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Prix des logements au Canada et ailleurs : ce qui nous distingue

Depuis 2005, les prix réels des logements au Canada ont plus que doublé et ont dépassé ceux de la plupart des pays développés. La forte croissance démographique, la hausse des revenus et les faibles coûts d’emprunt ont stimulé la demande de logements. Quant à la croissance de l’offre de logements, elle est demeurée relativement stable. La baisse du nombre de logements par habitant pourrait aussi avoir rendu le Canada plus susceptible d’avoir des problèmes d’abordabilité que d'autres pays comparables.

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Le présent numéro de Recherche en action fait partie de notre série internationale, qui explore les tendances et les renseignements sur le système de logement partout dans le monde. Abonnez-vous à notre bulletin pour recevoir le prochain numéro de Recherche en action qui fait partie de cette série.

Principales constatations

Pourquoi les prix des logements sont-ils plus élevés au Canada que dans d’autres pays comparables depuis 2005?

Les gens au Canada sont très conscients de la détérioration de l’abordabilité du logement ces dernières années. Les problèmes d’abordabilité se sont d’abord manifestés à Vancouver, au début des années 2000, puis à Toronto, au début des années 2010. Ils se sont ensuite rapidement étendus à d’autres grandes villes, dont Ottawa, Montréal et Halifax1.

Cependant, la situation au Canada n’est pas la même que dans beaucoup d’autres pays. Les tendances que nous observons ailleurs dans le monde nous amènent à nous poser une question importante au sujet de l’évolution des prix au Canada : fait-elle partie d’une vaste tendance mondiale, ou est-elle davantage le résultat de changements dans notre pays?

Nous pouvons aussi observer ce que d’autres pays ont fait et en tirer des leçons.

Comment le Canada se compare-t-il à d’autres pays?

Les comparaisons avec d’autres pays montrent que le marché de l’habitation au Canada connaît une des périodes de croissance parmi les plus longues. Il nous faut donc examiner les facteurs structurels qui sous-tendent les problèmes persistants d’abordabilité.

Quatre grandes tendances ressortent de la comparaison de l’évolution des prix des logements dans divers pays :

  • Le Canada, l’Australie et la Suède ont enregistré de modestes baisses durant la récession mondiale de 2008-2009, puis une croissance stable des prix jusqu’en 2022.
  • La France et l’Allemagne ont connu une croissance constante et modérée des prix, interrompue seulement par de brèves périodes de baisse.
  • Les États-Unis et le Royaume-Uni ont subi d’importantes corrections des prix durant la crise financière mondiale. Depuis 2012, leurs marchés se sont redressés de façon constante et les prix réels dépassent maintenant leurs niveaux d’avant la crise.
  • En Italie et au Japon, il y a eu de longues périodes de croissance faible ou nulle des prix des logements, qui pourraient être associées à la diminution ou au vieillissement de la population.

Figure 1 : Au Canada, les prix des logements ont augmenté plus rapidement que dans des pays comparables, signe que l’abordabilité s’y est détériorée plus rapidement2
Indice international des prix réels des logements (2005-2025) de certains pays

Source : International House Price Database, Globalization Institute de la Réserve fédérale à Dallas.

Indice international des prix réels des logements (2005-2025) de certains pays
Année Canada, prix actuels Canada, tendance contrefactuelle France Royaume-Uni Italie Japon Allemagne États-Unis Suède Australie
2005 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00
2006 110,81 110,00 109,75 104,67 103,70 96,74 98,47 104,25 111,45 104,01
2007 121,14 119,81 114,76 113,56 106,81 95,99 94,10 102,79 121,53 112,30
2008 121,90 116,09 112,62 104,16 106,24 93,42 93,13 94,70 121,92 113,66
2009 118,24 109,96 106,10 93,56 102,71 88,92 93,33 89,70 121,40 114,61
2010 126,69 103,59 110,18 98,01 99,70 91,02 92,67 84,51 129,24 125,86
2011 132,04 97,41 114,61 92,94 98,29 91,20 93,69 79,24 128,41 119,92
2012 137,32 99,82 112,47 91,78 92,31 90,61 95,53 77,58 126,14 115,96
2013 138,35 100,80 109,36 92,34 85,61 91,73 97,30 79,43 129,39 119,01
2014 143,45 104,67 107,20 98,87 81,20 90,00 99,18 82,23 137,67 125,63
2015 154,39 112,54 104,92 105,15 78,33 89,83 103,21 86,30 150,82 134,89
2016 178,37 129,36 105,66 111,31 78,28 90,85 110,19 89,89 162,15 140,02
2017 194,50 141,25 108,02 114,20 76,43 91,34 115,35 93,12 172,56 149,36
2018 184,89 134,87 109,22 115,07 75,08 91,31 121,04 96,30 168,81 146,49
2019 175,71 129,43 111,88 114,48 74,45 91,35 126,80 99,35 169,14 141,21
2020 187,27 138,51 117,10 117,38 76,06 89,72 136,23 103,35 178,82 148,84
2021 229,78 170,68 123,28 123,66 76,60 93,86 148,69 112,81 203,90 173,79
2022 243,59 178,86 124,80 124,75 74,59 98,42 146,38 123,56 200,67 177,97
2023 220,16 160,98 115,88 117,10 71,84 97,09 124,19 125,75 169,79 170,15
2024 211,96 154,38 108,94 114,97 73,51 95,33 118,16 129,80 165,57 173,30
2025 201,02 147,47 108,65 113,49 75,05 92,50 120,97 130,34 164,16 179,03

Des facteurs structurels expliquent l’évolution du marché du logement au Canada

La crise financière mondiale a eu des effets très différents sur les marchés du logement selon les pays. Aux États-Unis, les prix des logements ont chuté, mais ils ont fini par se redresser. Au Canada, les prix ont continué d’augmenter après seulement une brève interruption.

La principale différence ne réside pas dans ce qui s’est produit pendant la crise, mais plutôt dans ce qui s’est passé par la suite. Au Canada, les prix des logements ont continué de croître rapidement pendant plus de 10 ans, jusqu’à dépasser les prix dans la plupart des pays comparables. Même si le Canada avait connu une correction semblable à celle des États-Unis, il figurerait tout de même parmi les pays ayant enregistré la plus forte hausse des prix des logements dans notre comparaison internationale (voir la ligne rouge pointillée de la figure 1 ci-dessus)3.

Cela laisse entendre que les problèmes d’abordabilité au Canada sont le résultat de facteurs qui se sont installés au fil de nombreuses années. Ils ne peuvent pas être attribués à un seul évènement. Comprendre ces facteurs à long terme est essentiel pour expliquer le niveau élevé des prix des logements au Canada.

Comment la croissance démographique a-t-elle fait augmenter les prix au cours des 20 dernières années?

La croissance démographique, en partie alimentée par la migration, est un moteur important de la demande de logements. Selon des travaux de recherche et les modèles de la SCHL, elle aurait un effet déterminant sur la croissance des prix des logements.

Au cours des 20 dernières années, les pays ayant les plus forts taux de croissance démographique ont généralement enregistré les hausses les plus marquées des prix réels des logements (figure 2).

Le Canada et d’autres économies ouvertes comparables, comme l’Australie, la Nouvelle-Zélande, la Norvège et la Suède, ont des cadres de politique macroéconomique semblables. Ces pays ont également connu des trajectoires largement similaires pendant et après la crise financière mondiale. Aucun n’a subi de correction majeure du marché immobilier après 2008, et tous ont enregistré une forte croissance démographique parallèlement à une hausse des prix des logements.

Au sein de ce groupe, le Canada a affiché la plus forte augmentation des prix des logements au cours des 20 dernières années, après ajustement pour tenir compte de la croissance démographique (figure 2).

Figure 2 : La forte augmentation des prix des logements au Canada coïncidait avec une croissance démographique record
Croissance de l’indice des prix réels des logements et croissance démographique (2005 à 2025)

Sources : International House Price Database du Globalization Institute de la Federal Reserve Bank of Dallas, et World Population Prospects 2024 des Nations Unies, Département des affaires économiques et sociales, Division de la population (2024).

Croissance de l’indice des prix réels des logements et croissance démographique (2005 à 2025)
Pays Croissance démographique (2005-2025) Croissance de l’indice des prix réels des logements (2005-2025)
Australie 36 % 79 %
Belgique 12 % 28 %
Canada 29 % 101 %
Danemark 11 % 17 %
Finlandee 7 % -17 %
France 12 % 9 %
Allemagne 3 % 21 %
Irlande 30 % 12 %
Italie 1 % -25 %
Japon 4 % -8 %
Pays-Bas 11 % 29 %
Norvège 22 % 71 %
Rép. de Corée 8 % 15 %
Espagne 15 % -19 %
Suède 18 % 64 %
Royaume-Uni 15 % 13 %
États-Unis 15 % 30 %
Nouvelle-Zélande 29 % 77 %
Suisse 21 % 62 %

Pourquoi l’urbanisation à elle seule n’explique-t-elle pas la forte croissance des prix des logements au Canada?

L’endroit où la population augmente a aussi une incidence sur la demande locale de logements. L’Australie, la Norvège et la Suède ont connu un mouvement marqué d’urbanisation. Ce changement s’explique sans doute par les avantages que continue d’offrir la proximité des villes entre elles. Il reflète probablement aussi les préférences des propriétaires d’habitations, en particulier les jeunes ménages et les immigrants récents4.

Combiné à une forte croissance démographique, ce déplacement de la population vers les centres urbains semble avoir fait augmenter les pressions à la hausse sur les prix des logements.

Or, bien que le Canada soit légèrement moins urbanisé que ces pays comparables, il a enregistré une croissance plus forte des prix des logements. Cela donne à penser que d’autres facteurs exercent une influence (figure 3).

Figure 3 : L’urbanisation augmente dans les pays qui connaissent la croissance la plus rapide, y compris au Canada
Variation de l’urbanisation de 2005 à 2024 (population urbaine en pourcentage de la population totale)

Source : Banque mondiale, Population urbaine (pourcentage de la population totale), Indicateurs du développement dans le monde.

Variation de l’urbanisation de 2005 à 2024 (population urbaine en pourcentage de la population totale)
Pays 2005 2024 (année la plus récente pour laquelle des données sont disponibles)
Canada 79,98 82,70
Norvège 77,83 83,33
Nouvelle-Zélande 85,93 83,94
Australie 85,62 87,60
Suède 84,35 88,86

Pourquoi la demande de logements a-t-elle augmenté plus rapidement que l’offre au Canada?

Depuis la deuxième moitié des années 2010, la demande de logements au Canada a généralement dépassé l’offre. Elle a été alimentée par la croissance démographique, la hausse des revenus et les faibles coûts d’emprunt5. Ainsi, la forte croissance démographique n’est pas le seul facteur qui y a contribué : la demande a aussi été soutenue par l’augmentation des revenus et la baisse des taux d’intérêt.

Du côté de l’offre, le niveau annuel de la construction résidentielle au Canada est demeuré relativement stable en proportion du parc de logements. En effet, le taux de croissance de l’offre de logements était de 1,2 % en 2011 et de 1,3 % en 2022. Il restait supérieur à la moyenne des pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) ces deux années-là. En revanche, la croissance de l’offre a fortement augmenté en Irlande et en Nouvelle-Zélande durant la même période. En Australie, elle s’est maintenue à un taux élevé d’environ 1,7 % (figure 4).

Figure 4 : Offre de logements nouvellement construits : le Canada demeure dans le milieu du peloton parmi les pays comparables, légèrement au-dessus de la moyenne de l’OCDE
Logements nouvellement achevés en pourcentage du parc de logements existant, 2011 et 2022

Source : Base de données de l’OCDE sur le logement abordable : indicateur HM1.1, parc de logements et construction résidentielle.

Logements nouvellement achevés en pourcentage du parc de logements existant, 2011 et 2022
Pays Part de logements nouvellement construits (autour de 2011) Part de logements nouvellement construits (2022 or année la plus récente pour laquelle les données sont disponibles)
Nouvelle-Zélande 0,9 % 1,8 %
Australie 1,7 % 1,6 %
Japon 1,6 % 1,5 %
Austria 1,1 % 1,4 %
Irlande 0,4 % 1,4 %
Finlande 0,9 % 1,3 %
France 1,5 % 1,3 %
Canada 1,2 % 1,3 %
États-Unis 0,5 % 1,2 %
Danemark 0,3 % 1,2 %
OCDE 0,9 % 1,2 %
Suède 0,6 % 1,0 %
Norvège 0,9 % 1,0 %
Switzerland 1,2 % 1,0 %
Royaume-Uni (Angleterre) 0,6 % 0,9 %
Pays-Bas 0,7 % 0,9 %
Allemagne 0,5 % 0,7 %
Espagne 1,1 % 0,4 %

Vers 2022, les logements nouvellement achevés représentaient 1,4 % du parc résidentiel en Autriche et 1,5 % au Japon. Leur pourcentage était plus élevé qu’au Canada, même si la croissance démographique a été moins forte dans ces deux pays que dans le nôtre (figures 2 et 4). On peut en déduire que l’offre de logements n’évolue pas toujours au même rythme que la croissance démographique.

Dans l’ensemble, le taux de croissance de l’offre de logements a augmenté dans la plupart des pays de 2011 à 2022. Dans 11 des 17 pays utilisés pour la comparaison, la proportion de logements récemment achevés dans le parc résidentiel a augmenté davantage qu’au Canada.

Depuis 2017, la demande de logements au Canada s’accroît de plus en plus vite que l’offre, encore plus qu’en Australie et en Suède. L’écart entre la demande et l’offre s’est nettement élargi après 2021 et se chiffrait à près de 5 nouveaux résidents par logement achevé en 2023-2024. En Australie, l’écart a culminé à un niveau moins élevé qu’au Canada, et en Suède, il est descendu en dessous de 1 nouveau résident par logement achevé.

Ce ratio est ensuite tombé à environ 1,53 au Canada, sans doute en raison des changements subséquents aux niveaux d’immigration (figure 5). C’est peut-être signe que la récente croissance des prix des habitations au Canada, qui s’est produite malgré l’augmentation de l’offre, pourrait être davantage attribuable au fait que la croissance démographique a dépassé la construction résidentielle6.

Figure 5 : Le nombre de nouveaux résidents par logement achevé a été plus élevé au Canada qu’en Australie et en Suède la plupart des années de 2017 à 2024
Nombre annuel de nouveaux résidents par logement achevé

Source : Données sur la population et la construction annuelle de Statistique Canada, de Statistics Sweden et de l’Australian Bureau of Statistics.

Nombre annuel de nouveaux résidents par logement achevé
Année Canada Australie Suède Ratio équilibré
2012 2,08 2,91 2,81 2,00
2013 1,98 2,71 3,04 2,00
2014 1,95 1,75 3,51 2,00
2015 1,39 1,61 3,00 2,00
2016 2,17 2,11 3,40 2,00
2017 2,27 1,82 2,59 2,00
2018 2,63 1,88 2,00 2,00
2019 2,92 1,70 1,75 2,00
2020 2,06 0,96 1,02 2,00
2021 0,95 0,41 1,46 2,00
2022 3,23 2,89 1,28 2,00
2023 4,92 3,99 0,46 2,00
2024 4,99 2,45 0,79 2,00
2025 1,53 2,33 0,57 2,00

Le Canada compte moins de logements par personne que la plupart des pays comparables

Au Canada, on dénombre moins de logements par tranche de 1 000 habitants que dans la plupart des pays comparables et que la moyenne des pays de l’OCDE.

Des pays comme la Suède et la Norvège ont aussi connu une forte croissance démographique. Cependant, leur parc de logements existants est plus grand que leur population, ce qui pourrait avoir contribué à modérer la hausse des prix des habitations (figures 2 et 6).

Figure 6 : Le parc de logements du Canada demeure inférieur à celui de nombreux autres pays comparables de l’OCDE
Nombre total de logements par tranche de 1 000 habitants vers 2022 ou la dernière année où les données sont disponibles

Source : Base de données de l’OCDE sur le logement abordable : indicateur HM1.1, parc de logements et construction résidentielle.

Nombre total de logements par tranche de 1 000 habitants vers 2022 ou la dernière année où les données sont disponibles
Pays Nombre de logements par tranche de 1 000 habitants (2022 ou année la plus récente)
France 591
Finlande 574
Espagne 563
Austria 558
Switzerland 534
Allemagne 518
Danemark 508
Norvège 494
Japon 492
Suède 492
OCDE 468
Pays-Bas 454
Royaume-Uni (Angleterre) 441
États-Unis 428
Canada 426
Australie 420
Irlande 417
Nouvelle-Zélande 396

Ce que le Canada pourrait apprendre des pays qui construisent davantage de logements

Les prix des logements au Canada ont augmenté plus rapidement et de façon plus continue que dans la plupart des pays comparables. Il semble que c’est en grande partie parce que l’offre n’a pas suivi la forte hausse de la demande, surtout depuis la deuxième moitié des années 2010.

Le Canada a adopté un large éventail de mesures stratégiques pour accroître l’offre de logements. Plusieurs pays comparables ont réussi de manière durable à accroître la construction résidentielle, ce qui nous donne l’occasion d’apprendre de leur expérience.

Certains pays ont construit des logements à plus grande échelle

Un examen mondial à paraître portant sur 10 pays comparables analysera les stratégies à l’origine de ces résultats. Il mettra en évidence plusieurs thèmes communs, notamment :

  • les incitatifs financiers;
  • la réforme de l’urbanisme;
  • l’innovation dans les méthodes de construction;
  • l’utilisation de terrains publics;
  • les approches propres à chaque pays et les résultats obtenus.

Cette étude contribuera à éclairer les efforts déployés par le Canada, même s’il faut reconnaître que les pratiques internationales doivent être adaptées au contexte canadien.

Au sujet des comparaisons internationales

Le présent article s’appuie sur des comparaisons internationales pour mettre en contexte les problèmes d’abordabilité du logement au Canada. Toutefois, ces comparaisons doivent être interprétées avec prudence.

Les pays diffèrent dans la façon dont les données sur le logement sont :

  • définies;
  • mesurées;
  • recueillies.

Ces différences peuvent nuire à la comparabilité directe des indicateurs.

Nous avons utilisé des ensembles de données harmonisés pour faire des comparaisons générales et dégager des tendances globales. Ces ensembles de données ne doivent pas servir à tirer des conclusions précises pour chaque pays. Les sources utilisées comprennent notamment :

  • Federal Reserve Bank of Dallas
  • Bank for International Settlements
  • Organisation de coopération et de développement économiques

Les différences institutionnelles, démographiques, financières et stratégiques doivent également être prises en compte dans l’interprétation des résultats.

Notes de bas de page

  1. Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL), Au-delà de Toronto et Vancouver : les problèmes d’abordabilité s’étendent à d’autres villes canadiennes (consulté le 4 mai 2026)
  2. Pour les comparaisons internationales, nous utilisons les indices des prix réels des logements qui tiennent compte de l’inflation propre au pays, selon la méthodologie de la Federal Reserve Bank of Dallas. On s’assure ainsi que les différences entre les pays reflètent la dynamique sous-jacente du marché de l’habitation plutôt que les écarts d’inflation. Bien que la croissance du revenu ait aussi une incidence sur l’abordabilité générale, le présent article porte uniquement sur les prix des habitations.
  3. La courbe de tendance contrefactuelle pour le Canada applique à l’indice des prix réels des logements du Canada la baisse des prix réels des logements observée aux États-Unis durant la crise financière mondiale (du premier trimestre de 2008 au deuxième trimestre de 2011). La série est ensuite prolongée en utilisant les taux de croissance réels enregistrés au Canada après le deuxième trimestre de 2011. La trajectoire qui en résulte est présentée à titre illustratif. Elle ne tient pas compte des différences entre les pays en ce qui concerne la structure des marchés, les mesures de politique publique, les conditions du crédit ou la conjoncture macroéconomique.
  4. Lawrence Schembri, « L’évolution à long terme des prix des logements : une perspective internationale », allocution prononcée devant l’Association canadienne de science économique des affaires à Kingston (Ontario), Banque du Canada, 25 août 2015.
  5. Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL), Examen de l’escalade des prix des logements dans les grands centres métropolitains du Canada, 2018.
  6. Nous comparons la croissance démographique au nombre de logements achevés, car cette mesure permet de voir la demande latente. La croissance démographique reflète la demande potentielle, tandis que la formation des ménages ne mesure que la demande qui s’est concrétisée et qui est limitée par l’abordabilité et l’offre. Le ratio est calculé à partir des données des organismes nationaux de statistique du Canada, de l’Australie et de la Suède.

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Date de publication : 20 octobre 2026

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