Le concept de visitabilité existe depuis plus d’une décennie. La visitabilité consiste à concevoir et à construire des logements dotés de caractéristiques de base qui rendent le rez-de-chaussée accessible à tous. Au minimum, un logement visitable possède les caractéristiques suivantes :

  • une entrée de plain-pied (à l’avant, à l’arrière ou sur le côté);
  • des portes plus larges et un passage libre au rez-de-chaussée;
  • une salle de bain (ou un cabinet de toilette) au rez-de-chaussée, accessible aux visiteurs qui utilisent des aides à la mobilité.

Le Canadian Centre for Disability Studies, des groupes de travail sur le logement visitable (LV) et d’autres intervenants ont fait la promotion du concept à l’échelle nationale. Pourtant, le LV n’est toujours pas aussi populaire au Canada qu’aux États-Unis ou dans d’autres pays.

Pour que le concept de visitabilité fasse de plus en plus d’adeptes, la SCHL a mené une étude dans laquelle on posait les questions suivantes :

  • Que pensent les intervenants en habitation du LV?
  • Quels sont les obstacles à l’utilisation du LV au Canada?
  • Qu’est-ce qui favoriserait l’utilisation du LV au Canada?

Les résultats de notre étude

Les participants à l’étude appuyaient en général le LV. Ils ont même souligné que le LV facilitait la vie de tout le monde, pas seulement des personnes à mobilité réduite.

Les participants ont énuméré un certain nombre d’obstacles à l’utilisation du LV au Canada, dont les suivants :

  • une connaissance limitée du LV;
  • un manque de demande du marché;
  • une réticence des promoteurs ou des constructeurs en raison des coûts et des risques;
  • une confusion au sujet des politiques, des politiques contradictoires et des règlements rigides.

Pour accroître l’utilisation du LV, les participants ont pensé entre autres aux éléments suivants :

  • s’entendre sur la définition et les critères d’utilisation du LV;
  • élaborer et mettre en œuvre des stratégies de marketing, d’information et de défense des intérêts;
  • mener à bien une étude;
  • favoriser le leadership et la collaboration.

Il y a de nombreux grands défenseurs du LV au sein de l’industrie du logement, du gouvernement et parmi les consommateurs. Pourtant, il pourrait être nécessaire de renforcer le leadership aux échelons supérieurs et de le partager au niveau des secteurs pour que le changement soit adopté plus largement.





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Date de publication : 6 septembre 2018