Le marché sous la loupe – Montréal

Le marché des copropriétés du centre-ville de Montréal se démarque de celui des autres secteurs de la métropole pour plus d’une raison.

Tout d’abord, une part importante d’acheteurs de copropriétés au centre-ville n’utilisent pas leur unité comme résidence principale. Ces acheteurs sont communément appelés des investisseurs.

Ensuite, de très grandes tours d’appartements en copropriété sont apparues au centre-ville ces dernières années. La construction de tours de copropriétés semble être une tendance. D’autres grands immeubles de ce type sont en construction ou seront mis en chantier au cours des prochains trimestres.

Incidence future sur le marché des copropriétés du centre-ville de Montréal

L’augmentation du nombre de grandes tours de copropriétés aura probablement des répercussions sur le marché de l’habitation du centre-ville de Montréal. C’est pourquoi il est important d’examiner les ventes et les locations d’unités dans ces immeubles.

Notre analyse des données maintenant disponibles sur ces tours de copropriétés constitue un premier pas intéressant en ce sens. Elle est présentée dans le dernier rapport Marché sous la loupe de Montréal, où nous tentons de répondre à ces questions :

  • Parmi tous les acheteurs de copropriétés dans ces tours, quelle est la proportion d’investisseurs?
  • Y a-t-il eu des reventes rapides (en 6 ou 12 mois)?
  • Est-ce que les copropriétés offertes en location génèrent des flux de trésorerie positifs?

Les réponses à ces questions nous aideront à mieux comprendre l’état du marché des copropriétés du centre-ville de Montréal.

Faits saillants de notre rapport

Voici quelques faits intéressants que révèle notre analyse :

  • La proportion d’investisseurs dans les très grandes tours de copropriétés du centre-ville de Montréal était de 57 %. Elle était plus élevée que dans le reste des immeubles de copropriétés du même secteur (environ 30 %).
  • La proportion de copropriétés revendues en un an s’est chiffrée à 7,2 % dans les très grandes tours résidentielles du centre-ville. Elle était moins élevée dans le reste des immeubles de copropriétés du même secteur (seulement 1,8 %).
  • Par contre, la proportion des transactions effectuées à perte était un peu plus élevée dans ces très grandes tours (environ 15 %). Dans les autres immeubles de copropriétés du centre-ville de Montréal, elle atteignait 5 %.
  • Certains investisseurs ont acheté une copropriété dans une des grandes tours du centre-ville pour l’offrir en location. Selon nos estimations, la plupart des investisseurs qui auraient versé une mise de fonds de 20 % auraient un flux de trésorerie négatif. Autrement dit, les dépenses d’exploitation (paiement hypothécaire, frais de copropriété et taxes) seraient supérieures au loyer perçu.

Date de publication : 4 décembre 2018