Le taux de propriétaires chez les ménages âgés de Toronto pourrait croître dans la prochaine décennie selon l’emploi, le revenu et d’autres tendances. Sa hausse ferait diminuer l’offre d’habitations familiales pour les générations suivantes.

Dans notre dernier Marché sous la loupe, Toronto, nous analysons des données de 2006 à 2016 sur les ménages âgés. Notre objectif? Voir ce que les changements récents dans leur bien-être économique et leurs caractéristiques démographiques nous révèlent sur leurs futurs choix de logement.

Hausse du taux de propriétaires âgés depuis 2006

De 2006 à 2016, la proportion de logements appartenant à des ménages âgés dans la région de Toronto a atteint 25 %. Elle s’est accrue de 4,5 points de pourcentage. Les maisons en rangée affichaient la plus forte hausse : 17 % appartenaient à des aînés en 2016, contre 11,5 % en 2006. Voici d’autres faits saillants de l’analyse des données de 2006 à 2016 :

  • La hausse du taux d’activité des aînés a stimulé la croissance du revenu dans leur groupe d’âge.
  • L’écart de revenu entre locataires et propriétaires s’est encore creusé chez les ménages âgés. La différence entre leurs revenus médians était de 130,4 % en 2016.
  • La proportion de ménages locataires âgés ayant des besoins impérieux en matière de logement a fléchi. Elle demeure tout de même nettement supérieure à celle des ménages locataires plus jeunes.
  • Par rapport à 2006, plus d’aînés sont arrivés à la retraite avec des dettes en 2016. En revanche, leur valeur nette a augmenté beaucoup plus rapidement que celle des générations plus jeunes.
  • Grâce à la croissance supérieure de leur revenu et de leur richesse, les aînés ont accès à un éventail plus large de logements.

La hausse du taux de propriétaires pourrait limiter l’offre

Les aînés ont longtemps eu tendance à déménager dans plus petit en vieillissant. Ils avaient ainsi un effet important sur le marché, car ils libéraient des habitations familiales pour les ménages plus jeunes.

Mais cette tendance a changé de 2006 à 2016, sous l’effet des facteurs économiques et démographiques. Un nombre croissant d’aînés ont fait le choix de rester dans leur maison plus longtemps. Cette hausse du taux de propriétaires chez les aînés pourrait bien se poursuivre dans l’avenir. 

Si c'est le cas, elle pourrait à la longue faire pression sur l’offre, en réduisant le nombre d’habitations disponibles pour les jeunes ménages.


Date de publication : 8 août 2019