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Balado : L’abordabilité s’améliore. Pourquoi les acheteurs attendent-ils?
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Balado : L’abordabilité s’améliore. Pourquoi les acheteurs attendent-ils?
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00:00:00:01
[Audio : Une musique rythmée joue.]
[Description : Un homme aux cheveux blancs est assis dans un fauteuil en cuir brun. Il porte une chemise noire avec un pantalon noir. Devant lui, il y a un micro sur pied.]
KEVIN HUGHES : Sans aucun doute, on a un facteur additionnel d’incertitude, qui demeure le conflit dans le golfe Persique, qui a un impact sur les prix du pétrole, prix à la pompe, mais possiblement aussi dans l’inflation en général. Mais ça, ça reste à voir.
00:00:17:16
[Description : En face de l’homme, une femme aux longs cheveux bruns est elle aussi assise dans un fauteuil en cuir brun. Elle porte un cardigan noir sur un haut blanc et des pantalons bleus. Un micro est posé devant elle et un ordinateur portable est ouvert sur une petite table d’appoint à ses côtés.]
JOELLE HAMILTON : S’il y a vraiment comme 1 chose que tu aimerais que nos auditeurs retiennent de notre conversation aujourd’hui, quelle serait-elle?
00:00:27:01
KEVIN HUGHES : Structurellement, comme je le disais, on a une économie qui pourrait performer de façon plus forte qu’elle ne performe en ce moment. Mais il y a cette incertitude qui met un peu tout le monde sur pause.
00:00:38:18
JOELLE HAMILTON : Selon toi, quels sont les principaux défis à long terme du marché de l’habitation au Canada?
00:00:44:19
KEVIN HUGHES : On peut dire qu’il y a un défi actuel, mais aussi qui risque d’être le cas dans les prochaines années, c’est-à-dire le caractère inabordable de l’habitation au Canada.
00:00:56:04
[Visuel : Sur un fond rouge et bleu, des formes noires apparaissent. Elles forment bientôt une rangée de maisons différemment orientées. Une boîte translucide blanche avec le symbole d’une loupe apparaît au centre de l’écran. Puis un texte apparaît à l’intérieur de la boîte : « Marché canadien de l’habitation ».]
[Animatrice : Joelle Hamilton, Communications et marketing, SCHL.]
JOELLE HAMILTON : Vous écoutez « Sous notre toit, balado sur le logement au Canada », où nous faisons part des dernières nouvelles sur le marché canadien de l’habitation.
00:01:06:21
[Audio : La musique du générique joue.]
[Visuel : La boîte disparaît et la série de maisons se divise en trois rangées. Les maisons se déconstruisent, se reconstruisent et se réorientent. Au centre, un texte apparaît en blanc. On peut y lire : « Sous notre toit – Balado sur le logement au Canada ».]
[Audio : La musique s’arrête.]
00:01:13:22
[Visuel : Le nom de « Joelle Hamilton » apparaît en blanc dans un encadré violet en bas à droite de l’écran. En dessous se trouve la description « Communications et marketing, SCHL. »]
JOELLE HAMILTON : L’économie reprend de la vigueur, mais le marché de l’habitation au Canada tarde à suivre le rythme. Les ventes de logements demeurent faibles, les acheteurs restent prudents, et l’incertitude continue de façonner les perspectives.
Donc, qu’est-ce qui a changé depuis nos prévisions de janvier? Et qu’est-ce que cela signifie pour les personnes qui souhaitent acheter, louer, ou construire un logement au Canada?
Ce sont d’ailleurs les questions que nous allons répondre aujourd’hui dans notre balado de « Sous notre toit ».
Je suis votre animatrice, Joelle Hamilton, en compagnie de Kevin Hughes, économiste en chef adjoint de la SCHL. Bienvenue, Kevin.
00:01:51:00
KEVIN HUGHES : Merci.
00:01:52:14
JOELLE HAMILTON : Donc, Kevin, s’il y avait 1 chose que tu aimerais que nos auditeurs retiennent de cet épisode sur le marché de l’habitation aujourd’hui, par rapport à il y a 6 mois, quelle serait-elle?
00:02:09:08
[Visuel : Le nom de « Kevin Hughes » apparaît en blanc dans un encadré violet en bas à gauche de l’écran. En dessous se trouve la description : « Économiste en chef adjoint - SCHL. »]
KEVIN HUGHES : Sans aucun doute, on a un facteur additionnel d’incertitude, qui demeure le conflit dans le golfe Persique, qui a un impact sur les prix du pétrole, prix à la pompe, mais possiblement aussi dans l’inflation en général. Mais ça, ça reste à voir.
00:02:27:00
JOELLE HAMILTON : Donc, Kevin, lorsqu’on a publié le rapport sur les Perspectives du marché de l’habitation en janvier, on pensait vraiment qu’une économie plus forte favoriserait une reprise graduelle de la demande sur le marché de l’habitation. Mais je sais que tu venais dire que les choses ont évolué. Et est-ce que tu pourrais juste préciser qu’est-ce qui a changé?
00:02:50:23
KEVIN HUGHES : Ce qui n’a pas changé, c’est que, structurellement, l’économie reste la même, essentiellement. Mais en termes d’événements, on peut penser certainement au conflit armé dans le golfe Persique, qui a eu des impacts sur le prix de l’essence, évidemment, sur d’autres mesures de l’inflation que la Banque du Canada suit avec attention, et également sur l’incertitude. L’incertitude des ménages, mais aussi des corporations qui doivent faire des décisions, mais qui sont beaucoup plus sur pause.
On avait parlé dans une émission précédente qu’il y avait aussi l’incertitude concernant les tarifs. On est encore dans cet environnement, malgré le fait qu’il y a des négociations qui continuent, et qu’on nous dit qu’on va continuer avec le traité de l’ACEUM, et on va le revoir peut-être à chaque année. Donc, sur ce plan-là, c’est une chose où on voulait savoir sur quel pied danser, mais il y a encore des négociations.
Et je pourrais mentionner aussi qu’on avait parlé, il y a un an, qu’on s’avançait vers une période où beaucoup de Canadiens allaient renouveler leur hypothèque à des taux plus élevés. Cette vague est plus ou moins passée, sans, disons, trop de remous, mais c’est sûr que ces gens-là maintenant ont des hypothèques à des taux plus élevés, et dans leur panier de consommation, ils vont consacrer une partie plus importante au loyer que dans d’autres items de consommation.
Alors, c’est un peu quelques mises à jour.
00:04:29:01
[Visuel : Une boîte avec un texte dans lequel il est écrit « S’abonner » à côté d’un symbole de cloche apparaît brièvement à l’écran.]
JOELLE HAMILTON : Donc, passons à aujourd’hui. Quelle est la réalité des acheteurs et des locataires sur le marché locatif en ce moment?
00:04:36:02
KEVIN HUGHES : Sur le marché locatif, on a un marché qui continue d’être assoupli. Assoupli, parce qu’il y a quand même eu beaucoup de construction et d’achèvements d’immeubles locatifs, d’une part. Mais aussi, on a une demande qui est moins intensive, entre autres parce qu’on a des niveaux d’immigration moins élevés, moins de résidents non permanents. On s’y attendait, parce que les cibles migratoires étaient plus faibles, demeurent plus faibles.
Donc, on a vraiment deux facteurs qui ont, disons, engendré un assouplissement, et on le voit aussi lorsqu’on observe les loyers. Les loyers restent stables dans bien des marchés. Et même, chose qu’on pourrait dire inédite, on voit même des loyers qui ont même baissé. Habituellement on voit plutôt des incitatifs : deux mois de loyer, un mois de loyer gratuit. Mais là maintenant, on voit carrément dans certains marchés des loyers qui sont à la baisse. Légèrement, mais quand même. Donc, un marché quand même très assoupli.
00:05:34:02
JOELLE HAMILTON : Et du point de vue des acheteurs?
00:05:36:19
KEVIN HUGHES : Bon. Pour les acheteurs, on a quand même fondamentalement un marché qui, pour bien des gens, demeure inabordable. Lorsqu’on suit, lorsqu’on observe le prix relatif aux revenus, on voit qu’il y a une certaine augmentation de l’abordabilité, mais on pourrait dire que c’est quand même marginal.
La demande n’est pas au rendez-vous pour les raisons dont on a parlé, c’est-à-dire l’incertitude relative à l’économie à court terme. Et le conflit en Iran n’a fait qu’accentuer ça. Alors, les ventes sont sous leur potentiel, et les prix s’en suivent également.
00:06:22:13
JOELLE HAMILTON : Donc, on a abordé plusieurs sujets. 1. l’incertitude économique. 2. l’abordabilité. Et aussi, on a parlé un peu des défis auxquels les acheteurs et les locataires font face.
S’il y a vraiment comme 1 chose que tu aimerais que nos auditeurs retiennent de notre conversation aujourd’hui, quelle serait-elle?
00:06:44:12
KEVIN HUGHES : L’économie, on peut dire, avance de façon on pourrait dire « à tâtons », donc pas après pas, avec précaution, disons. Structurellement, comme je le disais, on a une économie qui pourrait performer de façon plus forte qu’elle ne performe en ce moment. Mais il y a cette incertitude qui met un peu tout le monde sur pause.
Alors, il y a des ajustements aussi dans l’économie. Il y a des firmes qui essaient de s’ajuster, pour s’ajuster aux tarifs, par exemple, s’ajuster à... Bon, on n’a pas parlé de l’intelligence artificielle, mais c’est aussi un raz-de-marée qui touche l’économie également.
Donc, on a plusieurs éléments dans le contexte qui font que tout le monde est un peu en mode « ajustement ». Mais disons que les conditions, si elles devaient s’améliorer, on pourrait voir un rebondissement beaucoup plus prononcé. Mais pour l’instant, ce n’est pas le cas.
00:07:42:17
JOELLE HAMILTON : Donc, si le scénario que tu viens de décrire pourrait... Quel pourrait être un scénario alternatif?
00:07:54:11
KEVIN HUGHES : Disons que le scénario alternatif, on le construit toujours à partir de ce qui pourrait nous avoir échappé, ou ce qui pourrait se détériorer davantage. On peut penser que, disons, l’angle mort, si on veut, serait peut-être que l’inflation pourrait rester élevée pour un temps prolongé, même possiblement augmenter si le conflit au Moyen-Orient devait se dégrader davantage ou s’intensifier.
Ça aurait un impact sur l’inflation, mais aussi sur les taux d’intérêt, et c’est une possibilité. Ce n’est pas notre scénario de base, mais ça demeure quelque chose qui risquerait d’arriver. Et, comme vous le savez, qui dit « taux d’intérêt », dit des impacts sur la demande d’habitations, mais aussi l’offre également, parce que ce n’est pas que les consommateurs qui ont besoin d’emprunter, c’est aussi les constructeurs.
00:08:53:05
[Visuel : Une boîte avec un texte dans lequel il est écrit « S’abonner » à côté d’un symbole de cloche apparaît brièvement à l’écran.]
JOELLE HAMILTON : Donc, à long terme, on sait que le logement est un enjeu qui se construit à long terme, et que les décisions qui sont faites aujourd’hui ont un impact ou même des répercussions pendant des années.
Selon toi, quels sont les principaux défis à long terme du marché de l’habitation au Canada?
00:09:19:09
KEVIN HUGHES : On peut dire qu’il y a un défi actuel, mais aussi qui risque d’être le cas dans les prochaines années : c’est-à-dire le caractère inabordable de l’habitation au Canada. Pour un grand nombre de Canadiens et Canadiennes, le logement, qu’il s’agisse du logement locatif... Même si les loyers ont diminué, c’est quand même un marché cher. Et la même chose s’applique également pour le marché des propriétaires. Donc, l’inabordabilité ou le manque d’abordabilité est un problème qui est chronique au Canada.
Nous, on a fait une évaluation, comme vous le savez, de quel serait l’écart d’offre, quelle serait l’offre additionnelle. Il se trouve que c’est un écart qui est très, très grand, qui ne peut pas, disons, être réduit à court terme. Absolument pas. On n’a pas les moyens. Il y a des initiatives en cours pour essayer d’avoir plus d’offre. C’est des bonnes choses. Mais en ce moment, on ne voit pas de signes qu’il y a un « boom » de la construction au Canada. Du tout. Donc, ça va demeurer une situation difficile, et ça risque d’être, disons encore, une situation difficile avant qu’on ait un soulagement en vue.
00:10:36:00
JOELLE HAMILTON : Donc, ce sont toutes les questions que j’ai pour toi aujourd’hui, Kevin. Mais j’ai hâte que tu reviennes, d’ici 6 mois, pour voir ce qui s’est passé, l’évolution du conflit dans le golfe Persique, et aussi avec les négociations avec les États-Unis et le Mexique pour...
00:10:55:05
JOELLE HAMILTON : J’appelle ça « CUSMA », mais je ne sais pas comment dire ça en français.
KEVIN HUGHES : L’ACEUM. L’ACEUM.
JOELLE HAMILTON : L’ACEUM.
KEVIN HUGHES : « A-C-UM ».
JOELLE HAMILTON : « A-C-UM ». Parfait. Donc, merci encore, Kevin. Et de retour bientôt, dans 6 mois.
Et merci à vous, nos auditeurs, de vous être joints à nous, Sous notre toit.
[Audio : La musique rythmée reprend.]
[Visuel : Un texte blanc apparaît à l’écran : « Sous notre toit – Balado sur le logement au Canada », par-dessus de maisons en rangée noires, sous un fond rouge et bleu. Les maisons se déconstruisent, se reconstruisent et se réorientent.]
[Animatrice : Joelle Hamilton, Communications et marketing, SCHL.]
JOELLE HAMILTON : Et saviez-vous que nous ne sommes pas seulement sur YouTube?
[Visuel : Le texte en blanc glisse et disparaît. Il est remplacé par les logos blancs de Spotify, Apple Podcasts et Amazon Music.]
JOELLE HAMILTON : Vous pouvez maintenant nous trouver sur Spotify, Apple Podcasts et Amazon Music.
[Visuel : Les trois logos glissent vers le haut de l’écran et son remplacés par un texte en blanc : « Ne ratez pas nos prochains épisodes! » Trois rectangles translucides avec les mots « Partager », « Suivre », et « S’abonner » apparaissent sous le texte. Puis les rectangles se combinent en un seul qui disparaît.]
JOELLE HAMILTON : Ne ratez pas nos prochains épisodes pour découvrir d’autres discussions authentiques et fondées sur les données. Si ce balado a été instructif et amusant, partagez cet épisode, suivez-nous, ou abonnez-vous. Et surtout, dites-nous ce que vous en pensez. Merci, et à la prochaine!
[Visuel : Le texte disparaît puis est remplacé par un texte en blanc où il est écrit : « À la prochaine! ».]
00:11:47:01
[Visuel : Le logo du Gouvernement du Canada et le logo de la SCHL apparaissent à l’écran sur un fond blanc.]
[Audio : La musique s’estompe.]
00:11:55:20
Balado : L’abordabilité s’améliore. Pourquoi les acheteurs attendent-ils?
22 juillet 2026
11 min 57 s
Invité : Kevin Hughes, économiste en chef adjoint à la SCHL
L’abordabilité s’est améliorée dans certains marchés, mais de nombreuses personnes attendent toujours. Dans cet épisode, Kevin Hughes, économiste en chef adjoint à la SCHL, présente les constatations de notre mise à jour estivale des Perspectives du marché de l’habitation de 2026. Il explique pourquoi de nombreux acheteurs attendent toujours et ce que les dernières perspectives signifient pour l’achat, la location ou la construction.
En bref
- L’abordabilité s’améliore, mais l’incertitude, les taux hypothécaires et la faible croissance des revenus incitent de nombreux acheteurs à demeurer prudents.
- La demande de logements reste plus faible que prévu et la reprise sera sans doute graduelle, car la croissance économique demeure modérée.
- L’offre accrue de logements locatifs et la demande à la baisse contribuent à détendre le marché locatif, mais l’abordabilité pose toujours problème pour beaucoup de gens au Canada.
- L’abordabilité demeure le principal défi en matière de logement au Canada. Il faudra du temps pour combler les écarts dans l’offre de logements.
L’abordabilité s’améliore, mais les acheteurs restent prudents
L’abordabilité du marché canadien de l’habitation s’améliore dans certaines régions, mais ce facteur n’est pas suffisant pour ramener les acheteurs en grand nombre sur le marché.
L’incertitude économique persistante, le ralentissement de la croissance du revenu et les coûts d’emprunt toujours élevés incitent de nombreuses personnes au Canada à se montrer prudentes quant à l’achat d’une propriété. Dans ce contexte, beaucoup de ménages choisissent d’attendre avant de prendre des décisions financières importantes.
Incidence de l’incertitude mondiale sur l’économie canadienne
Les récents évènements mondiaux, y compris le conflit dans le golfe Persique et l’incertitude géopolitique généralisée, ont accru l’incertitude pour les entreprises et les consommateurs. Par conséquent, les entreprises et les consommateurs dépensent et investissent avec prudence, ce qui ralentit la croissance économique et la reprise du marché immobilier.
Les tarifs douaniers et les négociations en cours sur les échanges commerciaux alimentent aussi l’incertitude. L’économie canadienne est fondamentalement solide. Toutefois, de nombreuses entreprises retardent les investissements et les décisions d’embauche. Parallèlement, certains ménages reportent leurs achats importants, comme l’achat d’une habitation.
Les raisons de la faiblesse persistante de la demande de logements
Les conditions du marché de l’habitation continuent de varier d’une région à l’autre du pays, mais de nombreux acheteurs adoptent toujours une approche attentiste. L’abordabilité s’est améliorée, mais les ventes de logements restent inférieures aux prévisions.
De plus, beaucoup de propriétaires-occupants ont récemment renouvelé leur prêt hypothécaire à un taux d’intérêt plus élevé que leur taux précédent. La hausse des mensualités hypothécaires se répercute sur le budget des ménages et les incite à faire preuve d’une prudence accrue dans leurs dépenses, y compris pour l’achat d’une habitation.
Les locataires ont davantage de choix qu’avant, car l’offre de logements locatifs augmente et la demande ralentit. La hausse de la construction de logements locatifs et la baisse des niveaux d’immigration contribuent à détendre le marché locatif dans de nombreuses régions du pays. Les loyers demeurent toutefois élevés par rapport aux revenus, et de nombreux ménages continuent d’éprouver des problèmes d’abordabilité malgré l’augmentation des taux d’inoccupation.
Quelles sont les perspectives en matière de logement en 2026 et par la suite?
La croissance économique restera probablement faible en 2026, puis elle se renforcera graduellement en 2027 et en 2028. Le marché immobilier devrait reprendre de la vigueur lentement, sans toutefois que les ventes de logements dépassent les normes historiques.
On s’attend aussi à ce que le ralentissement de la croissance économique ait une incidence sur la formation de ménages et la demande de logements. Certaines personnes au Canada pourraient retarder leur décision de déménager seules ou reporter toute décision majeure en matière de logement jusqu’à ce que les conditions économiques s’améliorent.
Les prix des habitations vont sans doute continuer de baisser à court terme. Il est probable aussi que les constructeurs réduisent le nombre de mises en chantier puisque la demande est en baisse et que les coûts de construction sont élevés. Les conditions du marché locatif devraient demeurer plus équilibrées qu’au cours des dernières années.
Les perspectives sont aussi soumises à des risques. Une intensification des conflits géopolitiques, la hausse des prix de l’énergie ou la poursuite des différends commerciaux pourraient faire grimper l’inflation et exercer une pression supplémentaire sur les ménages et les entreprises. Si ces risques se concrétisent, la demande de logements pourrait demeurer faible plus longtemps que prévu.
Pourquoi l’abordabilité demeure-t-elle le principal défi en matière de logement au Canada?
Les marchés de l’habitation s’adaptent à la conjoncture économique, mais l’abordabilité est le principal problème pour beaucoup de gens au Canada. Nos économistes continueront de surveiller l’évolution des revenus et d’observer si davantage de logements sont construits.
Pour que l’abordabilité s’améliore, il faudra que la croissance des revenus s’accélère et que l’offre de logements augmente. Bien que des efforts soient déployés pour stimuler la construction résidentielle, le Canada est encore loin de combler l’écart dans l’offre de logements. Il sera essentiel de construire plus de logements, y compris les types de logements dont la population canadienne a le plus besoin, pour améliorer l’abordabilité à long terme.
Consultez la mise à jour estivale complète des Perspectives du marché de l’habitation de 2026 afin de découvrir nos dernières prévisions concernant les ventes de logements, les prix, les mises en chantier, les marchés locatifs et l’économie.
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