Rénovation de la salle de bains

La rénovation de la salle de bains, l’une des améliorations intérieures les plus populaires, regorge de possibilités en ce qui a trait à l’ajout de caractéristiques vertes visant à rehausser sa performance environnementale et à régler des problèmes courants de salle de bains. Par exemple, la salle de bains représente 75 % de la consommation d’eau dans la maison, mais il est possible de réduire cette valeur substantiellement au moyen d’appareils de plomberie à faible débit d’eau. La salle de bains est l’endroit où se dégage le plus d’humidité, laquelle peut occasionner des problèmes si elle n’est pas gérée convenablement. Le rénovateur vert comprend ces questions, reconnaît les occasions d’intégrer les mesures correctives appropriées aux travaux.

Il existe de nombreuses possibilités d’inclure des caractéristiques vertes au cours d’une rénovation de salle de bains, et qui répondent aux principes de la Maison saineMC. Voir l’encadré ci-dessous.

Aide mémoire : rénovations de salle de bains vertes

Santé des occupants et milieux intérieurs sains

  • Ventilez les salles de bains pour veiller à ce que l’humidité et les odeurs soient évacuées à l’extérieur.
  • Réduisez l’émission de polluants en optant pour des produits à faibles émissions : revêtements de sol (carreaux de céramique et pierres naturelles), surfaces de travail (panneau de fibres dur, panneau de particules scellé ou à faibles émissions), comptoirs (surface dure, stratifié, panneau de particules scellé), peinture, ciments, coulis et mastics.
  • Prévenez la prolifération de moisissures grâce à des matériaux résistant à l’humidité, à des détails appropriés qui préviennent le mouillage et à des revêtements de finition résistants comme les carreaux de céramique, la pierre naturelle et les stratifiés.

Efficacité énergétique

  • Dans la mesure du possible, améliorez l’isolation des murs et des plafonds.
  • Prévoyez un pare-air efficace.
  • Isolez les canalisations d’eau froide et d’eau chaude.
  • Optez pour un éclairage éconergétique, prévoyez un éclairage des aires de travail et les commandes connexes et optimisez la diffusion de la lumière naturelle.
  • Posez des fenêtres éconergétiques.
  • Installez des appareils sanitaires et pommes de douche à faible débit.
  • Prévoyez des ventilateurs d’extraction éconergétiques à commande.

Conservation des ressources

  • Choisissez des produits forestiers certifiés pour les planchers, les armoires, les menuiseries; recherchez les comptoirs, les carreaux et les plaques de plâtre comportant un contenu recyclé, et les matériaux à faible énergie intrinsèque qui sont produits localement et n’exigent qu’un faible degré de traitement.
  • Installez des appareils et des robinets à faible débit.
  • Choisissez des matériaux et des produits durables, souples et fonctionnels.
  • Concevez la rénovation en fonction de critères d’accessibilité et de maintien à domicile afin que les occupants puissent aisément accéder à la salle de bains et en profiter plus longtemps.
  • Prévoyez mettre en œuvre des caractéristiques vertes futures.

Réduction des impacts sur l'environnement

  • Planifiez la gestion des déchets de rénovation et la réutilisation et le recyclage des appareils, des armoires et des matériaux.
  • Choisissez des produits et des matériaux à faibles émanations polluantes.
  • Optez pour des toilettes économes en eau pour réduire la quantité d’eaux usées.

Abordabilité

  • Évitez les coûts supplémentaires de refaire le même travail en cernant et en réglant les problèmes potentiels avant le début des travaux.
  • Contrôlez les coûts d’entretien et de remplacement en prévoyant des matériaux durables de qualité.
  • Prévoyez des mesures d’économie d’énergie et d’eau en vue de réduire les frais d’exploitation.
  • Mettez en œuvre un concept intemporel en vue de prolonger la durée utile de la salle de bains et le temps écoulé entre les rénovations.
  • Concevoir la rénovation en fonction de l’accessibilité et du maintien à domicile afin de permettre aux occupants de demeurer dans leur maison à mesure qu’ils vieillissent.

Salle de bains saine

  1. Améliorez l’isolation de l’enveloppe, dans la mesure du possible
  2. Ciments, coulis, scellants et mastics à faibles émissions
  3. Revêtement de sol durable, à faible entretien
  4. Armoires à faibles émissions
  5. Points de pénétration scellés des tuyaux (même dans les cloisons intérieures)
  6. Isolez les canalisations d’eau froide et d’eau chaude
  7. Robinets à faible débit munis d’aérateurs
  8. Éclairage éconergétique
  9. Comptoir à faibles émissions
  10. Toilette économe d’eau
  11. Fenêtres éconergétiques (source de lumière naturelle)
  12. Pomme de douche à faible débit
  13. Prévention des moisissures au moyen de matériaux, de revêtements et de surfaces résistant à l’humidité
  14. Peinture à zéro ou à faibles COV
  15. Humidité et odeurs évacuées à l’extérieur à l’aide d’un ventilateur d’extraction

État des lieux et éléments de l’approche systémique de la maison

Il faut tenir compte de plusieurs éléments lors de l’analyse d’une salle de bains existante. Toute question liée à la structure, à l’humidité, à la ventilation, à la plomberie et à la durabilité des matériaux doit être vérifiée et, si nécessaire, apportée à l’attention du propriétaire en vue d’ajouter des mesures correctives aux travaux de rénovation.

Structure

  • Dans la mesure du possible, vérifiez l’état et l’espacement des solives et des poutres de support de la salle de bains. Les éléments de l’ossature qui ont été encochés ou percés peuvent nécessiter un renfort. Il faudra peut-être renforcer les solives si elles sont sous-dimensionnées ou si leur espacement est trop grand.
  • Déterminez l’emplacement des murs porteurs et prenez note de toute contrainte pouvant être résolue durant les travaux.
  • Vérifiez s’il y a présence de mouvements structuraux récents ou passés dans les fondations, les planchers, les murs et les plafonds. La présence de fissures diagonales adjacentes aux portes et fenêtres, de planchers gondolés et de carreaux fissurés peut témoigner d’un problème potentiel qui doit être réglé avant que l’on ne procède.

Murs extérieurs et plafonds

  • Les maisons d’avant 1950 peuvent comporter peu d’isolant dans les murs et plafonds. Les maisons construites entre 1950 et 1970 ont probablement un peu d’isolant, mais des occasions pourraient se présenter pour l’augmenter une fois les travaux amorcés.
  • Les vieilles maisons sont souvent dépourvues de pare-air. Si un pare-air continu bien étanchéisé est compris dans les travaux de rénovation, la salle de bains sera plus confortable et affichera moins de pertes de chaleur.
  • Vérifiez la quantité d’isolant dans le vide sous toit au-dessus de la salle de bains. Vérifiez également si l’humidité a causé des dommages à la sous-face du support de couverture, aux éléments de l’ossature et aux plafonds, ce qui pourrait indiquer un problème de digue de glace découlant d’un ensemble de facteurs, dont un transfert de chaleur et d’humidité excessif entre la salle de bains et les combles, et une ventilation inadéquate des combles. Résoudre le problème exigerait une étanchéité à l’air accrue et l’ajout d’isolant dans les combles, ce qui protégerait la salle de bains nouvellement rénovée contre les dégâts d’eau.
  • Assurez-vous que les murs extérieurs de la maison repoussent l’eau et qu’il n’y a aucun signe d’infiltration d’eau à travers les murs ou au pourtour des portes et fenêtres. Si des infiltrations d’eau sont évidentes, les mesures correctives devraient faire partie intégrante des travaux de rénovation.

Taux élevé d’humidité relative

  • Prenez note de tout signe d’humidité relative élevée qui pourrait causer des problèmes après la fin des travaux.
  • Recommandez des mesures correctives comme l’élimination des sources d’humidité et la mise en place d’une installation de ventilation pour gérer le niveau général d’humidité relative dans la maison.

Problèmes liés à l’humidité dans la salle de bains

  1. Porte de douche ou rideau manquant ou inadéquat
  2. Carreau fissuré
  3. Espace à la rencontre du plancher et de la baignoire
  4. Chauffage inadéquat
  5. Plancher lâche et rebondissant
  6. Joint de toilette défectueux
  7. Revêtement de sol lâche ou endommagé au pourtour de la toilette
  8. Condensation sur les tuyaux
  9. Taches d’eau et odeur de moisi dans les armoires
  10. Mauvais joint au pourtour du bouchon de vidange
  11. Condensation
  12. Ventilation inadéquate
  13. Tuyau qui fuit
  14. Coulis lâche
  15. Coulis ou mastic manquant ou noirci
  16. Mastic manquant aux points de pénétration à travers le mur
  17. Toilette lâche ou instable

Qualité de l’air intérieur

Prenez note de tout problème de qualité de l’air intérieur que vous décelez en entrant dans la maison. Voici les premiers indices d’une piètre qualité de l’air :

  • Des odeurs persistantes peuvent indiquer que les échanges d’air intérieurs-extérieurs sont inadéquats.
  • Un taux d’humidité élevé peut causer des problèmes d’humidité et de moisissure.
  • Stockage dans la salle de bains ou ailleurs dans la maison de produits nettoyants chimiques et autres matériaux émettant des polluants : trouvez d’autres endroits pour les stocker peut faire partie des travaux de rénovation de la salle de bains.

Des problèmes de qualité de l’air intérieur peuvent nécessiter une installation de ventilation desservant toute une maison.

Plomb et amiante

  • Parmi les sources de plomb se trouvent la vieille peinture, les tuyaux de plomberie, la canalisation d’aqueduc alimentant la maison (avant 1950) et la soudure utilisée pour joindre les canalisations d’eau et à l’intérieur des appareils.
  • Faites vérifier la vieille peinture pour la présence de plomb, surtout avant d’entreprendre des travaux de rénovation majeurs dans les vieilles maisons.
  • Les sources d’amiante peuvent inclure les tuiles de vinyle-amiante et leurs adhésifs, le câblage d’appareil, l’isolant de vermiculite et le chemisage des tuyaux et des chaudières.
  • Tant pour le plomb que pour l’amiante, mettez en œuvre des mesures appropriées pour protéger les travailleurs et les occupants conformément aux exigences provinciales de sécurité en milieu de travail, aux codes du bâtiment et aux règlements municipaux.

Plomberie

  • Les vieux bâtiments comportent souvent des tuyaux en acier galvanisé, en fonte ou en plomb. Cette situation peut gêner la pose de nouvelles canalisations d’eau et de nouveau tuyaux d’égout.
  • Des tuyaux corrodés et des fuites aux joints, tant dans la salle de bains existante que tout au long des tuyaux provenant du chauffe-eau et de l’entrée d’eau, peuvent indiquer que des travaux plus poussés seront requis.
  • Faites couler de l’eau dans l’évier pour en vérifier l’écoulement. Il pourrait être nécessaire de nettoyer les tuyaux d’évacuation à partir de la salle de bains jusqu’au collecteur principal du bâtiment et peut-être même aussi loin que l’égout municipal ou l’installation septique sur place. Vérifiez les pentes des tuyaux d’évacuation desservant les appareils de la salle de bains et prévoyez corriger les pentes, le cas échéant.
  • Tuyau de ventilation de plomberie inadéquat ou absent – Il faudra peut-être prévoir un tuyau de ventilation ou améliorer la ventilation actuelle afin que les nouveaux appareils dans la salle de bains se vidangent convenablement. Des odeurs émanant de l’installation de plomberie en raison de siphons inadéquats ou de problèmes de ventilation quelque part dans le réseau d’évacuation pourraient nécessiter des correctifs.
  • Condensation sur les canalisations froides – Le niveau d’humidité relative intérieur doit être contrôlé et il faudra sans doute isoler les canalisations froides afin d’empêcher l’air humide d’entrer en contact avec celles-ci.
  • Les tuyaux situés dans un mur extérieur doivent être déplacés pour empêcher qu’ils ne gèlent et pour assurer la continuité de l’isolant et du pare-air.
  • Si les canalisations d’alimentation des appareils sanitaires existants sont dépourvues de robinets de fermeture, prévoyez en ajouter de manière à simplifier leur remplacement futur.

Chauffage et climatisation des locaux

  • Demandez au propriétaire si la salle de bains est confortable en hiver. Une salle de bain froide indique probablement que les murs, les plafonds et les planchers sont peu étanches à l’air et mal isolés ou que l’installation de chauffage présente des problèmes, ou les deux situations à la fois.
  • Dans les installations de chauffage à air pulsé, les gaines de dérivation peuvent être trop longues, comporter trop de coudes ou être partiellement ou entièrement obstruées. De plus, les volets d’équilibrage dans les gaines desservant la salle de bains pourraient être mal positionnés. Dans les installations à eau chaude, le problème pourrait découler d’un robinet mal positionné, d’un tuyau bloqué ou de la présence d’air dans le réseau.
  • Les registres, radiateurs ou plinthes chauffantes devront peut-être être déplacés pour convenir au nouvel agencement.

Caractéristiques, considérations et options en matière de salle de bains verte

Cette section décrit brièvement les caractéristiques et les options vertes que vous pouvez envisager par rapport aux différents composants compris dans les travaux de rénovation, dont les appareils sanitaires, les revêtements de sol, l’éclairage, les revêtements de finition, etc. L’annexe fournit de plus amples informations sur les options de produits et de matériaux en fonction de différentes catégories.

Murs extérieurs et plafonds

  • S’il faut apporter des modifications structurales ou dégarnir les murs de plaques de plâtre lors des travaux, c’est l’occasion idéale pour améliorer l’étanchéité à l’air et l’isolation de la salle de bains. Cela peut engendrer des économies d’énergie, un confort accru pour les occupants et une plus grande durabilité.
  • Même si les murs et plafonds renferment déjà de l’isolant, c’est l’occasion de le remplacer par un isolant plus performant.
  • Si le plâtre ou les plaques de plâtre d’origine sont en bon état, il suffit de souffler l’isolant dans les cavités murales vides et de simplement retoucher les murs. Si le plâtre ou les plaques de plâtre sont endommagés, un isolant rigide et des fourrures peuvent être appliqués directement sur les anciens revêtements et de nouvelles plaques de plâtre mises en place.
  • Si les murs et plafonds doivent être dégarnis des plaques de plâtre au cours des travaux, il sera possible de rehausser le niveau d’isolation et d’étanchéité.
  • Peu importe la démarche retenue, le mur devra comporter un pare-vapeur et un pare-air continu. Cela peut s’accomplir de différentes façons :
    • Le polyéthylène en feuille peut servir à la fois de pare-vapeur et de pare-air continu lorsque celui-ci a une épaisseur de 0,15 mm (0,006 po) et que les joints et les extrémités sont scellés. Mastiquez ou pourvoyez de joints d'étanchéité tous les points de pénétration de câblage, de plomberie et de gaines du mur extérieur, notamment à l'endroit des bouches de ventilation et des prises électriques. Utilisez des boîtiers électriques étanches à l’air.
    • Les plaques de plâtre peuvent agir comme pare-air si les arêtes et tous les points de pénétration sont étanchéisés. Le pare-vapeur peut être constitué d’une feuille de polyéthylène en dessous des plaques de plâtre ou d’une couche de peinture pare-vapeur appliquée sur les plaques de plâtre.
    • Si un isolant est soufflé dans les murs, les plaques de plâtre existantes peuvent servir de pare-air pour autant qu’elles soient étanchéisées à tous les points de pénétrations, aux plinthes, aux boîtiers électriques, etc. La peinture pare-vapeur peut servir de protection contre les vapeurs d’eau.
  • Veillez à ce que le pare-air et le pare-vapeur soient continus à la rencontre de tout pare-air et pare-vapeur adjacent.
  • Une autre option consiste à utiliser un isolant mousse à pulvériser à alvéoles fermées, lequel sert à la fois d’isolant, de pare-air et de pare-vapeur selon le type et l’épaisseur. Bien appliqué, l'isolant remplit complètement la cavité murale et adhère à l'ossature de bois, créant ainsi un ensemble de construction étanche à l'air. Même s'il n'est pas employé dans tout le mur, l'isolant mousse à pulvériser s'avère très efficace dans les endroits difficiles d'accès, comme la région de la solive de rive en dessous et au-dessus du mur extérieur de la salle de bains, autour du bâti des portes et des fenêtres, ou pour combler le jeu autour des composants de plomberie, d'électricité et de CVC.
  • Remplacez les vieilles fenêtres par des modèles ENERGY STARMD dotés d’au moins deux vitrages, d’un enduit à faible émissivité et d’intercalaires isolants. Veillez à ce que le vide entre le mur et les nouvelles fenêtres soit bien isolé, scellé et protégé contre l’humidité provenant de l’intérieur ou de l’extérieur.

Planchers

  • Réduisez la consommation d’énergie et la production de polluants liées au transport en vous procurant des matériaux extraits et fabriqués localement.
  • Les surfaces dures constituent généralement des choix plus sains parce qu’elles émettent peu ou pas d’émanations. Les choix comprennent carreaux de céramique, pierre naturelle et linoléum.
  • Pour réduire les émanations au minimum, posez les carreaux sur un lit de mortier ou employez un adhésif à faibles émissions pour appliquer les carreaux ou autres revêtements.
  • Si une couche de pose est envisagée, optez pour les panneaux de ciment qui résistent mieux à l’humidité et sont plus durables.
  • Tenez compte des coûts de transport et d’énergie en vous procurant vos matériaux de sources locales (il faut, par exemple, privilégier les pierres provenant de sources locales ou canadiennes à celles provenant d’outre-mer).
  • Le fait d’étendre le nouveau revêtement de sol sous la nouvelle baignoire et cabine de douche assure la continuité de la protection contre l’humidité; il sera ainsi possible de remplacer de nouveau ces appareils à l’avenir sans avoir à remplacer le revêtement de sol.

Peinture, revêtements et produits d’étanchéité

  • Optez pour des revêtements de finition à faible odeur et à faibles émissions chimiques dont les peintures à faibles émissions de COV et les enduits d’uréthane à base d’eau pour le bois, lesquels sont offerts partout dans le commerce.
  • Choisissez ciments, mastics de calfeutrage et produits d’étanchéité à faible odeur et à faibles émissions.
  • Les peintures et enduits à base de plantes ou à base minérale, de même que les plâtres à base d’argile naturelle et de chaux sont disponibles et peuvent être utilisés lorsque les occupants sont sensibles aux émissions.

Armoires

  • Les meubles en bois dur émettent peu de polluants et constituent une option durable pour les salles de bains.
  • Les panneaux de particules et les panneaux de fibre de densité moyenne (MDF) ayant servi à la fabrication d’armoires modulaires peuvent contenir de la colle à base d’urée formaldéhyde, laquelle produit des émanations de formaldéhyde et autres polluants qui peuvent nuire à la qualité de l’air intérieur (QAI). Dans la plupart des cas, le matériau est enrobé d’une pellicule de plastique, ce qui en diminue les émissions. Cependant, toutes les surfaces, y compris les orifices pour les tablettes réglables et l’arête des planches coupées sur le chantier, peuvent être étanchéisées à l’aide d’un bouche-pores à l’uréthane à base d’eau ou  à l’acrylique à faible toxicité, en vue de réduire les émanations.
  • Les panneaux de fibre de densité moyenne (MDF) sans formaldéhyde, le contreplaqué extérieur et le contreplaqué de bois dur exempt de formaldéhyde constituent d’autres options de rechange permettant de réduire au minimum les émanations de polluants.
  • Les produits du bois peuvent être certifiés FSC, CSA ou SFI, assurant ainsi qu’ils proviennent de forêts soumises à une gestion durable.

Comptoir

  • La pierre naturelle, comme le granite, émet peu d’émissions polluantes. Si elle provient d’un fournisseur local ou national, elle contiendra moins d’émissions polluantes et moins d’énergie intrinsèque dues au transport que des matériaux provenant d’outre-mer.
  • Un comptoir en stratifié émet peu d’émanations si on utilise un fond en MDF exempt de formaldéhyde. En revanche, la sous-face et les rives exposées du matériau de fond peuvent être revêtues d’un bouche-pores non toxique comme l’uréthane à base d’eau. Le contreplaqué de feuillus exempt de formaldéhyde peut servir de couche de fond à un comptoir en stratifié.
  • On trouve également des comptoirs fabriqués à partir de papier recyclé ou de composites en verre-résine recyclé.
  • Les comptoirs munis d’un dosseret intégré offrent une meilleure protection contre l’humidité aux murs adjacents, tout en facilitant l’entretien en raison de l’absence de joint entre le comptoir et le dosseret.

Ventilation

  • Arrêtez votre choix sur un ventilateur ayant un faible niveau de bruit de manière à ce que les occupants l’utilisent. Le bruit produit est mesuré en « sones » : plus cette valeur est élevée, plus le niveau de bruit produit est élevé. Une cote de bruit de 2,0 sones ou moins est recommandée. Les ventilateurs à faible sonie (par exemple, 1 sone) sont habituellement plus éconergétiques.
  • Assurez-vous que le conduit d’évacuation raccordé au ventilateur est de diamètre approprié et bien isolé, et qu’il achemine l’air directement à l’extérieur (non pas vers les combles, les soffites ou le vide sanitaire). Les conduits droits et lisses offrent moins de résistance que les conduits flexibles et peuvent drainer l’humidité qui peut s’y condenser et s’y accumuler.
  • Le ventilateur d’extraction doit posséder une capacité suffisante (L/s ou pi³/min) pour répondre à la tâche, sans être trop puissant au point de gaspiller l’énergie. Le ventilateur de salle de bains a habituellement une capacité qui se situe entre 25 et 50 L/s (50 et 100 pi³/min). Consultez le code du bâtiment de votre province pour connaître la capacité exigée.
  • Le ventilateur de salle de bains situé dans le vide sous toit doit être bien étanchéisé et isolé. Des panneaux isolants de polystyrène peuvent servir à fabriquer un boîtier étanche à l’air et bien isolé autour du ventilateur. À l’aide de ruban d’aluminium, scellez tous les orifices et les joints du corps du ventilateur pour empêcher l’air chaud et humide de s’infiltrer dans le vide sous toit.
  • Optez pour un capot mural doté d’un volet antiretour étanche qui fonctionne librement.
  • Afin d’en optimiser le fonctionnement, le ventilateur de salle de bains peut être commandé par une minuterie, un capteur d’humidité ou une autre commande automatique. La commande permet au ventilateur de fonctionner suffisamment longtemps pour produire les résultats escomptés sans trop consommer d’énergie.

Plomberie et appareil

  • Arrêtez votre choix sur une toilette à très faible chasse d’eau consommant 6 L d'eau ou moins par chasse. La toilette à double chasse utilise une quantité moindre d’eau pour les déchets liquides (4 L) et une quantité plus élevée (6 L) pour les déchets solides. Cherchez l’étiquette WaterSenseMD qui en certifie la performance et les économies d’eau.
  • Les robinets à faible débit peuvent réduire la quantité d’eau utilisée de même que la quantité d’énergie requise pour la chauffer.
  • Une pomme de douche à faible débit d’eau (9,5 L/min ou moins) économise à la fois l’eau et l’énergie.
  • Isolez les canalisations d’eau froide pour réduire la condensation et la prolifération de moisissures. Isolez les canalisations d’eau chaude pour économiser l’énergie.
  • Bien que ne faisant pas partie de la rénovation d’une salle de bains, un dispositif de récupération de la chaleur des eaux évacuées posé dans le tuyau d’évacuation desservant la douche permettra de réaliser des économies d’argent pour la production d’eau chaude.
  • Ajoutez des robinets d’arrêt afin de faciliter le remplacement futur des appareils.
  • Pour obtenir de plus amples informations sur l’utilisation et les économies d’eau, consultez la publication de la SCHL intitulée Économiser l’eau chez soi (cette publication peut également servir à sensibiliser les propriétaires).

Éclairage

Vous pouvez améliorer l’efficacité énergétique dans la salle de bains en optant pour des appareils éconergétiques et en faisant un usage efficace de la lumière naturelle.

  • Optez pour des appareils cotés ENERGY STARMD et munis d’ampoules éconergétiques.
  • Une peinture pâle sur les murs et plafonds peut augmenter l’intensité de la lumière naturelle.
  • Si des luminaires encastrés sont utilisés dans les plafonds sous les combles, il faut choisir des modèles particuliers étanches à l’air.

Information

Choix des matériaux et des produits

Généralités

  • Builder Manual, Association canadienne des constructeurs d’habitation

Utilisation efficace des ressources

Information à l'intention des propriétaires

 

Canada

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