La plupart des marchés canadiens de l’habitation sont surévalués, mais la croissance des prix ralentira jusqu’en 2018, selon la SCHL

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OTTAWA, le 26 octobre 2016 – La Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) détecte des signes élevés de conditions problématiques au Canada dans son ensemble. La progression des prix des logements a été plus rapide que celle des facteurs économiques fondamentaux, tels que le revenu personnel disponible et la croissance démographique, ce qui explique pourquoi de nombreux marchés de l’habitation sont surévalués au Canada. Toutefois, la combinaison de surévaluation et de construction excessive devrait contribuer à ralentir la croissance des reventes et des prix des logements et entraîner une baisse du rythme des mises en chantier d’habitations.

La présente analyse est le résultat de données combinées tirées de deux grands rapports de la SCHL publiés simultanément pour la première fois aujourd’hui, à savoir Évaluation du marché de l’habitation (EMH) et Perspectives du marché de l’habitation (PMH).

Selon le rapport EMH de la SCHL, le Canada présente maintenant des signes élevés de conditions problématiques en raison de la surévaluation et de l’accélération des prix qui y sont détectés. Dans son dernier rapport de juillet, la SCHL a signalé la probabilité d’observer de tels signes d’ici l’automne. De plus, la surévaluation continue d’être détectée dans neuf régions métropolitaines de recensement (RMR) du pays et la construction excessive, dans sept RMR. L’EMH est un système d’avertissement anticipé qui nous permet de prévenir les Canadiens des aspects préoccupants qui émergent sur les marchés de l’habitation, pour qu’ils puissent agir de manière à favoriser la stabilité du marché.

Par ailleurs, le rapport PMH fait ressortir d’importantes disparités régionales sur les marchés de l’habitation qui se résorberont au cours de l’horizon prévisionnel. À l’échelle nationale, les mises en chantier d’habitations et les ventes MLS® devraient diminuer un peu en 2017, avant de se stabiliser en 2018 pour se situer à des niveaux qui cadrent mieux avec les facteurs économiques fondamentaux et les changements démographiques. Le rapport PMH est un outil d’établissement de prévisions qui présente un éventail de résultats possibles pour mieux aider les Canadiens à prendre des décisions.

 
Transcription

Premier Plan : Bob Dugan, Chef économiste de la SCHL

Fond : Bibliothèque, étagères bibliothèque

Bob Dugan : « Nous observons maintenant des signes élevés de conditions problématiques à l’échelle nationale en raison de la surévaluation, ce qui signifie que les prix des logements demeurent supérieurs aux niveaux correspondant au revenu personnel disponible, à la croissance démographique et à d’autres facteurs fondamentaux.  Cette surévaluation, conjuguée à des signes de construction excessive dans certains centres, signifie que la progression des prix des logements ralentira et que les mises en chantier d’habitations devraient diminuer en 2017 et 2018. »

 

Faits saillants des deux rapports

  • Il y a des signes élevés de conditions problématiques au Canada dans son ensemble. La surévaluation et la construction excessive demeurent les facteurs de préoccupation les plus présents dans plusieurs grands marchés canadiens de l’habitation. Cela dit, les mises en chantier d’habitations et les ventes MLS® devraient diminuer en 2017 et se stabiliser en 2018.
  • La demande de logements à Vancouver est en partie soutenue par la robuste progression de l’emploi, la population croissante et les faibles taux hypothécaires. Ces facteurs devraient demeurer vigoureux jusqu’en 2018. Cela dit, une légère baisse des mises en chantier d’habitations et des reventes est prévue en 2017 et 2018, car le marché continue de s’ajuster aux récents changements de politiques et à la surévaluation des prix des logements. La croissance des prix devrait aussi ralentir, ce qui devrait contribuer à atténuer certains des déséquilibres détectés en ce moment dans l’EMH de la SCHL.
  • Le marché de l’habitation de Toronto montre des signes élevés de conditions problématiques, lesquels s’expliquent en partie par les déséquilibres observés entre les prix des logements et les facteurs fondamentaux, comme la croissance du revenu et de la population. Ces déséquilibres devraient s’atténuer grâce au ralentissement de la croissance des prix des logements en 2017 et 2018, car des facteurs comme la hausse des taux hypothécaires et la progression modeste de l’emploi attendues plus tard durant l’horizon prévisionnel feront diminuer les reventes qui ont atteint des niveaux records.
  • Cette année, dans la région des Prairies, les répercussions de la faiblesse des cours des produits de base continuent de se faire sentir sur l’investissement, l’emploi et la demande de logements. Il y a donc un ralentissement de la construction résidentielle, car les constructeurs concentrent leurs efforts sur l’écoulement de leurs stocks – de logements collectifs, plus particulièrement. Comme cette diminution des stocks continue de freiner la croissance, il est prévu que les mises en chantier se stabiliseront en 2017. En 2018, la réduction des stocks, l’essor économique et la croissance de l’emploi contribueront à l’augmentation des mises en chantier.

La version intégrale des rapports EMH et PMH, qui portent sur les marchés de l’habitation du Canada, des régions et des régions métropolitaines de recensement (RMR), pourra être téléchargée à partir du site Web de la SCHL, un peu après midi (HE). Les analystes de la SCHL peuvent également fournir d’autres observations sur le marché national, les 15 marchés visés par l’EMH et les 50 marchés couverts par les rapports PMH.

Pour avoir accès aux publications futures du Centre d’analyse de marché de la SCHL, veuillez vous abonner à L’Observateur du logement en ligne.

En tant qu’autorité en matière d’habitation au Canada, la SCHL contribue à la stabilité du marché de l’habitation et du système financier, vient en aide aux Canadiens dans le besoin et fournit des résultats de recherches et de l’information aux gouvernements, aux consommateurs et au secteur de l’habitation du Canada.

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« Nous observons maintenant des signes élevés de conditions problématiques à l’échelle nationale en raison de la surévaluation, ce qui signifie que les prix des logements demeurent supérieurs aux niveaux correspondant au revenu personnel disponible, à la croissance démographique et à d’autres facteurs fondamentaux.  Cette surévaluation, conjuguée à des signes de construction excessive dans certains centres, signifie que la progression des prix des logements ralentira et que les mises en chantier d’habitations devraient diminuer en 2017 et 2018. »

— Bob Dugan, économiste en chef, Société canadienne d’hypothèques et de logement

Renseignements :

Jonathan Rotondo
Relations avec les médias
613-748-2734
jrotondo@cmhc-schl.gc.ca

Karine Leblanc
Relations avec les médias
613-740-5413
kjleblan@cmhc-schl.gc.ca

Tableau 1 : Comparaison entre les rapports de juillet et octobre 2016   
 SurchauffeAccélération des prixSurévaluationConstruction excessiveÉvaluation globalet
 Juill. 2016Oct. 2016Juill. 2016Oct. 2016Juill. 2016Oct. 2016Juill. 2016Oct. 2016Juill. 2016Oct. 2016
CanadaFaiblesFaiblesFaiblesModérésÉlevésÉlevésFaiblesFaiblesModérésÉlevés
VictoriaModérésModérésFaiblesModérésFaiblesFaiblesFaiblesFaiblesFaiblesFaibles
VancouverModérésModérésModérésModérésÉlevésÉlevésFaiblesFaiblesÉlevésÉlevés
EdmontonFaiblesFaiblesFaiblesFaiblesModérésModérésFaiblesFaiblesModérésModérés
CalgaryFaiblesFaiblesFaiblesFaiblesModérésModérésModérésModérésÉlevésÉlevés
SaskatoonFaiblesFaiblesFaiblesFaiblesÉlevésModérésÉlevésÉlevésÉlevésÉlevés
ReginaFaiblesFaiblesFaiblesFaiblesModérésModérésÉlevésÉlevésÉlevésÉlevés
WinnipegFaiblesFaiblesFaiblesFaiblesFaiblesFaiblesModérésModérésModérésModérés
HamiltonModérésModérésFaiblesModérésÉlevésÉlevésFaiblesFaiblesModérésÉlevés
TorontoFaiblesModérésModérésModérésÉlevésÉlevésFaiblesFaiblesÉlevésÉlevés
OttawaFaiblesFaiblesFaiblesFaiblesFaiblesFaiblesModérésModérésFaiblesFaibles
MontréalFaiblesFaiblesFaiblesFaiblesModérésModérésFaiblesFaiblesModérésModérés
QuébecFaiblesFaiblesFaiblesFaiblesÉlevésÉlevésFaiblesFaiblesModérésModérés
MonctonFaiblesFaiblesFaiblesFaiblesFaiblesFaiblesModérésModérésFaiblesFaibles
HalifaxFaiblesFaiblesFaiblesFaiblesFaiblesFaiblesFaiblesFaiblesFaiblesFaibles
St. John’sFaiblesFaiblesFaiblesFaiblesFaiblesFaiblesModérésModérésFaiblesFaibles
Signes de conditions problématiques
Faibles Modérés Élevés

Note 1 – Les codes de couleur indiquent dans quelle mesure les signes de conditions problématiques sont présents : L'EMH est un cadre analytique exhaustif qui vise à détecter non seulement la présence d’indicateurs associés à des conditions potentiellement problématiques, mais tient compte également de l’intensité de ces indicateurs (autrement dit de leur écart par rapport à la moyenne historique) et de leur persistance. En règle générale, les indicateurs dont l’intensité et la persistance sont faibles montrent que les conditions sont peu susceptibles de devenir problématiques. À mesure que le nombre d’indicateurs persistants se multiplie, les signes que les conditions pourraient devenir problématiques augmentent.

Note 2 – Les résultats des RMR ne sont pas ventilés selon le type de logement ou le quartier. Ils correspondent à l’évaluation qui est faite pour l’ensemble de la RMR. Cependant, des rapports sur chacune des RMR fournissent une analyse plus détaillée de ces marchés.

Note 3 – La cote rouge est attribuée à un facteur seulement si de multiples indicateurs signalent que des conditions potentiellement problématiques sont fortement présentes et que leur intensité et leur persistance sont élevées. Les seuls facteurs pouvant recevoir cette cote sont la surévaluation et la construction excessive, car ils sont analysés au moyen de plus d’un indicateur.

Note 4 – Pour faire en sorte que le cadre analytique demeure aussi actuel que possible, nous entreprenons régulièrement un processus de sélection de modèles, c’est-à-dire que nous évaluons si les modèles des prix des logements que nous utilisons pour mesurer la surévaluation sont significatifs sur le plan statistique à l’échelle du Canada et des RMR. Les résultats de ce processus peuvent nous amener à changer le nombre d’indicateurs de conditions problématiques d’une évaluation à l’autre.

Contenu multimédia de la SCHL disponible pour ce communiqué :

  • Vidéoclip – Français (12 270 KB)
  • Photo de – Bob Dugan (4 109 KB)

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