 238 1 600
30/09/2016 2 070 1 238 1 600
31/12/2016 2 150 1 300 1 695
31/03/2017 2 231 1 300 1 695
30/06/2017 2 349 1 300 1 695
30/09/2017 2 550 1 300 1 695
31/12/2017 2 585 1 400 1 840
31/03/2018 2 831 1 400 1 840
30/06/2018 2 870 1 400 1 840
30/09/2018 2 839 1 400 1 840
31/12/2018 2 776 1 505 1 963
31/03/2019 2 610 1 505 1 963
30/06/2019 2 566 1 505 1 963
30/09/2019 2 592 1 505 1 963
31/12/2019 2 608 1 600 2 083
31/03/2020 2 667 1 600 2 083
30/06/2020 2 527 1 600 2 083
30/09/2020 2 508 1 600 2 083
31/12/2020 2 434 1 650 2 150
31/03/2021 2 603 1 650 2 150
30/06/2021 2 679 1 650 2 150
30/09/2021 2 735 1 650 2 150
31/12/2021 2 968 1 703 2 180
31/03/2022 3 396 1 703 2 180
30/06/2022 3 656 1 703 2 180
30/09/2022 3 748 1 703 2 180
31/12/2022 3 786 1 894 2 400
31/03/2023 3 817 1 894 2 400
30/06/2023 3 936 1 894 2 400
30/09/2023 4 143 1 894 2 400
31/12/2023 4 195 2 100 2 650
31/03/2024 4 122 2 100 2 650
30/06/2024 4 134 2 100 2 650
30/09/2024 3 857 2 100 2 650
31/12/2024 3 819 2 200 2 750
31/03/2025 3 746 2 200 2 750
30/06/2025 3 772 2 200 2 750
30/09/2025 3 722 2 200 2 750
31/12/2025 3 590 2 300 2 825

Les taux d’inoccupation des logements locatifs resteront élevés en 2026

Le taux d’inoccupation a fortement augmenté en 2025 dans la plupart des centres de la province. Il a atteint ses plus hauts niveaux en plus de 30 ans à Vancouver. Selon nos prévisions, les taux d’inoccupation demeureront élevés jusqu’en 2028. Les récents changements apportés à la politique d’immigration ont réduit la demande sur le marché locatif de la province. De nombreux logements locatifs seront aussi achevés au cours des prochaines années.

Nous prévoyons un ralentissement persistant de la migration internationale dans les prochaines années, au moins jusqu’en 2028. Les migrants sont la principale source de demande de logements locatifs dans les grands centres urbains. Il est donc probable que l’écoulement des stocks d’unités neuves sur le marché locatif restera inférieur aux niveaux précédents. Le chômage chez les jeunes sera aussi un facteur important, car les taux de chômage élevés freinent l’accès des jeunes au marché locatif. Beaucoup d’entre eux doivent donc opter pour la colocation ou rester chez leurs parents. Lorsque l'économie se redressera, la formation retardée des ménages pourrait accroître la demande de logements locatifs.

Les taux d'inoccupation élevés continueront de peser sur la progression du loyer moyen. En 2025, la croissance du loyer moyen a touché son plus bas niveau en plus de 10 ans, si l’on exclut la pandémie. La hausse des loyers pour les logements avec roulement de locataires devrait encore ralentir, alors qu’elle sera probablement presque nulle du côté des logements sans roulement de locataires. Cependant, les nombreux logements de prix élevés récemment achevés qui devraient s’ajouter sur le marché locatif feront augmenter le loyer moyen.

L’abordabilité continuera de s’améliorer sur le marché locatif, puisque la croissance des loyers stagnera et l’offre augmentera.

Risques liés aux prévisions

En Colombie-Britannique, un ralentissement prolongé des prix et des volumes de revente est probable si le marché du travail ne s'améliore pas nettement dans la prochaine année. Dans ce scénario, les prix pourraient rester stables ou diminuer pour s’adapter à la baisse de la demande. Une hausse des taux hypothécaires plus importante et plus précoce que prévu nuirait aussi aux reventes dans la province.

Le contexte du commerce transfrontalier et international ajoute un risque aux prévisions. De nouvelles sanctions commerciales visant des produits d’exportation de la Colombie Britannique – comme le bois d’œuvre ou l’énergie – mineraient les économies locales. De même, d’éventuels changements à la politique intérieure américaine pourraient influencer les comportements d’achat. Ils pourraient aussi influer sur la demande de logements locatifs chez les personnes ayant la double nationalité et les travailleurs transfrontaliers.

En revanche, si les tendances de migration internationale se renversent et que les flux migratoires reviennent à leurs niveaux historiques, la demande de logements augmentera. Cet effet se ferait surtout sentir sur le marché locatif, où une demande accrue ferait baisser les taux d'inoccupation et accélérerait la hausse des loyers.

Vancouver

Points clés

  • Les reventes se redresseront un peu à mesure que le marché tendra vers des conditions plus équilibrées.
  • Les prix des logements se stabiliseront en 2026, mais ils pourraient connaître une légère hausse. Il est toutefois peu probable qu’ils augmentent de façon importante dans les années suivantes.
  • Les mises en chantier d’habitations continueront de diminuer à cause des coûts de construction élevés et de la faible demande.
  • Avec l’arrivée sur le marché des logements locatifs mis en chantier au cours des 4 dernières années, le taux d’inoccupation restera élevé. Ainsi, la croissance des loyers ralentira et l’abordabilité du marché locatif s’améliorera.

Les reventes dans la région métropolitaine de recensement (RMR) de Vancouver se redresseront doucement en 2026, après avoir touché leur plus bas niveau en plus de 20 ans. Leur nombre augmentera modérément plus tard en 2027 et en 2028. Il restera cependant inférieur à la moyenne sur 10 ans tout au long de la période de prévision.

Le redressement des reventes devrait se concentrer dans les secteurs près du centre-ville. Les prix y sont restés stables au cours de l'année écoulée, surtout pour les appartements en copropriété. À l’inverse, au sud du fleuve Fraser, les prix des copropriétés récentes devront peut-être diminuer encore avant que les reventes ne s’améliorent. Ces tendances opposées s’expliquent en grande partie par les exigences de retour au bureau des travailleurs.

Les reventes de logements attenants avec entrée privée tels que les jumelés et maisons en rangée devraient être bonnes au nord du fleuve Fraser, par exemple à Coquitlam. Les prix concurrentiels des logements de ce type et leur proximité avec le centre-ville expliqueront cette vitalité. La croissance des prix des maisons individuelles dans le Grand Vancouver sera limitée en raison de leur niveau élevé. Toutefois, les prix de ces maisons ne devraient plus baisser, car beaucoup ont déjà retrouvé leur niveau de 2021.

La construction de logements avec entrée privée suivra des tendances régionales semblables à celles observées sur le marché de la revente. Dans la ville de Vancouver, la construction de maisons individuelles demeurera très limitée. Les maisons existantes dans ce secteur sont plutôt remplacées par des jumelés ou des immeubles résidentiels encore plus denses. Les constructeurs continueront de bâtir des multiplex. Toutefois, dans certaines villes de la RMR de Vancouver, les mises en chantier dans ce segment pourraient diminuer à cause de l’opposition grandissante à ces formes d’habitation. La construction de logements plus courants, comme les maisons en rangée, devrait quant à elle connaître une croissance modérée au cours des prochaines années.

La baisse des mises en chantier d'appartements expliquera l’essentiel du recul de la construction résidentielle au cours de la période de prévision. Les ventes sur plan ont fortement ralenti. Elles ont été freinées par la faiblesse des ventes d’appartements en copropriété ces dernières années et par l’incertitude entourant la croissance future des prix. Par conséquent, les promoteurs peineront à entreprendre de nouveaux projets de construction de copropriétés. Les mises en chantier d'appartements en copropriété resteront donc faibles au cours des 2 prochaines années.

Nous prévoyons aussi que la récente tendance à la hausse de la construction d’appartements locatifs s’essoufflera au dernier semestre de 2026. Étant donné la détente du marché locatif dans le Grand Vancouver, les projets d’ensembles locatifs auront plus de difficulté à dépasser le stade de la planification. Il devient en effet plus difficile d’en assurer la viabilité. Certaines administrations municipales, comme la Ville de Vancouver, ont adopté des mesures visant à réduire les droits d’aménagement et à stimuler la construction d’appartements. Malgré ces efforts, une augmentation des mises en chantier demeure peu probable avant la fin de 2027.

Le taux d’inoccupation demeurera élevé, car un nombre record d'appartements locatifs sont en construction et seront achevés au cours des 3 prochaines années. La plupart de ces appartements se trouvent dans la ville de Vancouver et ses environs. La demande de logements locatifs dans ces secteurs situés près du centre-ville permettra d’absorber une partie de ces unités neuves. La croissance des loyers dans le Grand Vancouver restera limitée. Certains propriétaires pourraient réduire les loyers demandés ou offrir des incitatifs afin de demeurer concurrentiels face à l'augmentation de l'offre. Ainsi, l'abordabilité des logements locatifs continuera de s'améliorer au cours des 3 prochaines années.

Résumé des prévisions (RMR de Vancouver)
Date Marché du neuf : mises en chantier Marché de la revente Marché locatif
Logements avec entrée privée Appartements Tous les logements Ventes MLS® Prix MLS® moyen ($) Taux d’inoccupation (%) Loyer moyen des logements de 2 chambres ($)
2023 5 668 27 576 33 244 36 377 1 216 622 0,9 2 181
2024 4 830 23 282 28 112 36 099 1 234 969 1,6 2 314
2025 5 341 21 844 27 185 30 818 1 183 970 3,7 2 363
2026 (P)
borne inférieure
5 300 17 400 22 700 27 900 1 111 000 4,1 2 381
2026 (P)
borne supérieure
6 400 21 200 27 600 40 000 1 348 000
2027 (P)
borne inférieure
4 800 16 200 21 000 29 300 1 111 000 4,2 2 443
2027 (P)
borne supérieure
6 900 18 700 25 600 42 900 1 353 000
2028 (P)
borne inférieure
4 700 16 300 21 000 31 800 1 124 000 4,0 2 516
2028 (P)
borne supérieure
7 900 17 600 25 500 47 600 1 373 000

Sources : Greater Vancouver REALTORS®, Fraser Valley Real Estate Board et SCHL

Les prévisions fournies dans le présent document sont fondées sur l’information disponible en date du 15 janvier 2026.

Victoria

Points clés

  • Le marché de la revente reprendra de la vigueur en 2026. Les acheteurs devanceront leur achat pour éviter de subir la hausse des taux hypothécaires attendue en 2027. Cependant, l’offre abondante continuera de contenir la croissance des prix.
  • La construction résidentielle continuera de croître en 2026, soutenue par les immeubles d’appartements locatifs. Elle ralentira par la suite à cause du recul de la demande de copropriétés.
  • Le taux d’inoccupation des logements locatifs demeurera élevé en 2026, car l’offre dépassera la demande. Cette situation limitera la hausse des loyers et améliorera l’abordabilité du marché locatif.

Après avoir ralenti à la fin de 2025, les reventes devraient se redresser doucement en 2026 dans la région métropolitaine de recensement (RMR) de Victoria. Les faibles taux d'intérêt et un sentiment d'urgence chez les acheteurs, face aux hausses des taux attendues en 2027, créeront un certain élan à court terme. Toutefois, cet élan devrait s’essouffler en 2027 et 2028. La demande sera alors freinée par un ralentissement de la croissance démographique et les tensions sur le marché du travail.

Les niveaux élevés des stocks donneront plus d’options aux acheteurs. Bon nombre d’entre eux reportent leur décision d’achat en attendant une nouvelle baisse des prix. La croissance des prix augmentera légèrement en 2026, grâce à l'amélioration des ventes, puis se stabilisera en 2027 et 2028. À Victoria, le marché de la revente a été beaucoup plus résilient que dans les plus grands centres. Malgré cela, le potentiel d’accélération de la hausse des prix sera limité par l’accumulation des stocks de logements neufs et l'incertitude économique.

Nous prévoyons que 2026 sera une autre année de croissance pour les mises en chantier d’habitations. Cependant, leur dynamisme s'essoufflera en 2027 et 2028, car les promoteurs immobiliers seront plus prudents dans un contexte de détente du marché. La hausse des taux d'intérêt et les possibles droits de douane sur les matériaux de construction accentueront les pressions sur les coûts. Ces facteurs limiteront donc encore davantage la viabilité des projets d’ensembles résidentiels.

La construction d'appartements continuera d’alimenter l'offre de logements neufs. Les mises en chantier augmenteront dans ce segment en 2026, puis elles ralentiront plus tard durant la période de prévision. Les mesures incitatives du gouvernement et les changements structurels favorisant la densification résidentielle continueront de soutenir la construction d'appartements. Toutefois, la faible demande de copropriétés et la détente du marché locatif limiteront la réalisation de grands projets.

La construction de logements avec entrée privée n’augmentera que très peu en 2026, car les promoteurs délaisseront les logements de faible densité. Les stocks d’invendus, surtout de maisons en rangée et jumelées, et le repli de la demande décourageront les mises en chantier dans ce segment.

Selon nos prévisions, les conditions du marché locatif continueront de se détendre en 2026. De nombreux logements destinés à la location seront achevés, ce qui fera augmenter l’offre à un moment où la demande faiblit. La baisse des loyers demandés et la multiplication des incitatifs offerts par les propriétaires-bailleurs témoignent d’une concurrence accrue pour attirer les locataires. Ce sera particulièrement vrai pour les logements de prix élevés. Le ralentissement de la croissance démographique et la faiblesse du marché du travail continueront de peser sur la demande de logements locatifs. Cette situation devrait favoriser une amélioration de l’abordabilité du marché locatif au cours des 3 prochaines années.

Résumé des prévisions (RMR de Victoria)
Date Marché du neuf : mises en chantier Marché de la revente Marché locatif
Logements avec entrée privée Appartements Tous les logements Ventes MLS® Prix MLS® moyen ($) Taux d’inoccupation (%) Loyer moyen des logements de 2 chambres ($)
2023 752 4 238 4 992 5 934 982 350 1,6 1 839
2024 779 3 411 4 185 6 582 973 702 2,6 1 993
2025 908 3 951 4 859 6 605 1 011 263 3,3 2 120
2026 (P)
borne inférieure
750 3 750 4 500 6 200 1 007 000 3,6 2 190
2026 (P)
borne supérieure
1 000 4 950 5 950 7 800 1 071 200
2027 (P)
borne inférieure
600 4 050 4 650 5 950 988 700 3,4 2 340
2027 (P)
borne supérieure
1,100 5 050 6 150 8 330 1 164 300
2028 (P)
borne inférieure
500 4 100 4 600 5 670 963 900 3,0 2 410
2028 (P)
borne supérieure
1 200 4 900 6 100 8 850 1 257 700

Sources : ACI et SCHL

Les prévisions fournies dans le présent document sont fondées sur l’information disponible en date du 15 janvier 2026.

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Aperçu national

  • L’économie du Canada devrait croître lentement en 2026, car plusieurs facteurs pèseront sur la demande : incertitude géopolitique et commerciale, forte baisse de la croissance démographique, affaiblissement du marché du travail et augmentation modeste du revenu. En 2027 et 2028, la croissance devrait s’améliorer graduellement.
  • Selon les projections, la demande de logements prendra de l’ampleur, mais les ventes seront encore en dessous de leurs moyennes historiques. Les prix, qui avaient chuté en 2025, n’augmenteront que légèrement.  
  • La construction résidentielle est en voie de diminuer jusqu’en 2028. Les promoteurs doivent en effet composer avec des coûts élevés, une demande en baisse et un nombre accru de logements invendus. Les mises en chantier de copropriétés seront particulièrement faibles. Les logements locatifs continueront de représenter la majeure partie de l’offre d’unités neuves. Cependant, leur construction ralentira durant la période de prévision.
  • Globalement, à l’échelle nationale, le marché locatif tend vers l’équilibre, car l’offre de logements neufs fait diminuer la pression et la croissance des loyers ralentit. Les locataires auront donc plus de marge de manœuvre avant d’acheter un logement.
  • Les conditions du marché de l’habitation varieront beaucoup d’une région à l’autre. La construction et les ventes de logements en Ontario et en Colombie-Britannique seront inférieures à leurs moyennes sur 10 ans. En revanche, elles resteront au-dessus de leurs moyennes historiques dans les Prairies et au Québec. L’Ontario est la seule région où les prix des logements devraient diminuer en 2026.

Depuis la mise à jour de l’été de nos Perspectives du marché de l’habitation 2025, la demande de logements au Canada a continué d’être minée par l’incertitude géopolitique et économique, les taux d’intérêt et les problèmes d’abordabilité. Les ventes et les prix ont diminué, comme prévu, mais les mises en chantier d’habitations ont été plus solides qu’on ne s’y attendait. Le présent rapport des Perspectives du marché de l’habitation 2026 paraît à un moment où l’incertitude commerciale persistante, le chômage élevé et la modeste croissance du revenu limitent les dépenses des ménages et la demande de logements.

Perspectives économiques : une année marquée par des vents contraires et une reprise prudente

Selon les projections, l’économie canadienne devrait croître lentement en 2026. La hausse prévue du produit intérieur brut (PIB) réel n’est que de 0,7 %. Il s’agira donc d’une des années les plus faibles des dernières décennies, si l’on exclut les périodes de récession. Nos prévisions de base excluent une récession, mais un ralentissement économique fait partie des risques sur l’horizon prévisionnel. Un tel ralentissement n’est pas impossible étant donné l’incertitude géopolitique et économique qui persiste et la faible croissance qui est attendue. L’effet combiné de facteurs mondiaux et nationaux pèse sur les prévisions.

Les échanges commerciaux demeurent un vent contraire important. Les tarifs que les États-Unis ont commencé à imposer en 2025 continuent de faire croître les coûts pour les exportateurs canadiens et de créer de l’incertitude. De nombreuses entreprises canadiennes demeureront prudentes en retardant ou en réduisant les investissements. Les exportations devraient encore diminuer en 2026, mais moins fortement qu’en 2025. Une lente reprise est attendue en 2027, à mesure que les entreprises s’adapteront et se tourneront vers de nouveaux marchés.

L’examen de l’Accord Canada-États-Unis-Mexique (ACEUM) coïncide avec les élections de mi-mandat aux États-Unis. Le risque que cet accord ne soit pas renouvelé ou que son renouvellement soit retardé s’en trouve ainsi accru. Nous supposons que les tarifs actuels et l’incertitude commerciale se maintiendront pendant toute la période de prévision.

Parallèlement aux enjeux commerciaux, la demande intérieure et les dépenses des ménages devraient demeurer faibles de 2026 à 2028. Voici les principaux facteurs sous-jacents :

  • Chômage élevé : Les taux de chômage resteront élevés, ce qui limitera les dépenses des ménages.
  • Croissance modeste du revenu : Le ralentissement de la croissance du revenu fera baisser les dépenses discrétionnaires.
  • Prudence accrue chez les acheteurs d’habitations : Beaucoup de ménages retarderont l’achat d’une habitation et choisiront de rester locataires plus longtemps.
  • Renouvellements hypothécaires : Les propriétaires d’habitations ayant obtenu un prêt hypothécaire à faible taux durant la pandémie devront renouveler leur prêt à des taux plus élevés. Ce facteur limitera leur budget et les encouragera à épargner.
  • Faible croissance démographique : La croissance presque nulle de la population est un autre facteur qui réduira la demande.

Pendant que les entreprises et les ménages se serreront la ceinture, les dépenses du gouvernement resteront robustes. Le gouvernement fédéral a entrepris un programme ambitieux. Il investit massivement dans les infrastructures, le logement, les énergies vertes, la défense et les projets qui stimulent la productivité. Ces initiatives visent à accroître la productivité et à attirer des investissements privés au fil du temps. Les projets à grande échelle mettent plusieurs années avant de porter leurs fruits, si bien que leurs effets bénéfiques pourraient se manifester graduellement.

Les conditions financières offriront un répit temporaire.

  • Prêts hypothécaires à taux variables : Les taux variables ont diminué au cours des deux dernières années et devraient rester stables au début de 2026, après la baisse du taux directeur de la Banque du Canada. Ils vont sans doute augmenter de nouveau lorsque la Banque du Canada normalisera son taux directeur au milieu de l’année 2026.
  • Prêts hypothécaires à taux fixes : Une hausse des taux fixes est probable, car le rendement des obligations à long terme demeure élevé. Ce rendement s’explique par la hausse des émissions d’obligations par le gouvernement et par le retour aux niveaux historiques de la prime de terme.

Selon les projections, la croissance économique devrait s’améliorer à compter de 2027. Voici quels en seront les principaux moteurs :

  • Reprise chez les exportateurs : Les entreprises continueront de s’adapter aux contraintes commerciales.
  • Confiance des consommateurs : Les perspectives d’emploi se stabiliseront, et la pression sur les renouvellements hypothécaires se relâchera.
  • Croissance des investissements : Les investissements tant publics que privés contribueront à stimuler les revenus plus tard durant la période de prévision.

Reprise graduelle des ventes de logements, surtout dans les régions où l’activité était la plus faible

Dans un contexte de ralentissement de la croissance économique et démographique, la demande de logements devrait rester inférieure aux moyennes historiques en 2026. Les rapports prix-revenu et les charges de remboursement hypothécaire seront élevés, et l’incertitude persistera sur le marché de l’emploi. Le marché de la propriété résidentielle restera donc hors de portée pour beaucoup d’acheteurs. Quant au marché locatif dans l’ensemble du Canada, il gagnera en équilibre à mesure que l’offre de logements locatifs neufs augmentera et dépassera la demande. Une hausse des taux d’inoccupation et un ralentissement de la croissance des loyers sont prévus partout au pays. Ainsi, les locataires auront davantage le temps et la possibilité d’économiser avant d’acheter un logement.

Même si la demande globale est faible, les ventes de logements au Canada devraient se redresser temporairement en 2026, surtout en Ontario et en Colombie-Britannique. Les ventes avaient rarement été aussi peu nombreuses depuis des décennies dans ces deux provinces. Leur redressement sera donc essentiellement attribuable à la demande refoulée durant cette période récente de faible activité, et non à une reprise prolongée. Dans les Prairies et au Québec, les ventes devraient rester au-dessus des moyennes historiques pendant la période de prévision, mais elles ralentiront durant la deuxième moitié de cette période.

En 2027 et 2028, les ventes de logements au Canada devraient augmenter légèrement sous l’effet de l’amélioration de la situation économique. La hausse du revenu et la stabilisation du marché du travail stimuleront la confiance et rendront les gens plus enclins à acheter. Les précédentes baisses des prix aideront aussi les acheteurs à entrer sur le marché de la propriété.

À l’échelle nationale, les prix des habitations devraient se stabiliser puis augmenter modérément durant le reste de l’horizon de prévision. L’Ontario fera exception, car les prix vont probablement continuer de reculer dans cette province en 2026. Ce sera surtout le cas dans les centres urbains les plus chers, où les stocks sont élevés et les ventes sont au ralenti. Les prix devraient ensuite commencer à se redresser en 2027. En Colombie-Britannique, les prix devraient encore croître en 2026, en partie en raison du grand nombre d’achèvements récents de copropriétés de prix élevé, qui feront augmenter le prix moyen. Cependant, les prix pourraient se replier légèrement à mesure que l’effet de ces achèvements s’estompera. Dans l’Est du Canada et dans les Prairies, où l’appréciation des logements a été forte en 2025, les prix devraient continuer de monter en 2026, mais plus lentement. Leur hausse devrait ralentir encore davantage après 2027.

Baisse des mises en chantier d’habitations en raison des coûts élevés et de la faible demande

La construction résidentielle devrait diminuer continuellement de 2026 à 2028 et descendre bien en deçà de la moyenne sur 10 ans. Les promoteurs sont freinés par les coûts élevés de la construction, le repli de la demande et l’accumulation des stocks de logements invendus.

Dans le segment des copropriétés, les mises en chantier seront particulièrement faibles. Ce sera surtout le cas à Toronto, où les ventes sur plan sont tombées à leurs plus bas niveaux en plusieurs décennies en 2025. Bon nombre de projets de construction sont retardés ou annulés, car les seuils exigés pour l’obtention du financement sont plus difficiles à atteindre qu’avant. Les promoteurs se concentrent donc sur l’achèvement des immeubles déjà en chantier plutôt que d’en entreprendre de nouveaux.

  • Ontario : En 2026, le nombre total de mises en chantier d’habitations devrait descendre à son plus bas niveau en près de 20 ans. Il sera tiré à la baisse par le très faible nombre de ventes sur plan de copropriétés. Une légère reprise des mises en chantier est attendue en 2028.
  • Colombie-Britannique : Selon les prévisions, les mises en chantier d’habitations chuteront lourdement et toucheront des niveaux historiquement bas d’ici la fin de la période de prévision.
  • Autres régions : La plupart des autres régions s’en tireront mieux en 2026. Dans les Prairies, les mises en chantier devraient rester au-dessus des moyennes historiques. Au Québec, elles vont à peine diminuer en 2026 par rapport à leurs niveaux élevés antérieurs, puis se replieront davantage après 2027.

Les logements destinés à la location continueront de représenter la majeure partie des mises en chantier d’habitations. Beaucoup de projets d’immeubles locatifs déjà approuvés par les programmes gouvernementaux seront achevés entre 2026 et 2028. Cependant, le rythme de la construction de logements locatifs ralentira à mesure que les marchés locatifs s’équilibreront et que la demande provenant des immigrants fléchira.

La construction de maisons avec entrée privée (maisons individuelles, jumelés et maisons en rangée) va probablement reprendre de la vigueur un peu plus tard durant la période de prévision. Le redressement attendu sera surtout alimenté par les mises en chantier dans les Prairies, en Ontario et en Colombie-Britannique. Toutefois, les problèmes d’abordabilité et l’incertitude sur le marché du travail continueront de peser sur la demande de ce type d’habitations. Le nombre de travailleurs qui retournent au bureau augmente. Ainsi, les acheteurs pourraient opter pour un logement existant dans un quartier bien situé, plutôt que d’acheter dans de nouveaux quartiers de banlieue.

Que sont les logements avec entrée privée?

Les logements avec entrée privée comprennent les maisons individuelles, les jumelés et les maisons en rangée. Ce qui distingue ces logements des appartements, c’est qu’ils ont généralement accès au sol par une entrée privée ou par la rue.

Autre scénario : demande de logements et risque d’une légère récession

Les risques qui pèsent sur les perspectives sont plus susceptibles d’être à la baisse qu’à la hausse. Si la confiance des entreprises se détériore et que les projets du gouvernement sont retardés, le Canada pourrait glisser dans une légère récession en 2026 en raison d’une forte baisse des investissements. Dans cet autre scénario, l’économie retrouverait ses niveaux fondamentaux seulement après 2028. De même, une demande plus faible que prévu ferait diminuer les prix, les ventes et les mises en chantier, qui descendraient en dessous des prévisions de base.

Certains facteurs pourraient au contraire se traduire par des résultats meilleurs que prévu. Si la croissance démographique est plus forte que dans nos perspectives, si les tensions géopolitiques et commerciales diminuent ou si les investissements du gouvernement sont déployés plus rapidement que prévu, l’économie canadienne pourrait dépasser nos prévisions de base. Dans un tel scénario, il se pourrait que les prix, les ventes et les mises en chantier de logements dépassent également les attentes.

Résumé des prévisions (Canada)
Date Marché du neuf Marché de la revente Aperçu économique
Nombre total de mises en chantier Ventes MLS® Prix MLS® moyen ($) Croissance du PIB réel (%) Croissance de l’emploi (%) Taux hypothécaire fixe à 5 ans* (%)
2023 240 000 444 000 681 000 2,0 3,0 6,0
2024 245 000 479 000 687 000 2,0 1,9 5,8
2025 259 000 470 000 680 000 1,6 (F) 1,5 5,1
2026 (P)
Scénario de base
247 000 489 000 698 000 0,7 0,3 5,1
2026 (P)
Alternative
243 000 480 000 693 000 -0,1 0,1 5,2
2027(P)
Scénario de base
223 000 497 000 705 000 1,5 0,9 5,4
2027 (P)
Autre scénario
214 000 487 000 688 000 1,2 0,7 5,5
2028 (P)
Scénario de base
216 000 509 000 727 000 1,9 0,4 5,5
2028 (P)
Autre scénario
212 000 508 000 712 000 2,6 0,7 5,5

* Prêts hypothécaires ordinaires à taux fixe de 5 ans (moyenne des taux affichés par les prêteurs au Canada).

Les prévisions fournies dans le présent document sont fondées sur l’information disponible en date du 15 janvier 2026.

Sources : SCHL, L'Association canadienne de l’immobilier (ACI), Statistique Canada et Haver Analytics

Visitez notre Centre du savoir sur le logement pour consulter les publications antérieures.

Aperçu régional

  • La croissance économique dans les Prairies devrait ralentir, car l’expansion de la population générale et de la population active diminue et l’incertitude commerciale persiste. Le relâchement du marché du travail variera d’une région à l’autre.
  • Sur le marché de la revente, les prix augmenteront un peu. Les inscriptions courantes demeurent faibles dans les Prairies, même si Calgary et Edmonton ont connu des hausses au cours de la dernière année.
  • Les mises en chantier d’habitations diminueront par rapport aux récents sommets. Les appartements représenteront encore la majorité de l’offre de logements neufs dans les principales régions métropolitaines de recensement des Prairies.
  • Le marché locatif devrait se détendre à mesure que l’offre de logements neufs augmentera. En conséquence, les taux d’inoccupation seront en hausse et la croissance des loyers ralentira.

Les Prairies entrent dans une période de ralentissement économique à court terme

Un ralentissement économique s’amorce dans les Prairies. La croissance de la population active et de la population générale, qui a été rapide de 2022 à 2024, commence à diminuer (figure 1). Cette baisse devrait notamment découler de l’affaiblissement de la migration internationale qui est prévu jusqu’en 2027. La croissance du produit intérieur brut (PIB) régional décélérera. De plus, les conditions du marché du travail demeureront inégales dans les Prairies. L’embauche dans le secteur public soutient la croissance de l’emploi au Manitoba et dans certaines régions de la Saskatchewan, en particulier à Regina. Cependant, l’augmentation de l’emploi à temps partiel et du chômage chez les jeunes continue d’avoir une incidence sur les conditions globales du marché du travail.

Figure 1: Après s’être accélérée en 2023, la croissance démographique dans les Prairies ralentit considérablement depuis 2025
Taux de croissance trimestriel de la population, 2023 à 2025 (%)

Sources : Statistique Canada et SCHL

Taux de croissance trimestriel de la population, 2023 à 2025 (%)
Trimestre Alberta Manitoba Saskatchewan
T1 2023 0,8 0,6 0,6
T2 2023 1,0 0,7 0,5
T3 2023 1,0 0,6 0,7
T4 2023 1,4 0,6 1,0
T1 2024 1,0 0,7 0,7
T2 2024 1,2 0,8 0,7
T3 2024 1,1 0,6 0,7
T4 2024 1,0 0,6 0,7
T1 2025 0,6 0,3 0,4
T2 2025 0,4 0,2 0,2
T3 2025 0,4 0,1 0,2
T4 2025 0,2 -0,2 -0,1

Les perturbations commerciales et les tarifs douaniers sur les produits agricoles demeurent des risques importants, surtout pour le Manitoba. L’exposition de l’Alberta et de la Saskatchewan aux tarifs douaniers américains est limitée. En effet, la plupart de leurs principales exportations sont conformes à l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM). Cependant, le Manitoba est plus vulnérable, car une grande partie de ses exportations agricoles est destinée aux États-Unis et à la Chine. La province est ainsi particulièrement sensible aux chocs externes. Les tarifs américains ont probablement affaibli l’activité dans les secteurs du Manitoba qui dépendent des États-Unis, en plus d’éroder la confiance à l’égard de ces secteurs.

L’activité sur le marché de la revente demeurera inégale dans les Prairies

On s’attend à ce que le marché de la revente dans les Prairies affiche des tendances contrastées à court terme, malgré la baisse des coûts d’emprunt.

  • Calgary : Le nombre de reventes devrait diminuer par rapport aux sommets récents. Ce repli s’expliquera par l’offre limitée de logements très abordables et par les difficultés liées au marché du travail. Les unités en vente devraient généralement faire partie des gammes de prix supérieures, car l’offre de logements des gammes de prix inférieures restera faible.
  • Edmonton : Le marché devrait demeurer résilient malgré un léger recul. Il sera soutenu par l’abordabilité des propriétés résidentielles par rapport aux autres grandes régions métropolitaines de recensement (RMR). Cette abordabilité relative continuera de stimuler la demande de logements d’entrée de gamme. Comme l’offre de logements des gammes de prix inférieures et moyennes est plus abondante à Edmonton que dans les autres RMR, l’équilibre du marché devrait être favorisé.
  • Saskatoon : Les ventes devraient demeurer élevées, soutenues par le grand nombre de logements avec entrée privée qui seront écoulés. Les inscriptions courantes sont en baisse et demeureront faibles.
  • Regina : Selon les prévisions, les ventes augmenteront légèrement, grâce à l’embauche à temps plein et aux communautés d’immigrants établies.
  • Winnipeg : Les ventes devraient rester élevées en 2026. Elles seront stimulées par la croissance démographique récente et par l’amélioration de la capacité d’emprunt. Toutefois, les ventes perdront de la vigueur par la suite, car la demande refoulée diminuera.

Les mises en chantier d’habitations ralentiront puisque les promoteurs demeureront prudents vu l’évolution du marché

Après avoir fortement augmenté récemment, les mises en chantier d’habitations dans les Prairies se stabiliseront, malgré leur vigueur continue dans certains segments. En effet, les mises en chantier de logements avec entrée privée resteront fortes dans toutes les RMR, sauf Regina. La construction de logements destinés à la location demeurera élevée également, mais elle devrait fléchir. Elle ralentira à mesure que les taux d’inoccupation augmenteront et que les conditions de location changeront. Les logements avec entrée privée continuent de représenter une part importante des mises en chantier dans l’ensemble des marchés. Cependant, la proportion d’appartements augmente, surtout à Calgary et à Edmonton (figure 2). À Calgary, les promoteurs sont toutefois de moins en moins enclins à prendre des risques compte tenu de divers facteurs : intensification de la construction ces dernières années, ralentissement de la croissance démographique, augmentation des coûts et hausse du taux d’inoccupation des logements locatifs. Par conséquent, les promoteurs veulent avant tout achever les projets en cours plutôt qu’en entreprendre de nouveaux. Enfin, l’annulation potentielle du changement de zonage en vue de permettre une densité accrue à l’échelle de la ville crée de l’incertitude. C’est un autre facteur qui retarde la mise en chantier de nouveaux ensembles résidentiels à Calgary.

Figure 2 : La part d’appartements dans le nombre total de mises en chantier augmente dans les Prairies, et sa hausse est régulière à Calgary et à Edmonton
Mises en chantier d’appartements en pourcentage du nombre total de mises en chantier

Source : SCHL (Relevé des mises en chantier et des achèvements)

Mises en chantier d’appartements en pourcentage du nombre total de mises en chantier
Année Calgary Edmonton Regina Saskatoon Winnipeg
2021 42 31 39 43 50
2022 45 39 44 52 53
2023 46 39 69 60 59
2024 47 41 58 48 53
2025 54 48 43 56 55

Dans les Prairies, l’offre de logements locatifs neufs dépassera la demande et fera augmenter le taux d’inoccupation et ralentir la croissance des loyers

Le marché locatif des Prairies devrait se détendre au cours de la période de prévision, car l’offre de logements neufs dépassera la demande. Cette tendance s’expliquera par l’expansion du parc locatif et l’affaiblissement de la demande attribuable à l’immigration.

À Calgary et à Edmonton, des programmes et des incitatifs ciblés, comme le Fonds pour accélérer la construction de logements, ont stimulé l’augmentation de l’offre de logements locatifs. Les options de financement avantageuses et les mesures de soutien gouvernemental ont contribué à la croissance des marchés de Regina, de Saskatoon et de Winnipeg. Cependant, dans la plupart des marchés, les constructeurs ralentissent les mises en chantier. Ils cherchent ainsi à améliorer les perspectives de location et à limiter la hausse des taux d’inoccupation. L’offre de logements destinés à la location devrait augmenter. Elle sera stimulée par le grand nombre d’unités en construction, les achèvements et les politiques incitatives.

Dans l’ensemble des Prairies, le montant des loyers devrait continuer d’augmenter, mais à un rythme plus lent. Les propriétaires-bailleurs offrent de plus en plus d’incitatifs, ce qui accroît les options et le pouvoir de négociation des locataires. Parallèlement, certaines copropriétés pourraient cesser d’être offertes en location à Winnipeg vu l’expansion du parc locatif attribuable aux politiques.

Un affaiblissement du secteur de l’énergie et les défis liés aux tarifs douaniers menacent les perspectives

L’un des principaux risques qui pèsent sur les perspectives économiques des Prairies découle de la faiblesse potentielle du secteur de l’énergie et des défis liés aux tarifs douaniers. Le secteur de l’énergie devrait continuer de soutenir la croissance en 2026 en Alberta. Cependant, la baisse des prix du pétrole ralentira probablement le rythme des nouveaux forages et des dépenses en immobilisations dans ce secteur.

De plus, les récents évènements politiques qui ont touché le secteur pétrolier du Venezuela ont réintroduit un risque potentiel pour l’Alberta. En effet, l’augmentation de la production pourrait faire concurrence au pétrole canadien. Il faudra toutefois du temps pour rétablir la capacité de production du Venezuela, si bien que les effets immédiats s’en trouveront limités.

Calgary

Points clés
  • Conformément à notre mise à jour de l’été des Perspectives du marché de l’habitation 2025, le marché de l’habitation de Calgary se calmera après une période d’expansion rapide. Les mises en chantier de logements avec entrée privée diminueront légèrement. La construction d’appartements, surtout de copropriétés, ralentira quant à elle un peu plus.
  • Sur le marché de la revente, la demande devrait demeurer stable, de sorte que les ventes resteront près des niveaux de 2025. Toutefois, la détérioration de l’abordabilité et l’offre limitée de logements des gammes de prix inférieures feront ralentir les ventes. Les prix moyens augmenteront légèrement.
  • Le marché locatif continuera de se détendre selon les prévisions, car un nombre record de logements destinés à la location seront achevés. Les taux d’inoccupation devraient augmenter et ainsi faire ralentir la croissance des loyers.

Les mises en chantier d’habitations demeureront élevées à Calgary en 2026, mais elles diminueront par rapport à la forte hausse observée récemment. Les mises en chantier de logements avec entrée privée devraient diminuer légèrement. De son côté, la construction d’appartements en copropriété devrait ralentir de façon plus marquée.

Les promoteurs se montreront prudents et voudront en priorité achever les projets en cours vu l’augmentation des stocks. Leurs décisions seront aussi influencées par l’incertitude économique et par l’évolution des politiques concernant le changement de zonage général. Il se pourrait en effet que les approbations de l’aménagement du territoire soient modifiées. La construction de logements destinés à la location demeurera probablement élevée à court terme. Elle devrait décélérer graduellement par la suite, à mesure que les taux d’inoccupation augmenteront et qu’il faudra plus de temps pour louer les unités.

L’activité sur le marché de la revente de Calgary continuera de ralentir au cours de la période de prévision. Elle sera modérée par la prudence des acheteurs dans un contexte d’incertitude économique et par l’offre limitée de logements des gammes de prix inférieures. Au printemps, le marché restera actif. Il sera stimulé par l’offre d’options plus abordables dans le segment des immeubles collectifs, par la baisse des coûts d’emprunt et par le léger raffermissement de la confiance des consommateurs.

Les nouvelles inscriptions ont atteint un niveau inégalé en plus de 10 ans. Leur nombre devrait demeurer considérable, car les vendeurs profitent des prix élevés et les propriétaires-occupants qui hésitaient auparavant retournent sur le marché. Toutefois, la plupart des nouvelles inscriptions seront concentrées dans les gammes de prix supérieures. Les prix moyens augmenteront légèrement pour deux raisons : la demande soutenue et la part accrue des logements des gammes de prix supérieures. La hausse des prix sera principalement attribuable aux maisons individuelles puisque les prix des copropriétés resteront stables ou diminueront quelque peu.

Le marché locatif de Calgary continuera de se détendre, car un grand nombre de logements destinés à la location viendront accroître l’offre. Les taux d’inoccupation devraient encore augmenter puisque l’offre dépassera la demande, qui sera amoindrie par le ralentissement de la croissance démographique. Cependant, la hausse du taux d’inoccupation décélérera à mesure que le marché s’équilibrera.

Les loyers moyens devraient augmenter à un rythme modéré au cours de la période de prévision, surtout ceux des logements de 2 chambres. Cette croissance sera alimentée par la demande soutenue et par les logements neufs des gammes de prix supérieures. Les propriétaires-bailleurs, qui devront composer avec une concurrence accrue, continueront d’être nombreux à offrir des incitatifs à la location à court terme.

Résumé des prévisions (RMR de Calgary)
Date Marché du neuf : mises en chantier Marché de la revente Marché locatif
Logements avec entrée privée Appartements Tous les logements Ventes MLS® Prix MLS® moyen ($) Taux d’inoccupation (%) Loyer moyen des logements de 2 chambres ($)
2023 10 545 9 034 19 579 34 798 550 339 1,4 1 695
2024 12 864 11 505 24 369 34 567 622 457 4,8 1 882
2025 12 863 14 821 27 684 29 702 644 091 5 1 914
2026 (P)
borne inférieure
11 000 12 000 23 000 26 000 610 000 5,7 1 948
2026 (P)
borne supérieure
14 000 16 500 30 500 33 000 680 000
2027 (P)
borne inférieure
10 500 12 000 22 500 25 000 600 000 6,2 1 982
2027 (P)
borne supérieure
14 500 16 000 30 500 34 000 690 000
2028 (P)
borne inférieure
10 000 11 000 21 000 24 000 600 000 5,9 2 030
2028 (P)
borne supérieure
15 000 16 000 31 000 34 000 700 000

Sources : ACI et SCHL

Les prévisions fournies dans le présent document sont fondées sur l’information disponible en date du 15 janvier 2026.

Edmonton

Points clés

  • Le marché de la revente à Edmonton reculera un peu en 2026 par rapport aux récents sommets que nous avions prévus dans notre mise à jour de l’été des Perspectives du marché de l’habitation 2025. Les prix moyens augmenteront légèrement.
  • Les mises en chantier d’habitations à Edmonton diminueront quelque peu en raison de plusieurs facteurs : les stocks demeureront élevés à court terme, la croissance démographique ralentira et les conditions du marché s’équilibreront.
  • Le marché locatif se détendra à mesure que des logements neufs s’ajouteront à l’offre. En effet, les taux d’inoccupation augmenteront et la croissance des loyers diminuera.

Le marché de la revente d'Edmonton demeurera résilient, malgré une légère baisse de l’activité en 2026. Les logements y sont plus abordables que dans d’autres régions métropolitaines de recensement (RMR). Ce facteur, combiné à la diminution des coûts d’emprunt, continuera d’attirer les acheteurs, en particulier les accédants à la propriété. Parallèlement, le ralentissement de la croissance démographique et une certaine pression à la hausse sur le chômage limiteront les hausses de prix.

Les nouvelles inscriptions resteront élevées, soutenues par une offre accrue de logements des gammes de prix inférieures et moyennes. Les acheteurs continueront d’avoir plus de choix, surtout dans le segment des immeubles collectifs. Les prix moyens augmenteront légèrement au cours de la période de prévision. Les gains seront modérés pour les maisons individuelles et les jumelés, tandis que la hausse sera plus lente pour les copropriétés.

Durant la période de prévision, les mises en chantier d’habitations à Edmonton diminueront quelque peu par rapport aux récents sommets. L’accession à la propriété à Edmonton demeure relativement abordable. Par conséquent, les logements avec entrée privée continueront de représenter une part importante des mises en chantier grâce à la demande continue. La construction d’appartements, surtout alimentée par les logements destinés à la location, devrait demeurer stable à court terme.

La construction de logements destinés à la location devrait être soutenue par une demande stable, des coûts d’aménagement relativement faibles et une abordabilité accrue. Cependant, les constructeurs sont susceptibles de réagir prudemment à la hausse des stocks, au ralentissement de la croissance démographique et à l’intensification de la concurrence sur le marché locatif.

Le marché locatif se détendra. En effet, les taux d’inoccupation augmenteront et la croissance des loyers ralentira à mesure que des unités s’ajouteront au marché. Vu l’expansion de l’offre et la décélération de la croissance démographique, il faudra plus de temps pour louer les logements neufs. La concurrence entre propriétaires-bailleurs va aussi s’accentuer. Les loyers moyens augmenteront puisque des logements des gammes de prix supérieures arriveront sur le marché. Dans l’ensemble, la croissance des loyers ralentira en raison de la hausse des taux d’inoccupation et de l’intensification de la concurrence. Les incitatifs à la location seront probablement maintenus, surtout dans les immeubles de construction récente et les unités des gammes de prix supérieures.

Les initiatives municipales visant à accroître la souplesse en matière de zonage, à accélérer les approbations et à financer les infrastructures pour l’aménagement de logements collectifs stimulent la construction. Ces mesures devraient améliorer l’équilibre du marché à long terme.

Résumé des prévisions (RMR de Edmonton)
Date Marché du neuf : mises en chantier Marché de la revente Marché locatif
Logements avec entrée privée Appartements Tous les logements Ventes MLS® Prix MLS® moyen ($) Taux d’inoccupation (%) Loyer moyen des logements de 2 chambres ($)
2023 8 049 5 135 13 184 24 724 389 044 2,4 1 398
2024 10 819 7 565 18 384 30 837 424 510 3,1 1 536
2025 11 186 10 151 21 337 29 050 450 268 3,8 1 603
2026 (P)
borne inférieure
8 000 8 500 16 500 25 000 420 000 4,5 1 624
2026 (P)
borne supérieure
12 000 12 500 24 500 31 000 480 000
2027 (P)
borne inférieure
7 500 7 000 14 500 25 000 410 000 5,0 1 655
2027 (P)
borne supérieure
12 000 12 500 24 500 32 000 490 000
2028 (P)
borne inférieure
7 000 7 000 14 000 24 000 410 000 5,1 1 680
2028 (P)
borne supérieure
13 000 11 500 24 500 32 000 490 000

Sources : ACI et SCHL

Les prévisions fournies dans le présent document sont fondées sur l’information disponible en date du 15 janvier 2026.

Regina

Points clés

  • À Regina, le nombre total de mises en chantier d’habitations augmentera légèrement et la construction d’appartements gagnera en importance.
  • L’activité sur le marché de la revente augmentera un peu grâce à la forte croissance de l’emploi à temps plein. Elle sera aussi stimulée par la demande de la population immigrante, qui a atteint l’âge pour accéder à la propriété. Toutefois, l’affaiblissement de la conjoncture économique et le ralentissement de la croissance démographique limiteront la hausse des prix.
  • Les taux d’inoccupation augmenteront à mesure que des logements neufs destinés à la location arriveront sur le marché.

Le marché de la revente de Regina prendra un peu d’expansion au cours de la période de prévision. La hausse des ventes et des prix sera modérée par rapport aux niveaux historiquement élevés qui ont été observés récemment. Le ralentissement de la croissance démographique en 2026 et l’affaiblissement des conditions économiques réduiront la demande. Toutefois, l’embauche à temps plein, les emplois dans l’administration publique et le nombre croissant d’immigrants de longue date continueront de soutenir la demande de logements pour propriétaires-occupants.

Les inscriptions courantes demeureront faibles par rapport à la demande. Ainsi, les stocks de logements avec entrée privée resteront limités. Les prix moyens devraient augmenter modérément, vu l’offre limitée et la demande stable de logements pour propriétaires-occupants.

Conformément à nos récentes prévisions, les mises en chantier d’habitations augmenteront en 2026, même après la forte hausse de 2025. Elles devraient s’accroître quelque peu pendant le reste de la période de prévision. Les mises en chantier de logements avec entrée privée diminueront en 2026. Leur baisse découlera du recul de la demande attribuable à l’affaiblissement de la conjoncture économique et de la croissance démographique.

Les mises en chantier d’appartements augmenteront grâce aux incitatifs à la construction de logements locatifs offerts par le gouvernement. Elles seront aussi soutenues par l’optimisme des promoteurs concernant une reprise du marché locatif en 2027. Cependant, le ralentissement de la croissance démographique, la baisse de l’emploi chez les jeunes et la diminution de la demande de logements locatifs modéreront l’expansion.

Le marché locatif de Regina se relâchera graduellement à mesure que les taux d’inoccupation, qui sont à des niveaux historiquement bas, augmenteront. La demande de logements locatifs s’accroîtra lentement en raison de l’affaiblissement du marché de l’emploi chez les jeunes et de la baisse de l’immigration.

Les promoteurs composeront avec la faiblesse du marché locatif à court terme et rajusteront l’offre lorsque les conditions s’amélioreront en 2027 et 2028. L’offre dépassera la demande à court terme. Ainsi, les taux d’inoccupation augmenteront graduellement, et les propriétaires-bailleurs offriront encore plus d’incitatifs. La croissance des loyers a été rapide récemment. Elle se poursuivra, mais à un rythme plus lent en raison de la diminution de la demande et de l’expansion de l’offre.

Résumé des prévisions (RMR de Regina)
Date Marché du neuf : mises en chantier Marché de la revente Marché locatif
Logements avec entrée privée Appartements Tous les logements Ventes MLS® Prix MLS® moyen ($) Taux d’inoccupation (%) Loyer moyen des logements de 2 chambres ($)
2023 369 808 1 177 4 072 312 280 1,4 1 301
2024 508 715 1 223 4 608 332 357 2,6 1 415
2025 961 726 1 687 4 534 354 723 2,7 1 473
2026 (P)
borne inférieure
500 800 1 300 4 500 346 000 3,0 1 528
2026 (P)
borne supérieure
1 000 1 600 2 600 5 000 368 000
2027 (P)
borne inférieure
400 1 100 1 500 4 400 346 000 3,2 1 582
2027 (P)
borne supérieure
1 100 1 800 2 900 5 400 380 000
2028 (P)
borne inférieure
200 1 400 1 600 4 200 346 000 2,9 1 636
2028 (P)
borne supérieure
1 200 1 900 3 100 5 700 394 000

Sources : ACI et SCHL

Les prévisions fournies dans le présent document sont fondées sur l’information disponible en date du 15 janvier 2026.

Saskatoon

Points clés

  • Les mises en chantier d’habitations augmenteront légèrement par rapport aux récents sommets. Elles seront stimulées par la forte demande de logements pour propriétaires-occupants avec entrée privée. Les programmes de financement gouvernementaux continueront de soutenir les mises en chantier d’appartements destinés à la location.
  • Le marché de la revente de Saskatoon demeurera vigoureux en raison de l’augmentation du nombre d’acheteurs potentiels issus de l’immigration récente.
  • Les taux d’inoccupation monteront à mesure que l’offre de logements neufs destinés à la location s’accroîtra. Parallèlement, la baisse de l’immigration et la hausse du taux de chômage chez les jeunes ménages réduiront la demande.

Le nombre total de mises en chantier d’habitations à Saskatoon augmentera lentement et de façon constante en 2026. Les mises en chantier d’appartements afficheront une hausse légère. En revanche, les mises en chantier de logements avec entrée privée devraient demeurer stables, près des niveaux élevés atteints récemment.

À Saskatoon, la population est plus jeune que dans d’autres régions. Ce profil démographique soutient la demande de logements avec entrée privée, qui est aussi alimentée par les immigrants de longue date. Ces derniers accèdent à la propriété malgré le ralentissement global de la croissance économique. Les mises en chantier d’appartements sont appuyées par les politiques incitatives et les plans des promoteurs. C’est le cas malgré l’affaiblissement de la demande de logements locatifs attribuable à la baisse de l’immigration et au chômage élevé chez les jeunes. Les constructeurs sont susceptibles de ralentir le rythme des mises en chantier d’appartements locatifs en 2027 et 2028. Ils chercheront ainsi à limiter la pression à la hausse sur l’inoccupation.

Selon les ventes, le marché de la revente de Saskatoon a été très vigoureux en 2025. La demande de logements pour propriétaires-occupants est demeurée résiliente face à l’incertitude démographique et commerciale persistante. Les ventes devraient rester élevées, car elles enregistreront une croissance modeste. Les prix moyens devraient eux aussi augmenter légèrement au cours de la période de prévision.

On s’attend à ce que l’offre de logements destinés à la location continue de croître à Saskatoon en 2026. Elle sera stimulée par l’achèvement imminent de nombreux ensembles résidentiels, ainsi que par les logements en construction, les incitatifs gouvernementaux et les mises en chantier d’appartements.

La demande de logements locatifs augmentera lentement en 2026 en raison de la baisse de l’immigration et de l’affaiblissement du marché de l’emploi pour les jeunes travailleurs. Toutefois, l’offre devrait dépasser la demande, de sorte que les taux d’inoccupation monteront par rapport à leurs creux récents. La croissance des loyers se poursuivra, mais à un rythme plus lent qu’au cours des dernières années. Les propriétaires-bailleurs offriront donc plus d’incitatifs pour attirer les locataires.

Résumé des prévisions (RMR de Saskatoon)
Date Marché du neuf : mises en chantier Marché de la revente Marché locatif
Logements avec entrée privée Appartements Tous les logements Ventes MLS® Prix MLS® moyen ($) Taux d’inoccupation (%) Loyer moyen des logements de 2 chambres ($)
2023 1 050 1 598 2 648 6 271 359 702 2,0 1 360
2024 1 376 1 280 2 656 6 689 384 611 2,0 1 471
2025 1 694 2 118 3 812 6 854 417 918 3,3 1 548
2026 (P)
borne inférieure
1 500 2 000 3 500 6 700 433 000 4,4 1 605
2026 (P)
borne supérieure
1 900 2 600 4 500 7 400 454 000
2027 (P)
borne inférieure
1 300 2 000 3 300 6 400 449 000 4,7 1 663
2027 (P)
borne supérieure
1 900 2 800 4 700 7 800 473 000
2028 (P)
borne inférieure
1 200 2 000 3 200 6 300 468 000 4,3 1 724
2028 (P)
borne supérieure
2 000 3 000 5 000 8 400 495 000

Sources : ACI et SCHL

Les prévisions fournies dans le présent document sont fondées sur l’information disponible en date du 15 janvier 2026.

Winnipeg

Points clés

  • Les mises en chantier d’habitations ont fortement augmenté en 2025 à Winnipeg. Elles demeureront élevées en 2026. D’une part, la forte demande de logements pour propriétaires-occupants continuera de stimuler la construction d’unités avec entrée privée. D’autre part, l’aménagement d’appartements locatifs sera soutenu par des programmes et des incitatifs gouvernementaux.
  • Les ventes resteront solides. En effet, la croissance démographique antérieure élargit le bassin d’acheteurs, et le raffermissement de la capacité d’emprunt facilite l’achat d’habitations. Par contre, les ventes ralentiront puisque l’amélioration des conditions de travail sera contrebalancée par la diminution de la demande refoulée.
  • Les taux d’inoccupation des logements locatifs atteindront leur plus haut niveau en plus de 20 ans. Leur hausse sera attribuable à l’affaiblissement de la demande et à l’offre de logements locatifs neufs. La croissance des loyers ralentira aussi, car les propriétaires-bailleurs se feront concurrence pour trouver des locataires. Le marché locatif est actuellement serré. Il se détendra graduellement, notamment grâce à la baisse de l’immigration, à la hausse des achèvements et aux politiques très favorables.

Les mises en chantier d’habitations à Winnipeg en 2025 ont dépassé les attentes de notre mise à jour de l’été. Elles ont été élevées cette année-là, et elles le resteront au cours de la période de prévision. La forte activité dans le segment des maisons individuelles et la poursuite de la construction d’appartements locatifs alimentent cette tendance.

La demande de logements avec entrée privée, en particulier de maisons individuelles, demeurera forte. Cette vigueur découlera de la demande refoulée de logements pour propriétaires-occupants et de l’amélioration des conditions d’emprunt. Le marché de la revente étant serré, les promoteurs seront susceptibles d’entreprendre un plus grand nombre de projets de logements pour propriétaires-occupants. Les réformes de zonage mises en œuvre en juin 2025 permettront d’accroître le nombre de logements collectifs intercalaires dans les quartiers établis.

Les ventes en 2025 ont correspondu à nos attentes et elles devraient demeurer élevées en 2026. Les répercussions à retardement de la croissance démographique record des années précédentes et l’amélioration de la capacité d’emprunt expliquent cette vigueur. Après 2026, les ventes devraient s’affaiblir étant donné que la demande refoulée diminuera et que la croissance démographique ralentira. L’augmentation des prix sur le marché de la revente sera ainsi limitée par rapport aux hausses observées en 2025.

Le marché locatif de Winnipeg continuera de se détendre. Les taux d’inoccupation augmenteront et la croissance des loyers ralentira. La demande de logements locatifs à Winnipeg est fortement influencée par l’immigration, en particulier les résidents non permanents. La baisse de l’immigration jusqu’en 2027 continuera donc d’avoir une incidence sur la demande de ce type de logement.

Le parc locatif devrait croître grâce aux politiques et aux programmes gouvernementaux. Citons par exemple l’Incitatif à la construction de logements locatifs de la province, le financement favorable et les logements collectifs intercalaires rendus possibles par les réformes de zonage. L’offre accrue de logements destinés à la location accentuera la concurrence. Par conséquent, certaines copropriétés offertes en location pourraient revenir sur le marché des logements pour propriétaires-occupants, où la demande sera encore forte.

Résumé des prévisions (RMR de Winnipeg)
Date Marché du neuf : mises en chantier Marché de la revente Marché locatif
Logements avec entrée privée Appartements Tous les logements Ventes MLS® Prix MLS® moyen ($) Taux d’inoccupation (%) Loyer moyen des logements de 2 chambres ($)
2023 2 259 3 195 5 454 12 005 368 325 1,8 1 427
2024 2 421 2 730 5 151 13 487 390 730 1,7 1 507
2025 2 726 3 335 6 061 14 179 409 105 2,9 1 571
2026 (P)
borne inférieure
2 500 3 100 5 600 13 200 421 000 4,4 1 630
2026 (P)
borne supérieure
3 100 3 400 6 500 14 600 434 000
2027 (P)
borne inférieure
2 300 3 000 5 300 12 800 419 000 5,0 1 685
2027 (P)
borne supérieure
3 300 3 400 6 700 14 600 453 000
2028 (P)
borne inférieure
2 100 2 700 4 900 12 400 418 000 5,3 1 750
2028 (P)
borne supérieure
3 400  3 300 6 700 14 600 470 000

Sources : ACI et SCHL

Les prévisions fournies dans le présent document sont fondées sur l’information disponible en date du 15 janvier 2026.

Aperçu régional

  • En Ontario, le marché de l’habitation sera influencé par une croissance économique lente mais positive, la baisse du chômage et l’amélioration de l’abordabilité. Cependant, les tensions commerciales internationales qui ont accru l’incertitude économique rendront les acheteurs plus prudents. L’activité restera donc faible dans l’ensemble du marché de l’habitation.
  • Les ventes de logements existants devraient augmenter, car la croissance du revenu, la diminution des prix et la baisse des charges de remboursement hypothécaire stimuleront la demande. Malgré cela, les ventes demeureront inférieures à leur moyenne sur 10 ans en raison des problèmes persistants d’abordabilité. La hausse des ventes dans la province sera surtout alimentée par l’activité attendue dans la région du Grand Toronto (RGT). Les ventes seront à la traîne dans le sud-ouest de l’Ontario et dans la zone périphérique de la région élargie du Golden Horseshoe. Elles devraient toutefois demeurer stables à Ottawa.
  • Sur le marché de la revente, l’abondance des stocks et la faiblesse des ventes feront légèrement baisser les prix moyens, qui recommenceront ensuite à augmenter en 2027 et 2028.
  • Selon les projections, les mises en chantier d’habitations en Ontario diminueront en 2026, car celles de copropriétés continueront de ralentir. La baisse globale sera toutefois atténuée par la vigueur de l’activité dans le segment des logements collectifs. Le nombre total de mises en chantier d’habitations devrait se stabiliser en 2027 puis se redresser en 2028.
  • L’offre accrue de logements locatifs et la réduction de la population de résidents temporaires feront monter les taux d’inoccupation des logements destinés à la location. La croissance des loyers moyens des unités de 2 chambres va donc ralentir.
  • Nos prévisions concernant les mises en chantier et le prix moyen ont été revues à la baisse par rapport aux perspectives publiées l’été dernier. Quant au marché locatif, l’activité y évolue comme prévu dans la plupart des régions.

Les ventes de logements existants devraient augmenter à mesure que les difficultés économiques de la dernière année se résorberont

Les tensions commerciales ont nui à des secteurs clés de l’Ontario, comme l’automobile et les métaux. Les investissements des entreprises et les possibilités d’emploi ont diminué, et les acheteurs se sont montrés prudents. Toutefois, ces pressions devraient se relâcher graduellement durant la période de prévision. Leur baisse aidera à soutenir les marchés locaux de la revente grâce à l’amélioration de la confiance des consommateurs.

Les mesures de soutien budgétaire et monétaire devraient permettre d’atténuer les répercussions des tarifs douaniers et de stimuler l’emploi dans divers secteurs (finances, technologie, défense, soins de santé, etc.). Les secteurs de l’Ontario qui ne dépendent pas des échanges commerciaux continueront d’offrir une certaine stabilité, ce qui empêchera la situation globale du marché du travail de se détériorer (figure 1).

Figure 1 : La faiblesse du marché du travail se limite aux secteurs qui dépendent des échanges commerciaux
Indice du nombre d’employés selon le type de secteur (janv. 2023 = 100), données désaisonnalisées, Ontario

Source : Statistique Canada; calculs de la SCHL.

Dernière observation : octobre 2025

Indice du nombre d’employés selon le type de secteur (janv. 2023 = 100), données désaisonnalisées, Ontario
Date Secteurs qui dépendent des échanges commerciaux Secteurs qui ne dépendent pas des échanges commerciaux Secteurs dont la dépendance varie
2023-01 100,0 100,0 100,0
2023-02 100,3 100,6 100,2
2023-03 100,2 100,6 100,3
2023-04 101,0 99,9 100,4
2023-05 100,7 101,1 100,1
2023-06 100,8 101,5 100,3
2023-07 100,5 101,7 100,0
2023-08 100,6 101,8 100,3
2023-09 100,4 102,5 100,3
2023-10 100,2 102,5 100,1
2023-11 100,4 102,5 100,0
2023-12 100,1 102,4 100,1
2024-01 100,5 102,4 100,6
2024-02 100,0 102,6 100,8
2024-03 100,2 102,9 101,1
2024-04 100,3 103,6 101,5
2024-05 100,4 103,3 101,5
2024-06 100,3 102,9 101,3
2024-07 100,1 103,2 101,4
2024-08 100,3 103,5 101,6
2024-09 100,3 102,9 101,3
2024-10 100,0 102,9 101,1
2024-11 98,7 103,1 101,3
2024-12 100,5 102,9 101,3
2025-01 100,3 103,5 101,8
2025-02 99,8 102,8 101,7
2025-03 99,9 102,5 101,2
2025-04 99,7 102,9 101,4
2025-05 99,3 102,9 101,6
2025-06 98,9 102,6 101,5
2025-07 99,3 103,0 101,9
2025-08 99,3 103,3 102,0
2025-09 98,6 102,7 101,8
2025-10 98,8 103,0 102,2

Selon les projections, les ventes se remettront à augmenter dans les grandes régions métropolitaines de recensement (RMR) de l’Ontario en 2026 et continueront de croître en 2027 et 2028. Plusieurs facteurs alimenteront les ventes de logements, dont les suivants :

  • L’abordabilité s’améliorera, car la croissance du revenu dépassera la hausse des prix des logements. Les taux hypothécaires ont diminué récemment, et les règles de l’assurance prêt hypothécaire ont changé. Plus particulièrement, la période d’amortissement a été allongée. Ces facteurs aideront un nombre accru d’acheteurs à entrer sur le marché.
  • La formation de ménages devrait rester relativement forte malgré la faible croissance démographique. Elle sera soutenue par la demande refoulée. Grâce à la hausse des stocks et à la baisse des prix, une partie des ménages qui n’avaient pas pu se former par le passé pourront obtenir un logement qui répond à leurs besoins.
  • La participation accrue des accédants à la propriété sur le marché aide les acheteurs déjà propriétaires à passer à un logement d’un cran supérieur. Elle favorisera donc les ventes dans d’autres groupes d’acheteurs pendant la période de prévision.

Cependant, les ventes resteront sans doute inférieures à la moyenne sur 10 ans en raison de plusieurs facteurs. Le pouvoir d’achat global limité, le niveau historiquement bas de la confiance des consommateurs et la faible croissance démographique ralentiront la demande. Les prévisions des ventes varient selon la région :

  • La région du Grand Toronto devrait connaître la plus forte croissance des ventes, car la demande y est élevée et son économie est diversifiée.
  • La hausse des ventes est censée ralentir dans le sud-ouest de l’Ontario et la zone périphérique de la région élargie du Golden Horseshoe. Elle sera freinée par l’affaiblissement des perspectives d’emploi et la réduction de la migration intraprovinciale.
  • À Ottawa, les ventes demeureront stables selon les prévisions, grâce à la solidité des secteurs de la technologie et de la défense.

Les stocks élevés freineront la croissance des prix

En Ontario, le prix de revente moyen devrait diminuer légèrement en 2026, surtout en raison de la faiblesse de l’activité dans la région du Grand Toronto. L’offre abondante sur le marché de la revente et la lenteur persistante des ventes pousseront les vendeurs à réduire les prix cette année-là.

Selon nos renseignements, les inscriptions devraient demeurer élevées. Il semble qu’un nombre accru de vendeurs, surtout des investisseurs, reviennent sur le marché après avoir tenté en vain de se départir de leurs logements par le passé. Une pression supplémentaire pourrait s’exercer sur les inscriptions étant donné le volume élevé d’achèvements de logements neufs. Le grand nombre de prêts hypothécaires qui seront renouvelés en 2026 est un autre facteur. Il pourrait en effet accroître le nombre d’emprunteurs en difficulté financière qui mettront leur habitation en vente.

L’augmentation de la demande de logements devrait faire croître les prix en 2027 et 2028. La progression des prix dans la province sera alimentée par la baisse des stocks et la hausse de la demande dans la RGT. En outre, la diminution des achèvements réduira l’offre de logements neufs, ce qui limitera l'augmentation des inscriptions dans l'avenir.

La dynamique du marché variera selon le type de logement :

  • L’activité devrait être plus stable pour les logements familiaux que pour les autres types de logements. La forte demande devrait permettre d’accélérer l’écoulement des stocks.
  • L’écoulement des appartements en copropriété, surtout dans la RGT, à Hamilton et à Kitchener - Cambridge - Waterloo, sera plus lent.

Les mises en chantier d’habitations devraient diminuer pour la cinquième année de suite

En Ontario, les mises en chantier d’habitations diminueront en 2026, après avoir accusé de fortes baisses les années précédentes. Leur recul sera concentré dans la RGT, à Ottawa et à Kitchener - Cambridge - Waterloo. Les tendances varieront selon le type de logement :

  • Logements avec entrée privée : Selon les prévisions, les mises en chantier de maisons individuelles, de jumelés et de maisons en rangée se replieront de nouveau. Leur baisse sera causée par la hausse des stocks sur le marché de la revente. Les logements relativement abordables qu’on y trouve feront concurrence au marché du neuf, où la demande diminuera. Toutefois, si le marché de la revente se resserre après 2026, les mises en chantier de logements avec entrée privée pourraient augmenter graduellement.
  • Appartements : Les appartements en copropriété connaîtront le recul le plus marqué en raison des très faibles ventes sur plan, qui laissent présager d’autres baisses. Les mises en chantier d’appartements locatifs devraient se stabiliser à des niveaux élevés en 2026 et par la suite. Elles seront soutenues par les investisseurs institutionnels et les programmes gouvernementaux. Toutefois, ces mises en chantier ne compenseront pas entièrement les baisses antérieures des mises en chantier de copropriétés.

L’Ontario demeure aux prises avec une pénurie structurelle de logements. L’accès au capital et la concurrence du marché de la revente, où l’offre est abondante, sont un frein aux mises en chantier. En outre, les prix élevés des logements neufs ont refroidi la demande. Les constructeurs de l’Ontario ont de la difficulté à maintenir les prix à de bas niveaux étant donné la hausse des coûts des intrants. Par exemple, les droits d’aménagement municipaux dans la province sont parmi les plus élevés au pays.

Les mises en chantier de logements locatifs continueront d’être un moteur important

Un revirement s’est produit en 2025 sur le marché de l’habitation de l’Ontario : les mises en chantier de logements locatifs ont dépassé celles d’autres types de logements (figure 2). En 2026, la baisse des coûts d’emprunt, les mesures fiscales ciblées et les initiatives entreprises par le gouvernement fédéral soutiendront les mises en chantier de logements locatifs. Leur hausse sera aussi alimentée par les politiques provinciales favorables et par l’amélioration des processus d’approbation locaux.

Figure 2 : Les mises en chantier de logements locatifs augmentent tandis que celles de copropriétés et de logements pour propriétaires-occupants diminuent
Mises en chantier de logements selon le mode d’occupation : somme mobile sur 4 trimestres, Ontario

Source : SCHL

Dernière observation : T3 2025

Mises en chantier de logements selon le mode d’occupation : somme mobile sur 4 trimestres, Ontario
Trimestre Logements de propriétaires-occupants Logements locatifs Copropriétés
T1 2015 30 042 5 590 21 142
T2 2015 30 468 5 411 22 693
T3 2015 31 370 6 857 25 957
T4 2015 33 729 6 644 27 911
T1 2016 36 325 7 030 28 123
T2 2016 37 052 8 134 27 614
T3 2016 38 349 8 012 24 996
T4 2016 39 148 7 367 25 340
T1 2017 41 054 7 791 25 672
T2 2017 41 149 6 717 25 013
T3 2017 42 300 6 495 26 871
T4 2017 41 045 7 373 26 756
T1 2018 39 151 7 833 28 873
T2 2018 37 938 8 235 31 180
T3 2018 34 171 7 979 31 393
T4 2018 32 893 8 568 34 475
T1 2019 30 962 7 652 32 201
T2 2019 29 925 8 584 30 221
T3 2019 31 596 10 751 29 318
T4 2019 31 897 9 895 26 078
T1 2020 34 694 11 075 23 808
T2 2020 34 660 11 528 25 448
T3 2020 36 244 10 324 28 801
T4 2020 38 570 11 203 29 143
T1 2021 39 559 11 651 33 599
T2 2021 42 120 12 459 34 407
T3 2021 41 327 12 888 35 171
T4 2021 40 059 13 882 38 343
T1 2022 38 739 12 953 37 421
T2 2022 38 087 12 556 36 816
T3 2022 38 649 14 274 37 810
T4 2022 37 591 14 917 39 377
T1 2023 36 623 17 562 38 213
T2 2023 33 255 19 225 42 781
T3 2023 29 212 18 710 42 958
T4 2023 26 962 18 992 39 816
T1 2024 25 262 17 677 42 949
T2 2024 24 592 16 501 38 839
T3 2024 24 034 17 820 33 749
T4 2024 23 998 17 912 30 208
T1 2025 23 461 18 063 23 872
T2 2025 22 187 19 927 21 001
T3 2025 20 419 22 646 19 036

Selon nos renseignements, beaucoup de promoteurs ayant obtenu du financement et une approbation municipale continueront de mettre en chantier de nouveaux logements locatifs. Ils sont motivés par le fait qu'ils s’attendent à achever ces logements à un moment où les conditions du marché se seront améliorées, d’ici la fin de la décennie. Plus particulièrement, la concurrence exercée par les logements neufs qui entreront sur le marché locatif secondaire devrait diminuer. Toutefois, il est plus difficile de prédire si la construction de logements locatifs continuera de croître en 2027, pour les raisons suivantes :

  • Les règles de souscription se sont resserrées, ce qui limite le nombre de terrains destinés à la construction de copropriétés dont l’usage prévu peut être changé pour accueillir des logements locatifs.
  • La hausse du taux d’inoccupation et le ralentissement de la croissance des loyers réduiront la viabilité des immeubles locatifs. Ce sera surtout le cas dans le sud-ouest de l’Ontario et dans la zone périphérique de la région élargie du Golden Horseshoe.

Les taux d’inoccupation augmenteront sur le marché locatif

En 2026, le marché locatif devrait rester équilibré dans l’ensemble. Les taux d’inoccupation se situeront entre 3 et 5 % en Ontario. Un volume appréciable de logements neufs feront grossir l’offre, mais la demande ne sera pas au rendez-vous. En effet, la baisse de la migration internationale continuera de peser sur la demande cette année. Les taux d’inoccupation devraient croître dans le sud-ouest de l’Ontario et dans certaines parties de la zone périphérique de la région élargie du Golden Horseshoe. Dans ces secteurs, la croissance démographique dépend beaucoup de l’afflux de résidents non permanents.

La hausse du loyer moyen des logements de 2 chambres ralentira, car les propriétaires-bailleurs se feront concurrence pour attirer de nouveaux locataires. La croissance des loyers payés par les locataires existants sera aussi limitée, car les propriétaires-bailleurs voudront maintenir leurs niveaux d’occupation.

Risques liés aux prévisions

Les prévisions du marché de l’habitation de l’Ontario dépendent de facteurs clés comme les taux d’intérêt, l’emploi, le revenu et la migration. Si ces facteurs dévient de leurs trajectoires attendues, nos prévisions sur le marché de l’habitation s’en trouveront compromises.

La province de l’Ontario est aussi exposée à des risques particuliers liés à la politique commerciale des États-Unis. Cette dernière pourrait avoir des répercussions sur l’économie provinciale, surtout dans les principaux secteurs d’exportation, comme les métaux et l’automobile. Des tarifs plus élevés que prévu pourraient nuire aux collectivités qui dépendent des industries de la production de biens.

La demande refoulée de logements pour propriétaires-occupants pourrait aussi être plus forte que prévu. Si c’était le cas, et si la pénurie de logements s’aggrave, l’activité pourrait être plus vive que prévu sur le marché. Elle serait soutenue par la croissance antérieure de la population et la hausse du revenu, qui font entrer un plus grand nombre d’accédants à la propriété sur le marché.

La construction de logements locatifs a été stimulée par les coûts d’emprunt relativement bas, les incitatifs financiers du gouvernement fédéral et les programmes municipaux. Si ces conditions changent de manière défavorable, nos prévisions sur les mises en chantier d’habitations pourraient en souffrir. Il se pourrait aussi que des mesures de soutien accrues soient offertes, ce qui ferait croître les mises en chantier de logements locatifs au-delà des prévisions.

Région du Grand Toronto

Points clés

  • Après avoir touché leur plus bas niveau en 25 ans, les ventes devraient augmenter en 2026, grâce à l’amélioration de l’abordabilité et à la résilience de l’économie. Cependant, l’activité demeurera inférieure aux moyennes historiques.
  • Les stocks de logements disponibles sur le marché de la revente en 2026 devraient permettre de répondre aisément à la demande. On peut donc s’attendre à une baisse du prix moyen, ce qui s’écarte de nos dernières prévisions.
  • Le nombre total de mises en chantier d’habitations devrait diminuer en 2026, en raison du recul attendu dans le segment des copropriétés. L’effet de ce recul sera toutefois atténué par la forte construction de logements locatifs.

En 2026, le nombre de ventes devrait s’accroître. Les acheteurs pour qui le marché était hors de portée seront encouragés par la baisse des prix et l’allègement des taux hypothécaires, qui a accru la capacité d’emprunt (figure 3). Le retour au bureau des travailleurs devrait aussi réduire le nombre de personnes qui quitteront la région, ce qui soutiendra la demande. Toutefois, les ventes demeureront inférieures à leur moyenne sur 10 ans, en raison de plusieurs facteurs : taux de chômage élevé, faible confiance des investisseurs et problèmes persistants d’abordabilité pour de nombreux ménages. Après 2026, l’amélioration du marché du travail soutiendra la croissance des ventes.

Figure 3 : La capacité d’emprunt hypothécaire s’est améliorée
Capacité d’emprunt hypothécaire par rapport à un prêt hypothécaire contracté pour un appartement en copropriété de référence, région du Grand Toronto ($)

*Hypothèses : ménage ayant 2 revenus correspondant au revenu brut moyen par habitant, période d’amortissement de 30 ans, taux hypothécaire fixe de 5 ans (prêt ordinaire) et rapport d’amortissement brut de 39 %.

**Hypothèses : mise de fonds de 20 % et prix de référence des appartements en copropriété (données désaisonnalisées).

Sources : SCHL, Signal49 et ACI; calculs de la SCHL.

Capacité d’emprunt hypothécaire par rapport à un prêt hypothécaire contracté pour un appartement en copropriété de référence, région du Grand Toronto ($)
Trimestre Capacité d’emprunt hypothécaire* Prêt hypothécaire contracté pour un appartement en copropriété de référence**
T4 2005 409 558 166 366
T1 2006 405 016 168 759
T2 2006 395 359 170 018
T3 2006 397 542 171 820
T4 2006 410 358 173 465
T1 2007 415 070 175 547
T2 2007 415 974 180 309
T3 2007 401 712 183 706
T4 2007 396 016 188 107
T1 2008 395 746 192 037
T2 2008 416 676 193 833
T3 2008 418 763 194 055
T4 2008 408 698 193 155
T1 2009 450 042 184 885
T2 2009 483 476 189 897
T3 2009 471 612 199 150
T4 2009 480 017 210 073
T1 2010 489 431 216 726
T2 2010 469 925 217 794
T3 2010 496 481 214 992
T4 2010 522 306 217 055
T1 2011 513 130 221 806
T2 2011 508 216 226 175
T3 2011 530 699 231 023
T4 2011 539 414 233 209
T1 2012 549 314 235 201
T2 2012 545 926 235 504
T3 2012 556 826 234 969
T4 2012 562 870 233 470
T1 2013 570 553 232 888
T2 2013 578 303 234 999
T3 2013 571 538 235 558
T4 2013 564 129 239 390
T1 2014 573 584 241 469
T2 2014 595 604 243 426
T3 2014 603 050 246 306
T4 2014 609 151 250 886
T1 2015 628 219 252 066
T2 2015 647 686 255 165
T3 2015 657 084 260 051
T4 2015 664 167 264 650
T1 2016 650 235 267 640
T2 2016 652 150 273 765
T3 2016 655 639 286 260
T4 2016 659 659 301 233
T1 2017 663 974 328 863
T2 2017 673 306 358 303
T3 2017 668 525 356 645
T4 2017 665 390 366 665
T1 2018 657 341 373 853
T2 2018 645 050 381 525
T3 2018 640 598 389 627
T4 2018 645 447 400 494
T1 2019 643 082 398 688
T2 2019 667 261 403 960
T3 2019 694 214 417 986
T4 2019 708 382 431 393
T1 2020 712 964 452 803
T2 2020 768 578 441 861
T3 2020 798 474 448 630
T4 2020 816 816 452 740
T1 2021 847 283 467 702
T2 2021 847 496 494 402
T3 2021 861 706 510 969
T4 2021 846 612 516 948
T1 2022 836 180 573 036
T2 2022 730 095 557 120
T3 2022 656 359 529 222
T4 2022 642 356 516 280
T1 2023 644 960 504 805
T2 2023 651 930 510 080
T3 2023 638 297 522 225
T4 2023 623 026 515 155
T1 2024 632 171 503 380
T2 2024 652 297 499 166
T3 2024 695 407 493 288
T4 2024 731 120 492 555
T1 2025 747 264 484 217
T2 2025 762 522 462 454
T3 2025 767 142 454 885
T4 2025 777 204 s.o.
T1 2026 771 905 s.o.
T2 2026 774 709 s.o.
T3 2026 782 338 s.o.
T4 2026 (P) 782 409 s.o.

En 2026, le prix moyen devrait continuer de diminuer en raison des stocks élevés de logements existants, des problèmes persistants d’abordabilité et de la faiblesse des ventes. Les copropriétés devraient accuser de plus fortes baisses de prix que les autres types de logements, en raison du nombre élevé d’achèvements. En 2027, le prix moyen devrait se remettre à augmenter, car les achèvements de logements neufs se replieront et les ventes commenceront à croître plus vite que les nouvelles inscriptions.

Selon les prévisions, les mises en chantier d’habitations reculeront dans la région du Grand Toronto (RGT). Elles seront freinées par la faiblesse persistante du segment des appartements en copropriété. Ces perspectives s’appuient sur le volume exceptionnellement faible de logements vendus sur plan ces 2 dernières années. En effet, de nombreux acheteurs ont choisi le marché de la revente plutôt que celui du neuf. De nouvelles données probantes laissent entrevoir une hausse des mises en chantier d’habitations après 2027. Certains promoteurs chercheront à entreprendre la construction de nouveaux immeubles en visant des seuils de ventes plus bas que par le passé.

Les mises en chantier d’habitations avec entrée privée devraient encore diminuer en 2026. Le manque d’abordabilité et le refoulement de l’activité chez les propriétaires qui auraient voulu acheter un logement d’un cran supérieur sont des facteurs qui réduiront la demande. Les acheteurs potentiels se tourneront probablement vers le marché de la revente, où l’offre est abondante. Quant aux constructeurs, ils s’efforceront d’abord de vendre le nombre croissant de logements récemment achevés et invendus.

Même si elles devraient accuser une baisse globale cette année, les mises en chantier d'habitations augmenteront dans le segment des logements locatifs, selon nos prévisions. Les programmes de financement gouvernementaux et les incitatifs municipaux continueront de soutenir la construction de ce type de logement. Les renseignements que nous recueillons sur le marché montrent qu'il y a un certain optimisme à l’égard des perspectives à long terme du marché locatif. Les promoteurs de logements locatifs sont encouragés par la diminution de la concurrence du marché des copropriétés, où les achèvements ralentissent. Les copropriétés sont actuellement la principale source de logements locatifs neufs. De plus, un nombre croissant de promoteurs cherchent à convertir leurs demandes d’aménagement de sites pour pouvoir construire des logements locatifs plutôt que des copropriétés.

Le taux d’inoccupation des appartements destinés à la location devrait augmenter en 2026. La hausse de l’offre dans ce segment coïncidera avec un affaiblissement de la croissance démographique. L’amélioration de l’abordabilité des propriétés résidentielles incitera aussi certains locataires à revenu élevé dans la RGT à acheter une habitation. En 2027 et 2028, le taux d’inoccupation se stabilisera, car la demande dépassera l’offre, dont la croissance ralentira. En effet, il y aura une forte baisse du nombre de copropriétés récemment achevées et proposées en location.

La hausse du loyer moyen des logements de 2 chambres ralentira en 2026, en raison du nombre accru d’options offertes sur le marché locatif. Cette croissance de l’offre proviendra en grande partie des logements ayant changé de locataires et des logements neufs à prix élevé qui entreront sur le marché. La croissance des loyers devrait s’accélérer un peu après 2026, lorsque les conditions commenceront à se stabiliser.

Résumé des prévisions (RMR de Toronto)
Date Marché du neuf : mises en chantier Marché de la revente Marché locatif
Logements avec entrée privée Appartements Tous les logements Ventes MLS® Prix MLS® moyen ($) Taux d’inoccupation (%) Loyer moyen des logements de 2 chambres ($)
2023 9 909 37 519 47 428 66 311 1 127 426 1,4 1 961
2024 9 556 28 162 37 718 67 985 1 118 137 2,5 1 974
2025 7 101 18 986 26 087 62 735 1 068 210 3 2 046
2026 (P)
borne inférieure
4 800 15 900 20 700 65 000 994 000 3,5 2 090
2026 (P)
borne supérieure
6 200 18 700 24 900 75 000 1 056 000
2027 (P)
borne inférieure
4 700 16 900 21 600 71 000 1 008 000 3,4 2 140
2027 (P)
borne supérieure
7 300 20 700 28 000 89 000 1 098 000
2028 (P)
borne inférieure
4 500 18 900 23 400 72 000 1 006 000 2,9 2 220
2028 (P)
borne supérieure
8 500 24 300 32 800 98 000 1 150 000

Sources : ACI et SCHL

Les prévisions fournies dans le présent document sont fondées sur l’information disponible en date du 15 janvier 2026.

Hamilton

Points clés

  • Les ventes devraient reprendre de la vigueur lorsque l’incertitude commerciale se résorbera et que l’économie se rajustera. Par contre, l’équilibre du marché ne se rétablira pas avant 2027.
  • Selon les prévisions, les mises en chantier d’habitations diminueront en 2026. La vigueur du côté des logements locatifs viendra toutefois atténuer la baisse attendue dans le segment des copropriétés. Il s’agira d’un changement important dans la région.
  • Les résultats du marché de l’habitation ont été meilleurs que prévu depuis notre mise à jour de l’été.

Les ventes à Hamilton devraient croître en 2026. Lorsque l’incertitude économique diminuera et que l’abordabilité s’améliorera, les acheteurs pour qui les logements étaient trop chers reviendront graduellement sur le marché. Les exigences de retour au bureau sont moins susceptibles de nuire au marché dans la région métropolitaine de recensement (RMR) de Hamilton que dans d’autres secteurs, grâce au transport en commun vers Toronto. La demande provenant des personnes qui quitteront Toronto pour s’établir à Hamilton compensera, voire dépassera, toute baisse causée par les travailleurs qui pourraient quitter la RMR. Cependant, l’abordabilité des logements à Hamilton demeurera historiquement faible, ce qui limitera la demande. Il est peu probable que les ventes reviennent à leurs moyennes historiques avant 2028.

Selon les prévisions, le prix moyen restera stable en 2026, car les stocks élevés freineront la croissance des prix. De modestes hausses de prix devraient se produire plus tard au cours de la période de prévision, lorsque les stocks culmineront et que la demande s’intensifiera graduellement. Dans certains secteurs de la RMR, comme Burlington, la croissance des prix pourrait être plus forte qu’ailleurs. C’est parce que les acheteurs sont prêts à payer plus cher pour raccourcir leur temps de déplacement. À l’inverse, les prix pourraient diminuer davantage dans le centre de Hamilton. La faiblesse de la demande chez les investisseurs risque d’y ralentir l’écoulement des stocks, surtout ceux d’appartements en copropriété.

Selon nos prévisions, les mises en chantier d’habitations diminueront dans la RMR de Hamilton en 2026. Par contre, leur hausse du côté des appartements locatifs dans toutes les municipalités (Hamilton, Burlington et Grimsby) atténuera en partie la baisse de la construction de copropriétés.

En 2027 et 2028, les mises en chantier de logements avec entrée privée devraient augmenter par rapport aux creux historiques. Elles se redresseront à mesure que les conditions macroéconomiques s’amélioreront et que les stocks de logements invendus reviendront vers leurs niveaux habituels.

Les maisons en rangée superposées devraient représenter une part croissante de l’activité dans le segment des appartements. En effet, les promoteurs délaisseront la construction de tours d’habitation au profit des logements du « chaînon manquant ».

Les politiques gouvernementales devraient soutenir les mises en chantier d’appartements locatifs dans l’avenir. Les initiatives visant à accélérer la construction aideront à maintenir les mises en chantier tout au long de la période de prévision. Les incitatifs qui continueront d’être offerts pour qu’un plus grand nombre de projets soient approuvés auront aussi un effet favorable.

Le taux d'inoccupation des logements destinés à la location va probablement continuer de croître en 2026. Le nombre élevé d’appartements – destinés à la location et en copropriété – mis en chantier ces dernières années fera augmenter l’offre de logements locatifs. Par contre, le ralentissement de la croissance démographique limitera l’écoulement des logements. Le taux d’inoccupation se stabilisera plus tard au cours de la période de prévision, à mesure que les achèvements diminueront et que la formation de ménages augmentera.

La croissance des loyers ralentira. Elle sera surtout alimentée par les logements qui changeront de locataires et les logements locatifs à prix élevé récemment achevés.

Résumé des prévisions (RMR de Hamilton)
Date Marché du neuf : mises en chantier Marché de la revente Marché locatif
Logements avec entrée privée Appartements Tous les logements Ventes MLS® Prix MLS® moyen ($) Taux d’inoccupation (%) Loyer moyen des logements de 2 chambres ($)
2023 1 125 2 576 3 701 8 499 847 367 2,1 1 619
2024 809 1 818 2 627 8 688 858 332 2,4 1 632
2025 597 2 549 3 146 8 631 840 915 3,6 1 656
2026 (P)
borne inférieure
600 1 700 2 300 8 600 820 000 4,0 1 685
2026 (P)
borne supérieure
700 2 200 2 900 9 600 855 000
2027 (P)
borne inférieure
750 1 500 2 250 9 200 840 000 4,2 1 710
2027 (P)
borne supérieure
900 2 150 3 050 10 400 890 000
2028 (P)
borne inférieure
800 1 700 2 500 9 500 860 000 4,3 1 736
2028 (P)
borne supérieure
1 000 2 500 3 500 11 200 940 000

Sources : ACI et SCHL

Les prévisions fournies dans le présent document sont fondées sur l’information disponible en date du 15 janvier 2026.

Kitchener - Cambridge - Waterloo

Points clés
  • Même si l’amélioration de l’abordabilité favorisera l’augmentation des ventes, leur nombre restera faible. La lenteur de la croissance démographique et l’incertitude économique pèseront sur la demande.
  • Le prix moyen devrait rester stable en 2026, contrairement à ce que nous entrevoyions dans nos perspectives mises à jour l’été dernier. En revanche, les prix devraient augmenter en 2027 et 2028, à mesure que le marché s’équilibrera.
  • Selon les prévisions, les mises en chantier d’habitations diminueront par rapport aux niveaux élevés observés récemment. Elles seront surtout modérées par le ralentissement attendu dans le segment des appartements en copropriété.

L’amélioration de l’abordabilité des propriétés résidentielles devrait faire croître le nombre de ventes. On estime cependant que les ventes ne s’approcheront pas des moyennes historiques avant 2028. La faible croissance démographique et l’incertitude économique qui perdure continueront de refroidir la demande.

L’économie de Kitchener - Cambridge - Waterloo bénéficiera de l’expansion des secteurs des soins de santé et des technologies. Toutefois, des difficultés à court terme persistent, car la demande diminue dans deux grands secteurs de l’économie locale : l’éducation et l’automobile. Cette région métropolitaine de recensement (RMR) est particulièrement vulnérable aux changements dans la politique commerciale, qui pourraient limiter la croissance future de l’emploi.

Le prix moyen devrait être stable cette année, puis se remettre à croître en 2027 et 2028, soutenu par l’amélioration des facteurs fondamentaux de la demande. Les inscriptions seront nombreuses en 2026. Les logements s’écouleront graduellement, à mesure que les ventes se renforceront. Le marché se rapprochera alors de son point d’équilibre. À partir de 2027, le resserrement de l’offre pourrait raviver la surenchère dans les secteurs recherchés davantage par les jeunes familles que par les investisseurs.

Dans la RMR de Kitchener - Cambridge - Waterloo, les mises en chantier d’habitations devraient diminuer en 2026 par rapport à leur niveau élevé de 2025. Leur baisse sera surtout attribuable à la faible demande d’appartements en copropriété chez les investisseurs. L’effet du ralentissement prévu du côté des copropriétés sera atténué par la hausse des mises en chantier d’appartements destinés à la location, qui resteront fortes à Kitchener et à Waterloo. Soulignons que la capacité limitée des infrastructures dans la région de Waterloo a obligé la municipalité de cesser temporairement d’approuver les nouveaux projets de construction. Le nombre réel de mises en chantier d’habitations pourrait ainsi être plus faible que nos prévisions.

La demande de logements neufs avec entrée privée restera probablement faible au début de la période de prévision. Les acheteurs privilégient plutôt le marché de la revente. Les constructeurs devraient réorienter leur production vers des logements de taille relativement petite, comme les maisons en rangée, pour répondre à la demande de logements abordables. Ce changement fera sans doute augmenter les mises en chantier dans des secteurs comme Cambridge et le sud de Kitchener.

Sur le marché des appartements destinés à la location, le taux d’inoccupation devrait monter en 2026. Le ralentissement de la croissance démographique et la baisse du nombre d’étudiants étrangers réduiront la demande, tandis que l’offre continuera de croître.

Le loyer moyen des logements de 2 chambres augmentera modérément, selon les prévisions. Le roulement des locataires soutiendra la croissance des loyers, mais la concurrence de plus en plus forte entre les propriétaires-bailleurs atténuera la pression sur les prix.

Résumé des prévisions (RMR de Kitchener – Cambridge – Waterloo)
Date Marché du neuf : mises en chantier Marché de la revente Marché locatif
Logements avec entrée privée Appartements Tous les logements Ventes MLS® Prix MLS® moyen ($) Taux d’inoccupation (%) Loyer moyen des logements de 2 chambres ($)
2023 2 111 2 601 4 712 6 149 788 342 2,1 1 658
2024 919 2 492 3 411 6 352 786 814 3,6 1 766
2025 914 3 392 4 306 6 115 754 842 4,1 1 832
2026 (P)
borne inférieure
800 2 500 3 300 6 000 725 000 4,3 1 865
2026 (P)
borne supérieure
900 3 100 4 000 6 800 775 000
2027 (P)
borne inférieure
1 100 2 000 3 100 6 500 745 000 4,5 1 890
2027 (P)
borne supérieure
1 300 2 800 4 100 7 500 815 000
2028 (P)
borne inférieure
1 200 2 000 3 200 6 700 760 000 4,5 1 910
2028 (P)
borne supérieure
1 500 3 000 4 500 8 100 860 000

Sources : ACI et SCHL

Les prévisions fournies dans le présent document sont fondées sur l’information disponible en date du 15 janvier 2026.

London

Points clés

  • Les ventes se redresseront graduellement lorsque l’incertitude liée aux échanges commerciaux diminuera. L’offre étant élevée, il est probable que le prix moyen n’augmentera que plus tard durant la période de prévision.
  • Les mises en chantier d’habitations devraient demeurer stables en 2026, grâce à la vigueur persistante du segment des appartements locatifs.
  • Les mises en chantier d’habitations ont été plus solides que nous l’avions prévu dans nos dernières perspectives.

Les ventes à London devraient augmenter à mesure que la conjoncture économique se stabilisera. Leur reprise sera toutefois modérée par l’incertitude liée aux échanges commerciaux. En 2027 et 2028, les ventes devraient s’accélérer sous l’effet de l’amélioration de la conjoncture économique. La demande refoulée et la croissance dans des secteurs clés – comme la fabrication de véhicules électriques et de véhicules de défense – contribueront aussi à stimuler les ventes.

Le prix moyen devrait rester plutôt stable en 2026. Le marché favorisera les acheteurs étant donné le nombre élevé d’inscriptions. Lorsque la demande se renforcera durant les dernières années de la période de prévision, la croissance des prix devrait reprendre. Elle sera toutefois modérée.

Selon les prévisions, les mises en chantier d’habitations dans la région métropolitaine de recensement (RMR) de London demeureront stables en 2026. La construction de logements avec entrée privée devrait rester près des creux qu’elle a touchés récemment. Elle sera limitée par la faiblesse des ventes de logements neufs et par l’offre abondante sur le marché de la revente. Après 2026, cependant, les mises en chantier de logements avec entrée privée devraient augmenter graduellement, surtout du côté des maisons en rangée. Ce type de logement est abordable pour les jeunes familles. Il attire aussi les ménages qui désirent déménager dans un logement plus petit pour diminuer l’entretien et les coûts. Bon nombre des maisons en rangée seront construites dans le quartier de South London.

Dans le segment des appartements aussi, les mises en chantier en 2026 resteront près des niveaux de 2025. La baisse des cibles de migration internationale et les problèmes liés aux échanges commerciaux réduisent la demande attendue. Malgré cela, de nombreux projets d’ensembles d’appartements locatifs déjà approuvés seront probablement mis en chantier.

Après 2026, la construction d’appartements devrait connaître un nouvel essor grâce au financement et au soutien stratégique des gouvernements et municipalités. Elle sera aussi favorisée par les efforts des municipalités visant à promouvoir l’aménagement de logements intercalaires et d’immeubles de moyenne hauteur. Même si les logements mis en chantier seront encore en grande partie des logements locatifs, l’activité se repliera sans doute dans ce segment. En effet, les constructeurs se concentreront sur l’achèvement du grand nombre de logements en construction.

Sur le marché des logements destinés à la location, le taux d'inoccupation devrait augmenter en 2026, car l’offre s’accroîtra fortement. Parallèlement, la demande sera refroidie par le ralentissement de la croissance démographique, causé par la réduction des cibles d’immigration et d’étudiants étrangers.

La croissance des loyers demeurera positive, mais elle sera modérée. L’augmentation de l’offre de logements locatifs et donc du choix offert aux locataires limitera la pression à la hausse sur les loyers. Les propriétaires-bailleurs chercheront probablement un équilibre entre deux impératifs : rajuster les loyers et conserver leurs locataires dans un contexte où la concurrence augmente.

Résumé des prévisions (RMR de London)
Date Marché du neuf : mises en chantier Marché de la revente Marché locatif
Logements avec entrée privée Appartements Tous les logements Ventes MLS® Prix MLS® moyen ($) Taux d’inoccupation (%) Loyer moyen des logements de 2 chambres ($)
2023 1 251 937 2 188 6 783 646 973 1,7 1 473
2024 1 206 2 965 4 171 7 227 642 784 2,9 1 548
2025 986 2 120 3 106 6 855 637 554 4,0 1 651
2026 (P)
borne inférieure
900 2 000 2 900 7 000 630 000 4,3 1 680
2026 (P)
borne supérieure
1 100 2 400 3 500 7 800 660 000
2027 (P)
borne inférieure
1 000 1 800 2 800 7 500 635 000 4,5 1 713
2027 (P)
borne supérieure
1 300 2 400 3 700 8 600 680 000
2028 (P)
borne inférieure
1 200 1 900 3 100 7 600 640 000 4,7 1 747
2028 (P)
borne supérieure
1 600 2 600 4 200 9 000 710 000

Sources : ACI et SCHL

Les prévisions fournies dans le présent document sont fondées sur l’information disponible en date du 15 janvier 2026.

Ottawa

Points clés

  • Les mises en chantier d'habitations vont ralentir en 2026, après avoir atteint un niveau exceptionnellement élevé en 2025.
  • La région métropolitaine devrait connaître une stabilisation des ventes. Le ralentissement de la croissance de la demande et la hausse de l’offre limiteront l’appréciation des prix.
  • Le marché locatif continuera de se détendre plus rapidement que prévu sur l’horizon de prévision.

Dans la partie ontarienne de la région métropolitaine de recensement (RMR) d’Ottawa - Gatineau (ci‑après appelée « région d’Ottawa »), les mises en chantier ont dépassé les prévisions présentées dans la mise à jour estivale de 2025. L’amélioration des conditions de financement et le soutien offert par les mesures des différents paliers de gouvernement ont donné un élan à la construction de logements locatifs en 2025.

Pour 2026, nous prévoyons une diminution des mises en chantier d’habitations. Le ralentissement de la croissance démographique et le nombre élevé d’unités déjà en construction en seront les principales causes. Selon nos renseignements, les permis et les approbations sont déjà en baisse par rapport à l’an dernier, ce qui confirme l’orientation de nos prévisions pour la région.

Le recul de l’activité touchera surtout les appartements. La hausse des taux d’inoccupation des unités neuves et relativement chères réduit l’intérêt des promoteurs pour la construction de nouveaux immeubles locatifs. La baisse des taux d’intérêt et les incitatifs ouvernementaux atténueront toutefois cet effet. Les appartements locatifs resteront majoritaires parmi les unités mises en chantier, mais leur part reculera par rapport à 2025. La construction de copropriétés continuera d’être peu attrayante faute d’investisseurs et d’acheteurs sur le marché.

Les mises en chantier de logements avec entrée privée demeureront stables. Les stocks élevés de maisons en rangée achevées mais invendues freineront les nouvelles mises en chantier en 2026. D’ailleurs, comme le souligne la SCHL dans son rapport sur les logements du chaînon manquant au Canada, Ottawa se distingue à cet égard : la proportion de maisons en rangée parmi les logements mis en chantier y est plus élevée que dans la plupart des autres marchés. Ce type de logement représente un cinquième du parc résidentiel de la région.

En 2027 et en 2028, les mises en chantier d’habitations dans la région d’Ottawa seront relativement stables par rapport à 2026. Les politiques locales continueront de soutenir l’offre de logements à Ottawa. Un partenariat fédéral‑municipal devrait permettre la création de quelques milliers d’unités au cours des prochaines années. La Ville souhaite aussi augmenter la densité, diversifier les types de logements et simplifier les processus d’approbation.

Sur le marché de la revente, nous prévoyons une activité modérée sur l’horizon de prévision. Les ventes devraient se stabiliser en 2026, conformément à notre dernière mise à jour. L’emploi a reculé dans la région d’Ottawa en 2025, ce qui limite la demande. La région a enregistré la plus forte hausse du taux de chômage parmi les principales RMR canadiennes cette année-là. À moyen terme, les pertes d’emplois prévues dans l’administration publique pourraient freiner davantage la demande et limiter la progression des prix. Sous l’effet d’une demande stable et de la hausse de l’offre de logements à vendre, les prix augmenteront peu en 2026.

Le marché locatif devrait continuer à se détendre en 2026, et ce, plus rapidement que prévu. La croissance démographique continuera de ralentir. La baisse du nombre d’étudiants internationaux et de travailleurs étrangers – majoritairement locataires – contribuera à l’assouplissement du marché. De plus, un nombre record d’unités locatives sont en construction, dont plusieurs arriveront sur le marché cette année. Leur achèvement réduira la pression sur le marché provenant de la demande et renforce nos prévisions d’une hausse des taux d’inoccupation à court et moyen terme.

Dans ce contexte, la croissance des loyers restera modérée. En Ontario, le plafond d’augmentation des loyers est fixé à 2,1 % pour 2026, son niveau le plus bas en quatre ans. Cette mesure accentuera le ralentissement des loyers.

Résumé des prévisions (RMR de Ottawa)
Date Marché du neuf : mises en chantier Marché de la revente Marché locatif
Logements avec entrée privée Appartements Tous les logements Ventes MLS® Prix MLS® moyen ($) Taux d’inoccupation (%) Loyer moyen des logements de 2 chambres ($)
2023 3 399 5 846 9 245 10 544 682 530 2,1 1 698
2024 3 857 4 037 7 894 11 766 690 888 2,6 1 880
2025 3 565 7 299 10 864 11 992 709 199 3,0 1 926
2026 (P)
borne inférieure
3 200 4 500 7 700 11 300 708 000 3,6 1 980
2026 (P)
borne supérieure
3 600 5 900 9 500 13 500 740 000
2027 (P)
borne inférieure
3 400 4 400 7 800 10 800 710 000 3,8 2 030
2027 (P)
borne supérieure
4 000 5 600 9 600 14 000 782 000
2028 (P)
borne inférieure
3 500 4 700 8 200 10 300 733 000 3,8 2 080
2028 (P)
borne supérieure
4 300 5 900 10 200 14 500 807 000

Sources : ACI et SCHL

Les prévisions fournies dans le présent document sont fondées sur l’information disponible en date du 15 janvier 2026.

St. Catharines - Niagara

Points clés

  • Les mises en chantier d’habitations devraient diminuer en 2026, puis rester stables en 2027 et 2028. La demande accrue de logements pour propriétaires-occupants soutiendra l’activité du côté des logements avec entrée privée.
  • Le nombre de migrants provenant d’autres provinces diminuera dans la région métropolitaine de recensement de St. Catharines - Niagara. Cependant, l’amélioration de l’abordabilité soutiendra les ventes cette année.
  • Les mises en chantier d’habitations ont été plus élevées que nous l’avions prévu dans nos dernières perspectives.

En 2026, les ventes devraient augmenter tout en demeurant inférieures à la moyenne sur 10 ans. Elles seront surtout alimentées par l’amélioration de l’abordabilité à St. Catharines - Niagara. Cependant, la croissance des ventes devrait être limitée par la diminution du nombre de migrants internationaux. Elle sera aussi modérée par la prudence accrue des acheteurs et par la baisse de la migration en provenance de la RGT et de Hamilton, qui sera causée par le retour au bureau des travailleurs.

Nous prévoyons que le prix moyen sera relativement stable en 2026. Le marché restera favorable aux acheteurs étant donné la hausse des nouvelles inscriptions. Une croissance modeste des prix est attendue en 2027 et 2028, à mesure que la conjoncture économique reviendra graduellement à la normale. La demande se renforcera, surtout chez les accédants à la propriété à la recherche d’une maison individuelle plutôt abordable.

Selon les prévisions, les mises en chantier d’habitations diminueront dans la région métropolitaine de recensement (RMR) de St. Catharines - Niagara en 2026. Malgré cette baisse globale, les mises en chantier d’appartements locatifs devraient rester relativement fortes. Elles seront soutenues par les projets de construction que les municipalités ont approuvés récemment et par un environnement stratégique de plus en plus favorable. La construction de nombreux immeubles d’appartements locatifs devrait être entreprise dans la municipalité de Niagara Falls.

Les mises en chantier de logements avec entrée privée devraient demeurer stables en 2026, près de creux historiques. Comme les ventes de logements neufs devraient rester faibles et que les prix sont à la baisse, les constructeurs sont peu enclins à ouvrir de nouveaux chantiers. Nous prévoyons une reprise graduelle en 2027 et 2028, quand les stocks se feront plus rares, surtout dans des régions comme South Niagara Falls, Fort Erie et Welland.

Le taux d'inoccupation des logements destinés à la location devrait se maintenir à un niveau élevé en 2026, puis se stabiliser plus tard dans la période de prévision. Il sera influencé surtout par la baisse de la migration des résidents non permanents. Le rythme stable des achèvements fera grossir le parc de logements locatifs, dont la croissance était faible depuis des années.

Le loyer moyen des logements de 2 chambres augmentera légèrement, selon les prévisions. Le ralentissement de la demande modérera les hausses de loyer, mais l’arrivée sur le marché d’unités neuves à prix élevé exercera une certaine pression à la hausse.

Résumé des prévisions (RMR de St. Catharines – Niagara)
Date Marché du neuf : mises en chantier Marché de la revente Marché locatif
Logements avec entrée privée Appartements Tous les logements Ventes MLS® Prix MLS® moyen ($) Taux d’inoccupation (%) Loyer moyen des logements de 2 chambres ($)
2023 1 817 930 2 747 6 295 698 026 2,8 1389
2024 1 418 325 1 743 6 604 691 864 3,8 1474
2025 837 1 677 2 514 6 098 668 349 3,9 1527
2026 (P)
borne inférieure
800 800 1 600 6 000 650 000 4,2 1 540
2026 (P)
borne supérieure
1 000 1 100 2 100 6 600 680 000
2027 (P)
borne inférieure
900 700 1 600 6 000 660 000 4,2 1 560
2027 (P)
borne supérieure
1 200 1 100 2 300 7 000 700 000
2028 (P)
borne inférieure
1 100 700 1 800 6 200 670 000 4,0 1 580
2028 (P)
borne supérieure
1 500 1 300 2 800 7 500 720 000

Sources : ACI et SCHL

Les prévisions fournies dans le présent document sont fondées sur l’information disponible en date du 15 janvier 2026.

Windsor

Points clés
  • Les ventes augmenteront légèrement en 2026, en raison de l’incertitude entourant les relations commerciales. Cette incertitude réduit la confiance dans une économie étroitement liée aux perspectives d’emploi du secteur de la fabrication, qui dépend des échanges commerciaux.
  • Les mises en chantier d’habitations diminueront en 2026, car la grande incertitude économique freine de nombreux constructeurs. Une reprise graduelle est prévue plus tard durant la période de prévision, surtout du côté des logements avec entrée privée.
  • Les attentes à l’égard du prix moyen ont diminué par rapport à nos dernières perspectives.

Les ventes devraient s’accroître légèrement en 2026. Le marché de l’habitation de Windsor est étroitement lié au rendement du secteur local de la fabrication. Bien que l’emploi dans la fabrication soit demeuré stable, l’incertitude entourant les relations commerciales et les perspectives d’emploi a miné la confiance des consommateurs. Ces difficultés devraient maintenir la demande à un faible niveau pour l’instant. Une reprise plus forte est probable lorsque la conjoncture économique se stabilisera, plus tard durant la période de prévision.

L’abondance des stocks sur le marché de la revente continuera de donner aux acheteurs un pouvoir de négociation accru. Le prix moyen n’augmentera donc pas du tout. Selon nos prévisions, les conditions du marché se resserreront dans les secteurs qui attirent les jeunes familles ou les personnes à la recherche d’une maison individuelle plus petite et moins chère que leur logement actuel.

Les mises en chantier d’habitations dans la région métropolitaine de recensement (RMR) de Windsor devraient encore diminuer en 2026. La construction demeurera faible du côté des logements avec entrée privée et des appartements en copropriété. Les stocks élevés de logements existants et l’évolution des tendances migratoires continuent de freiner la demande de logements pour propriétaires-occupants.

Les mises en chantier seront toutefois plus solides du côté des appartements locatifs que dans les autres segments. Elles bénéficieront d’un soutien important du gouvernement, en particulier dans la ville de Windsor.

Les conditions économiques globales se stabiliseront en 2027 et 2028. La demande accrue de logements pour propriétaires-occupants favorisera une reprise des mises en chantier de logements avec entrée privée. Cette reprise se traduira par une hausse des mises en chantier dans les régions périphériques de la RMR, comme Tecumseh et Amherstburg.

Le taux d’inoccupation des appartements destinés à la location devrait demeurer élevé tout au long de la période de prévision. La baisse du nombre de titulaires de permis de travail et d’études contribue à la détente du marché. En effet, ces groupes sont depuis toujours à l’origine d’une grande partie de la demande de logements locatifs à Windsor.

Le loyer moyen des logements de 2 chambres continuera de croître à un rythme modéré. Les loyers demandés pourraient diminuer à mesure que le taux d’inoccupation augmente. Cependant, les hausses de loyer au moment du roulement des locataires continueront de faire monter le loyer moyen.

Résumé des prévisions (RMR de Windsor)
Date Marché du neuf : mises en chantier Marché de la revente Marché locatif
Logements avec entrée privée Appartements Tous les logements Ventes MLS® Prix MLS® moyen ($) Taux d’inoccupation (%) Loyer moyen des logements de 2 chambres ($)
2023 560 648 1 208 5 307 546 144 2,0 1253
2024 778 1 379 2 157 5 472 567 422 3,3 1387
2025 510 752 1 262 5 402 559 168 3,7 1454
2026 (P)
borne inférieure
500 300 800 5 200 540 000 3,9 1 500
2026 (P)
borne supérieure
700 700 1 400 5 800 575 000
2027 (P)
borne inférieure
600 400 1 000 5 300 550 000 4,2 1 550
2027 (P)
borne supérieure
900 900 1 800 6 200 590 000
2028 (P)
borne inférieure
700 500 1 200 5 400 560 000 4,6 1 600
2028 (P)
borne supérieure
1 100 1 100 2 200 6 600 605 000

Sources : ACI et SCHL

Les prévisions fournies dans le présent document sont fondées sur l’information disponible en date du 15 janvier 2026.

Aperçu régional

  • Le marché de l’habitation au Québec sera marqué par un ralentissement démographique qui freinera la croissance de la demande de logements.
  • Les principaux marchés locatifs de la province continueront de se détendre, car l’offre augmentera et la croissance de la demande se repliera.
  • Les mises en chantier se stabiliseront à des niveaux élevés dans les principaux marchés de la province. À court terme, elles devraient rester nombreuses grâce au dynamisme de la construction de logements locatifs. Leur rythme devrait ensuite se modérer graduellement sous l’effet de la hausse des taux d’inoccupation.
  • La construction et les ventes de logements demeureront élevées, mais la croissance des prix et des loyers ralentira en 2026. Le marché de la revente se stabilisera, soutenu par une économie résiliente.

Le Québec enregistrera une baisse de la demande de logements en raison de deux principaux facteurs : la croissance de l’économie et celle de la population, qui ralentiront toutes les deux.

Une croissance économique lente, mais des marchés résilients

Au Québec, plusieurs facteurs ont freiné les investissements des entreprises du secteur de la production de biens. Parmi ces facteurs se trouvent le ralentissement de l’économie américaine et l’incertitude entourant le commerce, notamment le risque de nouvelles mesures tarifaires aux États‑Unis. Ce risque a pesé lourdement sur nos prévisions pour les marchés québécois en 2025.

En fin de compte, la plupart des exportations canadiennes vers les États‑Unis sont demeurées exemptes de droits grâce aux exemptions prévues par l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM). Ces exemptions ont limité les effets des tarifs, mais l’incertitude persiste.

La croissance du produit intérieur brut (PIB) réel restera positive, mais lente en 2026. Elle sera surtout soutenue par le secteur des services et par les dépenses des gouvernements fédéral et provincial.

Dans ce contexte de croissance lente, le marché de l’emploi montrera des signes de faiblesse, mais il devrait rester résilient. Le secteur public, le secteur des services et certains projets d’infrastructure continueront de l’alimenter. Malgré la légère hausse du chômage prévue en 2026, les revenus des ménages progresseront encore et soutiendront la demande, même si celle-ci sera modérée.

La fin du cycle de baisse des taux hypothécaires limitera la croissance de la demande de propriétés résidentielles. Aucune nouvelle réduction des coûts d’emprunt n’est attendue en 2026, ce qui restreindra l’effet stimulant des taux sur le marché. L’incertitude économique pourrait refroidir la demande, surtout chez les jeunes ménages.

L'augmentation de la demande de logements ralentira surtout en raison de la diminution de la croissance démographique

Bien que la croissance économique lente y contribuera, c’est surtout la faible croissance démographique qui fera décélérer l’augmentation de la demande de logements.

Le ralentissement de la croissance démographique qui s’est amorcé à la fin de 2024 (figure 1) se poursuivra. Deux principaux facteurs en sont à l’origine :

  • le plafond fédéral imposé sur les admissions d’étudiants internationaux;
  • la réduction des cibles d’immigration au Québec.

Montréal devrait même enregistrer une décroissance démographique. De toutes les régions métropolitaines du Québec, elle est la plus touchée par le solde négatif des résidents non permanents. Le marché de l’habitation devrait donc s’y détendre, surtout dans le segment locatif. En effet, les logements locatifs dominent la construction résidentielle et sont aussi les plus recherchés par les nouveaux arrivants.

Figure 1: L'immigration temporaire a fléchi au Québec en 2025
Estimations trimestrielles des composantes de la migration internationale, province de Québec

Sources : Statistique Canada (17-10-0040-01), SCHL (calculs).

Estimations trimestrielles des composantes de la migration internationale, province de Québec
Zone Solde des résidents non permanents Migration internationale nette
T1 2023 18 549 14 169
T2 2023 40 813 9 997
T3 2023 46 936 13 767
T4 2023 23 428 6 882
T1 2024 29 061 11 354
T2 2024 34 979 15 480
T3 2024 27 469 13 784
T4 2024 -3 299 10 714
T1 2025 -4 664 7 513
T2 2025 1 524 17 406
T3 2025 -15 989 15 399

Néanmoins, dans la région métropolitaine de Québec, où l’économie repose fortement sur le secteur des services, le marché de la propriété résidentielle devrait rester serré. L’activité dans le secteur des services demeure résiliente, portée par la croissance des services de santé et des services financiers et professionnels. Dans ce contexte, la demande sur le marché de la revente restera soutenue.

À Gatineau, le ralentissement démographique et la prudence des consommateurs devraient réduire la pression sur le marché immobilier au cours des prochaines années, comme l’indiquaient nos prévisions précédentes.

Les marchés de la revente demeureront dynamiques en 2026

Sur le marché de la revente, l’effet stimulant des baisses de taux se fera moins sentir qu’en 2025. Les ventes continueront toutefois d’être soutenues par une économie résiliente au Québec en 2026. À moyen terme, cependant, la croissance des ventes sera freinée par le ralentissement démographique.

Les conditions de marché vont se détendre, car les inscriptions augmenteront plus rapidement que les ventes. La progression des prix sera donc plus limitée. Cependant, la région de Québec se démarquera : la hausse des prix y sera plus forte qu’ailleurs, en raison du faible nombre de logements disponibles sur le marché.

À partir de 2027, les prix devraient se stabiliser, lorsque l’effet du ralentissement démographique se fera pleinement sentir. L’exception restera la région de Québec, où les prix continueront de progresser. La demande y demeure forte et devrait le rester à moyen terme, soutenue par un taux de chômage parmi les plus bas au pays.

Les mises en chantier se stabiliseront à des niveaux élevés

Au Québec, l’impact des tarifs est limité et l’économie est plus résiliente que dans les autres provinces. À Montréal et à Québec, les mises en chantier ont même dépassé les attentes en 2025. La construction restera soutenue en 2026 également.

La reprise amorcée en 2024 se poursuivra en 2026 à Gatineau. Les mises en chantier s’y stabiliseront à des niveaux élevés après la baisse ayant suivi la pandémie. La région de Montréal connaîtra aussi en 2026 une légère remontée du niveau des mises en chantier avant d’amorcer un ralentissement graduel à moyen terme.

Dans la région de Québec, le volume des mises en chantier sera plutôt en baisse en 2026. Ce recul sera en grande partie attribuable au moratoire sur les mises en chantier imposé à Lévis en 2025.

Sur l’horizon de prévision, la stabilisation des mises en chantier à des niveaux élevés s’expliquera par plusieurs conditions favorables :

  • des taux d’intérêt plus modérés qu’à leur sommet d’il y a quelques trimestres;
  • les mesures gouvernementales visant à soutenir la croissance de l’offre de logements.

De plus, les projets d’immeubles locatifs sont généralement planifiés sur plusieurs années. Le changement dans les mises en chantier n’est donc pas immédiat lorsque les conditions du marché évoluent.

Ce dynamisme contraste avec le marché des copropriétés, qui demeure faible. Très peu de copropriétés seront construites en 2026.

Les marchés locatifs seront plus détendus au Québec sur l’horizon de prévision

Les dernières années ont été marquées par des niveaux records de mises en chantier de logements locatifs dans les principaux marchés du Québec. Les incitatifs et programmes gouvernementaux ont stimulé la construction, et la forte demande a créé des conditions favorables. Résultat : un volume accru de logements neufs arrive sur le marché, ce qui pousse les taux d’inoccupation à la hausse.

La détente des marchés locatifs qui s’est amorcée il y a deux ans se poursuivra en 2026. Les taux d’inoccupation continueront leur remontée sur l’horizon de prévision. Nous prévoyons que ces taux se situeront entre 2,5 et 4,5 % dans les principaux marchés de la province cette année.

Le nombre d’appartements en construction dans les plus grands marchés du Québec est très élevé (figure 2). Beaucoup de logements neufs s’ajouteront donc sur le marché à court et moyen terme.

Figure 2 : Les stocks de logements locatifs en construction atteignent un nouveau sommet
Stocks de logements locatifs en construction, RMR de Québec, RMR de Montréal et RMR de Gatineau

Source : SCHL

Stocks de logements locatifs en construction, RMR de Québec, RMR de Montréal et RMR de Gatineau
Année Québec Montréal Gatineau
2019 4 495 15 114 1 793
2020 5 545 18 433 2 220
2021 8 112 26 025 2 475
2022 8 176 23 245 3 612
2023 6 158 19 038 4 208
2024 6 450 19 520 4 628
2025 8 925 27 391 3 800

La croissance des loyers sera moins marquée cette année qu’en 2025 au Québec. L’augmentation observée l'an dernier était surtout liée aux recommandations du Tribunal administratif du logement (TAL). Depuis, le système de calcul des hausses a été révisé et la hausse recommandée sera probablement plus faible à partir de 2026. En outre, vu la croissance de l’offre de logements neufs (qui tire les prix moyens vers le haut), les promoteurs et les propriétaires d’immeubles locatifs essaieront de maintenir les prix à des niveaux compétitifs. Nous prévoyons donc des augmentations de loyer plus modérées à court et moyen terme.

Risques auxquels les prévisions sont exposées

Risques à la baisse : 

  • Ralentissement plus marqué que prévu de la croissance de la population.
  • Détérioration supplémentaire des conditions d’emploi, liée à une croissance économique plus faible que prévu.  

  Risques à la hausse :

  • Demande refoulée plus forte que prévu – les ménages ayant reporté leur projet d’achat à cause de l’incertitude économique en 2025 (ils ont été plus nombreux à le faire) pourraient le concrétiser à moyen terme.
  • Croissance démographique demeurant élevée, si les nouvelles cibles d’immigration sont révisées à la hausse ou si les cibles ne sont pas pleinement atteintes.

Gatineau

Points clés

  • Les mises en chantier d'habitations augmenteront en 2026, portées par de nombreux projets en préparation dans la région.
  • Les ventes de propriétés résidentielles resteront stables en 2026, dans un contexte où la demande ralentit et le marché de l’emploi demeure résilient. Toutefois, la croissance des prix se poursuivra en raison d’une offre limitée.
  • Le marché locatif continuera de se détendre en 2026, principalement en raison d’une baisse importante de l’immigration temporaire et permanente et de la croissance de l’offre.

En 2025, les mises en chantier ont été plus faibles que prévu, surtout dans le segment des logements collectifs. Plusieurs ensembles locatifs étaient en construction en 2025, mais certains nouveaux projets semblent avoir été reportés à 2026 en raison du contexte de la demande, devenu moins favorable.

Une reprise des mises en chantier est prévue en 2026, car de nombreux projets sont en préparation selon nos renseignements. Cette reprise renforcera l’offre de logements locatifs, lesquels représentent la majorité des unités mises en chantier. Cette tendance devrait se poursuivre au cours des deux prochaines années.

La construction de copropriétés et de maisons avec entrée privée restera marginale. Même si les stocks sont faibles sur le marché de la revente, le démarrage de nouveaux projets sera freiné par les coûts de construction élevés et les conditions économiques défavorables.

En 2026, le marché de la revente restera stable; le nombre de ventes sera comparable à celui de 2025. Cette stabilité devrait persister à moyen terme. L’emploi demeure résilient à Gatineau, malgré une légère hausse du chômage. L’économie locale repose surtout sur le secteur des services, plus particulièrement sur l’administration publique, si bien que les tarifs américains devraient avoir peu d’impact.

La demande se maintiendra, alors que l’offre restera limitée, ce qui poussera les prix à la hausse. Toutefois, les suppressions de postes annoncées au gouvernement fédéral représentent un risque. Selon leur ampleur, la demande de logements pourrait être plus ou moins touchée.

Après les hausses des taux d’inoccupation de ces deux dernières années, le marché locatif continuera de se détendre en 2026. Il s’assouplira sous l’effet de l’offre accrue de logements neufs et du ralentissement de la demande de logements. La réduction des cibles d’immigration permanente et temporaire est le principal facteur expliquant ce ralentissement de la demande.  

Malgré la détente du marché locatif, la croissance des loyers s’est poursuivie en 2025, notamment à la suite des recommandations du Tribunal administratif du logement. En 2026, la croissance du loyer moyen devrait ralentir en raison de l’ajout de logements neufs et de la modération de la demande.

Résumé des prévisions (RMR de Gatineau)
Date Marché du neuf : mises en chantier Marché de la revente Marché locatif
Logements avec entrée privée Appartements Tous les logements Ventes Prix moyen ($) Taux d’inoccupation (%) Loyer moyen des logements de 2 chambres ($)
2023 490 2 258 2 748 4 024 428 159 1 1 250
2024 582 3 073 3 655 4 576 485 743 1,9 1 350
2025 536 1 584 2 120 4 723 506 881 3,8 1 460
2026 (P)
borne inférieure
550 1 650 2 200 4 300 532 500 4,3 1 520
2026 (P)
borne supérieure
730 2 070 2 800 4 900 542 100
2027 (P)
borne inférieure
360 2 040 2 400 4 000 545 900 4,6 1 590
2027 (P)
borne supérieure
500 2 700 3 200 5 400 573 300
2028 (P)
borne inférieure
290 1 810 2 100 3 600 559 100 4,8 1 660
2028 (P)
borne supérieure
430 2 670 3 100 6 000 605 500

Sources : SCHL, CentrisMD

APCIQ par CentrisMD. CentrisMD contient toutes les inscriptions des courtiers immobiliers du Québec.

Les prévisions fournies dans le présent document sont fondées sur l’information disponible en date du 15 janvier 2026.

Montréal

Points clés

  • La pression sur le marché de l’habitation s’atténuera en 2026 en raison de la modération de la demande de logements, causée surtout par le ralentissement démographique.
  • Après avoir connu une forte croissance en 2025, les mises en chantier de logements locatifs devraient rester élevées en 2026, mais amorcer un ralentissement graduel à moyen terme. 
  • Les ventes de propriétés résidentielles progresseront encore en 2026, mais plus modestement qu’en 2025, tout comme les prix.
  • Le taux d’inoccupation des logements locatifs continuera d’augmenter avec la forte hausse de l’offre d’unités neuves, ce qui aidera à limiter la croissance des loyers.

En 2025, les mises en chantier dans la région métropolitaine ont connu une croissance record, qui a dépassé les attentes. Leur volume devrait rester élevé en 2026, puis diminuer en 2027 et en 2028. Pour le moment, le ralentissement marqué de la croissance démographique ne semble pas avoir freiné l’élan du secteur de la construction de logements locatifs. Les mises en chantier d’appartements ont atteint un nouveau sommet.

Malgré la hausse du taux d’inoccupation et l’écoulement des unités neuves qui ralentit, certains chantiers s’ouvriront cette année. En effet, nos renseignements sur le marché indiquent que bon nombre d’ensembles locatifs en planification depuis plusieurs années verront le jour en 2026.

Les logements locatifs demeureront le moteur de la construction résidentielle, car ils représentent environ 80 % des nouvelles unités résidentielles. Les conditions de financement se sont légèrement améliorées, et plusieurs programmes gouvernementaux soutiennent la création de logements. De plus, de nouveaux plans d’aménagement devraient permettre d’accroître la densité résidentielle dans des secteurs stratégiques.

Ce dynamisme contraste avec la faiblesse des mises en chantier de logements en copropriété, freinées par des coûts élevés et des ventes sur plan limitées. La construction de maisons individuelles restera également modérée.

À moyen terme, la cadence des mises en chantier d’habitations devrait diminuer graduellement sous l’effet de trois facteurs :

  • le ralentissement de la demande lié au contexte démographique;
  • le coût élevé des constructions neuves, qui limite la rentabilité et l’abordabilité;
  • les stocks importants d’unités en construction, qui feront augmenter l’offre de logements disponibles à moyen terme.

Sur le marché de la revente, conformément aux dernières prévisions, les ventes progresseront encore en 2026, mais plus lentement. La baisse des taux hypothécaires en 2024 et en 2025 a stimulé la demande, mais cet effet s’estompe avec la stabilisation des taux. Le ralentissement démographique et l’incertitude économique freineront aussi les ventes. Leur effet touche surtout les jeunes ménages, pour qui l’accès à la propriété reste difficile. Ces ménages sont aussi plus vulnérables que d’autres à la faiblesse du marché de l’emploi.

Malgré ce contexte, les stocks de propriétés à vendre demeurent bas, ce qui maintiendra une certaine concurrence entre les acheteurs. Les propriétés existantes continuent d’être plus abordables que les neuves, ce qui moussera leur attrait. Cependant, la demande étant en train de s’affaiblir, la croissance des prix sera beaucoup plus modérée que récemment.

Le marché locatif s’assouplit également. La baisse marquée du nombre de résidents non permanents a freiné la croissance de la demande de logements locatifs. La détente du marché a été plus forte que prévu en 2025, si bien que les prévisions du taux d’inoccupation ont été revues à la hausse. On estime donc qu’en 2026, ce taux augmentera de façon plus marquée que prévu, pour une troisième année consécutive. Sa hausse s’expliquera par plusieurs facteurs :

  • le grand nombre d’unités récemment achevées ou en construction;
  • la baisse prévue du nombre d’immigrants permanents et temporaires;
  • la faiblesse du marché de l’emploi.

Ces facteurs limiteront la formation de nouveaux ménages locataires. Dans un tel contexte, nous prévoyons que l’offre continuera de croître plus vite que la demande.

Sur l’horizon de prévision, le nombre accru de logements disponibles freinera la hausse du loyer moyen. La pression demeurera forte sur les logements les plus abordables, pour lesquels les taux d’inoccupation resteront bas.

Résumé des prévisions (RMR de Montréal)
Date Marché du neuf : mises en chantier Marché de la revente Marché locatif
Logements avec entrée privée Appartements Tous les logements Ventes Prix moyen ($) Taux d’inoccupation (%) Loyer moyen des logements de 2 chambres ($)
2023 1 571 13 664 15 235 36 319 574 962 1,5 1 096
2024 1 849 15 721 17 570 43 639 610 120 2,1 1 176
2025 2 554 25 223 27 777 46 999 651 873 2,9 1 346
2026 (P)
borne inférieure
2 400 20 600 23 000 46 800 661 000 3,8 1 405
2026 (P)
borne supérieure
2 800 25 200 28 000 50 800 683 000
2027 (P)
borne inférieure
1 800 16 700 18 500 45 900 666 500 4,2 1 455
2027 (P)
borne supérieure
2 400 23 100 25 500 52 700 703 500
2028 (P)
borne inférieure
1 500 14 000 15 500 44 500 665 500 4,5 1 500
2028 (P)
borne supérieure
2 500 23 000 25 500 54 300 718 500

Sources : SCHL, CentrisMD

APCIQ par CentrisMD. CentrisMD contient toutes les inscriptions des courtiers immobiliers du Québec.

Les prévisions fournies dans le présent document sont fondées sur l’information disponible en date du 15 janvier 2026.

Région de Québec

Points clés

  • Les mises en chantier d'habitations vont baisser, principalement en raison du moratoire sur l’octroi de permis de construction résidentielle à Lévis.
  • Les ventes resteront dynamiques malgré les prix élevés, car la demande demeurera forte et l’emploi sera résilient. 
  • Le marché locatif continuera de se détendre : le taux d’inoccupation devrait augmenter, ce qui offrira plus de choix aux locataires et ralentira la hausse des loyers. 

En 2025, les mises en chantier ont progressé, soutenues par la baisse des taux d’intérêt et par certains programmes gouvernementaux. Elles devraient diminuer en 2026 puis se stabiliser à moyen terme. Leur baisse s’expliquera surtout par le moratoire imposé par la Ville de Lévis sur l’octroi de nouveaux permis dans certains secteurs. Cette mesure freinera la construction sur la Rive-Sud, qui représente habituellement près du quart des mises en chantier de la région. Même si plusieurs projets de logements collectifs sont prévus sur la Rive-Nord, ils ne compenseront pas entièrement cette baisse.

La construction de maisons avec entrée privée devrait rester stable, à des niveaux très bas, car les terrains se feront rares et les coûts demeureront élevés.

La croissance de l’activité sur le marché de la revente ralentira en 2026. Le volume des ventes sera semblable à celui de 2025. Les prix continueront toutefois de croître, car la demande demeurera forte dans la région métropolitaine et l’offre sera limitée. La ville de Québec repose surtout sur une économie de services, puisqu’une forte proportion des emplois sont liés à l’administration publique. Les tarifs américains ont donc eu peu d’impact sur l’économie régionale, qui demeure résiliente. C’est un des marchés de l’emploi les plus robustes au pays.

En 2025, le taux d’inoccupation a augmenté plus vite que prévu dans la région de Québec. Le marché locatif continuera de se détendre en 2026.

Deux facteurs expliquent cette tendance :

  • la baisse rapide du nombre d’immigrants temporaires qui a débuté en 2025 et qui se poursuivra à cause des nouvelles politiques d’immigration;
  • la croissance du volume de logements locatifs neufs.

Malgré ce contexte, les loyers devraient continuer d’augmenter à court terme, mais à un rythme moins rapide que par le passé. La hausse du nombre de logements disponibles sur le marché sera l’une des causes de ce ralentissement.

Résumé des prévisions (RMR de Québec)
Date Marché du neuf : mises en chantier Marché de la revente Marché locatif
Logements avec entrée privée Appartements Tous les logements Ventes Prix moyen ($) Taux d’inoccupation (%) Loyer moyen des logements de 2 chambres ($)
2023 949 4 060 5 009 8 295 368 629 0,9 1 040
2024 1 025 5 880 6 905 9 808 437 034 0,9 1 159
2025 1 477 7 106 8 583 10 264 465 325 2,4 1 277
2026 (P)
borne inférieure
1 000 4 900 5 900 9 600 510 600 3,3 1 400
2026 (P)
borne supérieure
1 460 7 040 8 500 10 600 542 000
2027 (P)
borne inférieure
740 5 260 6 000 9 200 512 500 3,9 1 520
2027 (P)
borne supérieure
1 080 7 520 8 600 11 400 584 700
2028 (P)
borne inférieure
650 5 650 6 300 8 800 516 900 4,1 1 650
2028 (P)
borne supérieure
950 8 150 9 100 12 000 634 100

Sources : SCHL, CentrisMD

APCIQ par CentrisMD. CentrisMD contient toutes les inscriptions des courtiers immobiliers du Québec.

Les prévisions fournies dans le présent document sont fondées sur l’information disponible en date du 15 janvier 2026.

Points clés

  • Sur le marché de l’habitation de Halifax, le rythme de croissance des prix, qui était rapide en raison des facteurs démographiques, deviendra plus équilibré. La vigueur de l’emploi continuera de soutenir le marché, mais le ralentissement de la migration et la main-d’œuvre limitée auront un effet modérateur.
  • Les mises en chantier d’habitations et les prix devraient demeurer stables pendant la période de prévision, grâce à la solidité du marché de l’emploi.
  • Les mises en chantier d’appartements destinés à la location ralentiront légèrement, car la demande alimentée par la population diminuera. De plus, les logements construits récemment feront croître l’offre par rapport à la demande actuelle.

Après avoir fortement augmenté en 2025, les mises en chantier d’habitations à Halifax devraient se stabiliser en 2026. Le marché se refroidit après des années de construction record d’appartements. Malgré ce ralentissement, les mises en chantier demeureront élevées par rapport aux niveaux historiques. La baisse des taux d’intérêt et les programmes gouvernementaux continueront de créer des incitatifs financiers pour la construction résidentielle.

Le dynamisme de l’emploi, le ralentissement de la croissance démographique et les nouvelles politiques fiscales façonnent les perspectives. Les prix des habitations et les ventes devraient augmenter légèrement en 2026. À moyen terme, les ventes se stabiliseront, car la croissance démographique ralentira. De plus, la plupart des logements neufs demeureront inabordables pour les accédants à la propriété. La hausse des prix va elle aussi ralentir durant cette période.

Les conditions sont différentes pour les logements locatifs. Le marché locatif devrait se détendre en 2026. Les taux d’inoccupation augmenteront légèrement – davantage que dans nos prévisions précédentes. Leur hausse reflétera les achèvements records, le nombre élevé de logements en construction et l’affaiblissement de la demande causé par la baisse du nombre de résidents non permanents. L’abordabilité a continué de s’améliorer en 2025, après s’être beaucoup dégradée après la pandémie. Les taux d’inoccupation demeureront toutefois inférieurs à la moyenne à long terme, de sorte que le marché restera tendu.

Malgré l’augmentation de l’offre, les loyers moyens devraient monter légèrement, tandis que le roulement des locataires demeurera faible. Les préoccupations liées à l’abordabilité et les taux légaux d’augmentation des loyers n'encourageront pas les locataires à changer de logement. Les taux légaux d’augmentation des loyers pourraient aussi réduire le parc locatif global, car certains logements seront retirés du marché pour être convertis, surtout en copropriétés. À moyen terme, ces facteurs maintiendront la tension sur le marché locatif.

Résumé des prévisions (RMR de Halifax)
Date Marché du neuf : mises en chantier Marché de la revente Marché locatif
Logements avec entrée privée Appartements Tous les logements Ventes MLS® Prix MLS® moyen ($) Taux d’inoccupation (%) Loyer moyen des logements de 2 chambres ($)
2023 977 3 828 4 805 4 913 553 385 1 1 628
2024 1 610 3 471 5 081 5 325 576 557 2,1 1 707
2025 1 357 5 643 7 000 5 312 602 079 2,7 1 826
2026 (P)
borne inférieure
1 150 3 700 4 850 4 900 604 000 2,9 1 919
2026 (P)
borne supérieure
1 550 5 300 6 850 6 800 662 000
2027 (P)
borne inférieure
1 150 3 450 4 600 4 900 626 000 3,1 2 000
2027 (P)
borne supérieure
1 650 4 750 6 400 7 100 697 000
2028 (P)
borne inférieure
1 150 3 350 4 500 5 000 643 000 3,3 2 120
2028 (P)
borne supérieure
1 750 4 450 6 200 7 400 728 000

Source: SCHL, MLS®

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      Date de publication : 10 février 2026

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