La Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) a publié son Rapport sur le logement dans le Nord de 2026. Elle y présente une nouvelle analyse qui montre que l’offre de logements est encore limitée dans les capitales du Nord du Canada. L’investissement dans la construction résidentielle est demeuré inférieur à ses niveaux de 2021 à Whitehorse, à Yellowknife et à Iqaluit. Dans ces villes, le nombre de mises en chantier de logements par habitant a continué d'être moins élevé que dans le reste du Canada. Cet écart s’explique par les coûts de construction élevés, le manque de terrains viabilisés et les problèmes de logistique et de main-d’œuvre.
Malgré l’offre limitée, les ventes de logements ont rebondi à Whitehorse et à Yellowknife en 2025. Elles ont été stimulées par l’embauche dans le secteur public et la diminution des problèmes d’abordabilité par rapport à leurs sommets de 2023. À Iqaluit, les ventes de logements ont toutefois baissé en raison des résidents en âge de travailler qui ont quitté la ville.
L’offre est demeurée limitée dans le Nord en 2025, tant pour les logements du marché que pour les logements hors marché. Les conditions du marché locatif sont restées tendues dans les trois villes. C’est particulièrement le cas à Yellowknife et à Iqaluit, où les taux d’inoccupation ont diminué, malgré le ralentissement de la croissance démographique et de la demande de logements.
Le Rapport sur le logement dans le Nord souligne le rôle essentiel du logement hors marché dans le Nord. Dans ces régions, l’offre dépend beaucoup plus des gouvernements, des organisations autochtones et des fournisseurs de logements sans but lucratif qu’ailleurs au Canada. Le rapport présente aussi les recherches menées sur les innovations dirigées par des Autochtones ou réalisées en partenariat avec des Autochtones dans le domaine du logement. Il souligne ainsi comment les approches communautaires en matière de conception et de construction de logements peuvent aboutir à des solutions résilientes qui sont adaptées à la culture et aux conditions dans le Nord et l’Arctique.
Citation :
« Il sera essentiel de remédier aux obstacles persistants, comme les coûts de construction élevés, le manque de terrains viabilisés et la pénurie de main-d’œuvre, pour améliorer les résultats en matière de logement dans le Nord. Parallèlement, les approches dirigées par des Autochtones et réalisées en partenariat avec des Autochtones continuent de montrer l’importance de trouver des solutions de logement adaptées aux besoins, aux cultures et aux conditions dans l’Arctique. »
Le Rapport sur le logement dans le Nord de 2026 fournit des renseignements sur les tendances de l’économie, de la population et du marché de l’habitation qui façonnent l’abordabilité et l’offre dans les capitales territoriales du Canada, y compris l’offre de logements de taille convenable.
Lisez le Rapport sur le logement dans le Nord de 2026 sur le site Web de la SCHL.
Depuis 80 ans, la SCHL est le pilier du système canadien du logement, dont elle soutient la stabilité et la durabilité. Ses produits d’assurance prêt hypothécaire favorisent l’accès à la propriété ainsi que la création et la préservation de logements locatifs. Ses recherches et ses données contribuent à orienter les politiques sur le logement. La SCHL facilite la coopération entre tous les ordres de gouvernement, le secteur privé et le secteur sans but lucratif. Ce faisant, elle contribue à faire progresser l’abordabilité et la compatibilité climatique du logement, ainsi que l’équité en matière de logement. La SCHL appuie activement le gouvernement du Canada dans la réalisation de son engagement à accroître l’abordabilité du logement.
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