Tendances du crédit hypothécaire et du crédit à la consommation

Le taux de croissance du nombre total de prêts hypothécaires en cours a ralenti d’une année à l’autre. En effet, il a augmenté plus lentement au deuxième trimestre de 2018 qu’un an plus tôt. Les raisons qui expliquent ce ralentissement? La hausse des taux d’intérêt, ainsi que le ralentissement de la croissance du revenu et de la population.

La SCHL vient de publier son dernier rapport national Tendances du crédit hypothécaire et du crédit à la consommation. Elle y présente un examen détaillé des données du deuxième trimestre de 2018. Voici quelques faits saillants :

  • La dette hypothécaire non remboursée a augmenté plus rapidement que la valeur totale de tous les prêts non hypothécaires importants. Cette hausse est survenue malgré la baisse du nombre de nouveaux prêts hypothécaires initiés pendant le trimestre.
  • La croissance des soldes des cartes de crédit non remboursés s’est accélérée et a atteint son niveau le plus élevé en 7 ans.
  • Les prêts automobiles et les cartes de crédit demeurent les 2 produits les plus exposés au risque de faillite des consommateurs.

Le faible taux de chômage accroît la capacité des emprunteurs de payer à temps

Le taux de chômage national a frôlé un creux record au deuxième trimestre de 2018. La solidité du marché du travail a renforcé la capacité des consommateurs de rembourser régulièrement leurs dettes. Résultat : les taux de comptes en souffrance pour les prêts hypothécaires, cartes de crédit, marges de crédit et prêts automobiles ont diminué. En outre, la part des emprunteurs hypothécaires dont le pointage de crédit s’est détérioré a reculé. Et la part des consommateurs ayant déclaré une faillite récente a touché un nouveau creux.

Les prix élevés des propriétés font augmenter la taille des prêts hypothécaires

La hausse des prix des propriétés s’est reflétée dans la taille des prêts hypothécaires. Les prêts hypothécaires récemment initiés avaient tendance à être plus élevés en moyenne. La part des nouveaux prêts hypothécaires de plus de 400 000 $ a continué de croître. En même temps, celle des prêts de 300 000 $ ou moins n’a cessé de baisser.

Sans surprise, la valeur moyenne des nouveaux prêts hypothécaires a augmenté. Elle s’est accrue de 0,5 % par rapport à l’an dernier. Cependant, la dette hypothécaire moyenne par consommateur a diminué de 1,6 %, sans doute en raison de l’évolution du nombre d’emprunteurs par prêt. La hausse de la valeur moyenne des prêts hypothécaires a donc coïncidé avec une baisse de la dette hypothécaire moyenne par consommateur. On peut en déduire qu’il y a eu une augmentation du nombre d’emprunteurs par prêt hypothécaire.

Les prêts hypothécaires ont continué de représenter une part croissante de la dette totale (66,5 %). Plus des trois quarts de la dette des ménages canadiens sont garantis par des biens immobiliers. Sur les marchés où les prix sont élevés, comme Toronto et Vancouver, cette part se situait entre 80 et 85 %.


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Date de publication : 12 décembre 2018