Le marché sous la loupe – Québec

Pour beaucoup de ménages québécois, la résidence principale est à la fois l’actif le plus important et la principale dette. Les prix des habitations étant élevés, la résidence principale représentait 28,1 % de l’actif total des ménages québécois en 2016. Mais les prix des logements et le taux de propriétaires ont évolué au fil du temps. Quel effet ont-ils eu sur la valeur nette des ménages?

Dans son dernier numéro du Marché sous la loupe de la province du Québec, la SCHL tente de répondre à cette question. Les données de l’Enquête sur la sécurité financière, 2016, menée par Statistique Canada ont servi de base pour notre étude. Voici ce qui est ressorti de notre analyse de l’évolution de l’actif net des ménages de 1999 à 2016.

Faits saillants

  • La valeur nette des ménages québécois a augmenté de 81,8 % de 1999 à 2016. Les résidences principales ont beaucoup contribué à cette hausse. Pourquoi? Parce que leur part de l’actif total a augmenté tandis que leur part de la dette totale a diminué.
  • Les prix des habitations ont connu une forte croissance de 1999 à 2016. Le taux de propriétaires s’est accru lui aussi, mais dans une moindre mesure. Résultat : la part des résidences principales dans l’actif total des ménages québécois a augmenté.
  • Cependant, les ménages québécois ont connu une croissance de leur valeur nette moyenne moins importante que l’ensemble des ménages du Canada. C’est en partie parce que le taux de propriétaires et la hausse des prix des logements ont été plus faibles au Québec.
  • La plus forte baisse du taux de propriétaires d’une résidence principale a été enregistrée chez les ménages de 65 ans et plus. Elle s’explique par le retour graduel des ménages retraités vers le marché locatif de 1999 à 2016.

Une analyse approfondie

À notre connaissance, cette étude est la seule qui analyse pleinement l’impact des résidences principales sur la valeur nette des ménages au Québec. Nous abordons la résidence principale à la fois comme un actif et un passif. Cette approche permet de sortir de l’analyse classique de l’endettement. Nous mettons ainsi en perspective la hausse de la dette hypothécaire avec la valeur de la résidence des ménages.





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Date de publication : 3 octobre 2018