Améliorer le logement dans les communautés des Premières Nations et créer plus d’habitations éconergétiques : voilà 2 des priorités de la Stratégie nationale sur le logement de la SCHL. Et c’est exactement ce que permet de faire un nouvel ensemble construit en Colombie-Britannique et financé entre autres par la SCHL.

Il s’agit d’un ensemble de 6 maisons en rangée de 2 étages, bâti dans la Première Nation de Yale. Situé à Agassiz, en Colombie-Britannique, il est construit selon les normes de la maison passive. Ce concept permet de concevoir et de construire de meilleurs bâtiments et vise le respect de normes très strictes d’efficacité énergétique. Les maisons passives consomment jusqu’à 90 % moins d’énergie pour le chauffage et la climatisation que les bâtiments ordinaires.

Contexte

Avant la construction de cet ensemble, beaucoup de maisons de la Première Nation de Yale avaient besoin de réparations majeures. Certaines maisons individuelles coûtent plus de 60 000 $ par année en factures d’énergie et d’entretien. La Première Nation avait besoin de construire des maisons confortables et éconergétiques qui pourraient résister aux hivers très pluvieux de la province.

Efficacité énergétique

Pour minimiser les coûts de construction et d’énergie, la Première Nation a utilisé certaines techniques de construction de la maison passive :

  • modules fabriqués en usine permettant de construire les maisons plus rapidement et pour une fraction du coût des constructions traditionnelles;
  • conception sans pont thermique pour minimiser le transfert de chaleur par les murs, les fondations et l’isolation;
  • enveloppe de bâtiment étanche à l’air pour prévenir les pertes de chaleur et les dommages causés par la moisissure;
  • matériaux résistant à la moisissure pour réduire la présence de moisissure et améliorer la qualité de l’air;
  • fenêtres à triple vitrage pour réduire les pertes d’énergie et éliminer les zones froides;
  • isolation accrue pour faire baisser les factures d’énergie et améliorer le confort des occupants.

Grâce à ces mesures, l’ensemble de 6 maisons devrait être 80 % plus éconergétique qu’un bâtiment traditionnel. Il devrait aussi émettre 80 % moins de gaz à effet de serre. Autre fait intéressant : c’est le premier ensemble construit dans une communauté autochtone canadienne à être certifié par Maison passive Canada.

Prochaines étapes

Les maisons sont construites, mais le travail n’est pas terminé. Selon Raouf Chehaiber, spécialiste principal à la SCHL : « Prévoir le rendement énergétique à l’aide de modèles, c’est une chose. Mais quand les gens commencent à habiter les maisons, on s’aperçoit que la consommation d’énergie réelle peut être différente des attentes. »

C’est pourquoi la SCHL suivra l’ensemble pour voir si le rendement réel répond aux attentes. Au besoin, à la fin de la période de suivi, la SCHL verra comment il est possible d’améliorer le rendement énergétique.

Cet ensemble montre aussi l’exemple d’une communauté canadienne qui fait quelque chose d’extraordinaire pour ses membres. Crystal Sedore, gestionnaire d’habitations de la Première Nation de Yale : « En choisissant la maison passive, nous avons réduit nos coûts de chauffage et de climatisation et fait économiser à nos membres des centaines de dollars par année. Et nous avons amélioré la durée de vie des maisons et les perspectives de santé de nos membres. »





Date de publication : 4 octobre 2018