Le feuillet d’information suivant fait partie de la série générale Votre maison.

Les rénovations vertes – Salles de bains

La rénovation est un moyen populaire de raviver l’intérieur et l’extérieur d’une maison, d’ajouter de l’espace, d’améliorer le rendement et de corriger des problèmes. Elle est également une occasion pour les propriétaires-occupants d’améliorer l’efficacité énergétique et la qualité de l’air intérieur de leur maison, de réduire leur impact sur l’environnement et de rendre leur maison plus confortable et plus abordable à habiter, à occuper et à entretenir.

Le défi que présente l’ajout de caractéristiques vertes à des travaux de rénovation est de comprendre les options à valeur ajoutée et comment elles peuvent être mises en œuvre à un coût relativement modeste. Par exemple, vous pouvez améliorer votre maison au moyen d’une caractéristique verte ou en incorporer un certain nombre dans un projet de grande envergure à un coût différentiel abordable. Vous pouvez également choisir de « verdir » l’ensemble de votre maison ou vous concentrer seulement sur une pièce pour la rendre un peu plus saine et plus efficace sur le plan de la consommation de l’énergie et de l’eau.

Avec un peu de planification, il est possible de faire des aménagements immédiats qui rendront plus simple l’ajout éventuel d’autres caractéristiques vertes dans votre maison à mesure que votre budget le permettra ou que les besoins de votre famille évolueront. En fin de compte, ce sont vos intérêts, votre mode de vie et votre budget qui détermineront le déroulement des travaux de rénovation et le nombre de caractéristiques vertes que vous choisirez d’intégrer à votre projet.

Le présent guide présente des conseils et des caractéristiques pour « verdir » la rénovation de votre salle de bains.

La Maison saineMC

Bien qu’il y ait de nombreuses définitions différentes de « vert », les cinq principes de la Maison saineMC de la SCHL en présentent une interprétation étoffée. La Maison saineMC favorise :

  1. la santé des occupants et un milieu intérieur sain – une qualité supérieure de l’air intérieur, de l’eau, de l’éclairage et du confort;
  2. l’efficacité énergétique et la production d’énergie renouvelable – l’efficacité des installations de chauffage et de ventilation et l’utilisation d’installations à énergie renouvelable au besoin, pour réduire la consommation d’énergie et faire diminuer les coûts des services publics, quelle que soit la saison;
  3. l’utilisation efficace des ressources – l’utilisation efficace de l’eau, de l’énergie et d’autres ressources naturelles, y compris pendant les travaux de construction et de rénovation, et tout au long de l’existence de la maison;
  4. la réduction de l’impact sur l’environnement – la réduction de l’impact sur l’environnement, tant à l’échelle des logements individuels que des collectivités, grâce à une meilleure planification de l’utilisation du territoire et à une diminution des émissions de polluants;
  5. l’abordabilité – l’accent est mis sur la création de maisons et de collectivités qui sont attrayantes et financièrement accessibles pour les propriétaires-occupants canadiens.

Rénovation de la salle de bains

La rénovation de la salle de bains est l’une des améliorations des maisons les plus courantes au Canada. Elle offre certaines des meilleures possibilités d’ajouter des caractéristiques vertes qui peuvent considérablement améliorer la performance environnementale de votre maison.

Par exemple, la salle de bains représente près de 75 % de l’eau consommée dans la plupart des foyers canadiens. En remplaçant simplement les vieux robinets, les pommes de douches et les toilettes par des appareils à faible consommation d’eau, vous pouvez économiser des milliers de litres d’eau par année et réduire substantiellement la quantité d’énergie nécessaire pour chauffer l’eau.


Figure 1 : Une salle de bains saine et efficace

  1. Amélioration de l’isolation, lorsque c’est possible.
  2. Ciments, coulis et mastics à faibles émissions.
  3. Revêtement de sol durable, facile d’entretien et à faibles émissions.
  4. Armoires à faibles émissions.
  5. Points de pénétration scellés des tuyaux (même dans les cloisons intérieures).
  6. Isolation des canalisations d’eau froide et d’eau chaude.
  7. Robinets à faible débit munis d’aérateurs.
  8. Éclairage à haute efficacité.
  9. Comptoir à faibles émissions.
  10. Toilette à faible consommation d’eau.
  11. Fenêtres éconergétiques.
  12. Pomme de douche à faible débit.
  13. Matériaux, revêtements et surfaces résistants aux moisissures et à l’humidité.
  14. Peinture à émissions de COV faibles ou nulles.
  15. Ventilateur d’extraction pour évacuer l’humidité et les odeurs à l’extérieur.

Facteurs liés à l’état des lieux

Avant de commencer vos travaux de rénovation, évaluez attentivement l’état actuel de votre salle de bains pour déterminer si des problèmes préexistants pourraient affecter la réussite de la rénovation ou encore la santé et le bien-être de votre famille. Selon l’âge et les caractéristiques de votre salle de bains, l’évaluation peut comprendre les éléments suivants.

  1. Structure
    • Vérifiez l’état et l’espacement des solives de plancher et des poutres de support de la salle de bains. Elles pourraient devoir être réparées, remplacées ou renforcées.
    • Sachez que certaines cloisons de la salle de bains peuvent être des murs porteurs de la structure, ce dont votre plan de rénovation doit tenir compte.
    • Vérifiez s’il y a eu des mouvements structuraux dans la fondation, les planchers, les murs et les plafonds. Les fissures diagonales autour des portes et fenêtres, les planchers gondolés et les carreaux fissurés peuvent témoigner d’un problème de structure qui doit être réglé avant de procéder au projet de rénovation ou dans le cadre de celui-ci.
  2. Murs extérieurs et plafond
    • Si votre maison a été construite avant 1950, il se peut qu’il y ait peu ou pas d’isolant dans le vide sous toit, les murs et les plafonds. Les maisons construites entre 1950 et 1970 ont probablement un peu d’isolant, mais la rénovation peut être une occasion d’en rajouter.
    • De plus, les vieilles maisons sont souvent dépourvues d’un pare-air continu bien étanchéisé, et cela peut entraîner des coûts de chauffage plus élevés et des problèmes de confort.
    • Vérifiez dans le vide sous toit au-dessus de la salle de bains si l’humidité a causé des dommages aux plafonds, aux éléments de l’ossature et à la sous-face des panneaux de revêtement intermédiaire du toit. La présence d’humidité à ces endroits peut indiquer que l’air humide s’échappe de la salle de bains dans le vide sanitaire.
    • Assurez-vous que les murs extérieurs de la maison repoussent adéquatement l’eau et qu’il n’y a aucun signe d’infiltration d’eau à travers les murs ou au pourtour des portes et fenêtres.
  3. Taux d’humidité intérieure élevé
    • Notez tout signe de niveau d’humidité intérieure élevé qui pourrait occasionner des problèmes après les travaux de rénovation.


Figure 2 : Signes de problèmes liés à l’humidité dans la salle de bains

  1. Porte de douche ou rideau manquant ou inadéquat.
  2. Carreaux fissurés.
  3. Espaces à l’intersection du plancher et de la baignoire.
  4. Chauffage insuffisant.
  5. Plancher lâche ou rebondissant.
  6. Joint de la toilette très usé.
  7. Revêtement de sol lâche ou endommagé au pourtour de la toilette.
  8. Condensation sur les branchements d’eau.
  9. Taches d’eau et odeur de moisi dans les armoires.
  10. Mauvaise étanchéité autour du bouchon de vidange.
  11. Condensation persistante sur le miroir.
  12. Ventilation inadéquate.
  13. Tuyaux qui fuient.
  14. Coulis lâche.
  15. Coulis ou mastic manquant ou noirci.
  16. Mastic manquant aux points de pénétration à travers le mur.
  17. Toilette lâche ou instable.
  1. Qualité de l’air intérieur
    • Notez tout indice laissant supposer qu’il pourrait y avoir des problèmes liés à la qualité de l’air intérieur. Ces signes comprennent les odeurs tenaces, un taux d’humidité élevé persistant ou le rangement dans la salle de bains de produits nettoyants chimiques et autres matériaux émettant des polluants.
  2. Plomb et amiante
    • Il peut y avoir du plomb dans la peinture, la soudure, les tuyaux de plomberie et les canalisations d’alimentation en eau des vieilles maisons (en particulier dans les maisons construites avant 1950) et cela peut être dangereux pour la santé.
    • Il peut y avoir de l’amiante dans les carreaux de vinyle-amiante et les adhésifs, le câblage d’appareil, l’isolant de vermiculite et le chemisage des tuyaux et des chaudières. L’amiante peut causer des problèmes de santé si des particules sont en suspension dans l’air lorsque les travaux de démolition sont entrepris.
    • Si vous croyez qu’il y a présence de plomb ou d’amiante dans votre maison, faites appel à un professionnel qualifié qui évaluera et corrigera le problème. Un entrepreneur qualifié respectera toutes les exigences en matière de sécurité, le code du bâtiment et les règlements applicables afin de protéger ses ouvriers et votre famille.
  3. Plomberie
    • Les vieilles maisons comportent souvent des tuyaux en acier galvanisé, en fonte ou en plomb, ce qui peut compliquer la pose de nouveaux tuyaux. S’il y a des tuyaux corrodés, des tuyaux qui fuient ou des fuites aux joints, des travaux plus poussés seront peut-être nécessaires.
    • Faites couler l’eau dans le lavabo pour vérifier l’écoulement dans votre salle de bains. Un mauvais drainage est un signe que vous devrez peut-être faire nettoyer les tuyaux d’évacuation à partir de la salle de bains jusqu’au collecteur principal du bâtiment et peut-être même jusqu’à l’égout municipal ou votre fosse septique. Vérifiez aussi les pentes des tuyaux d’évacuation pour les ajuster au besoin.
    • Si des odeurs émanent de votre installation de plomberie, il vous faudra peut-être améliorer la ventilation dans votre salle de bains afin que les nouveaux appareils se vidangent convenablement. Vous devrez peut-être aussi régler les problèmes de siphons et de ventilation ailleurs dans la maison.
    • Cherchez les signes de dommages causés par la condensation et l’humidité sur les tuyaux et autour de ceux-ci afin de les corriger pendant les travaux. Les tuyaux situés dans les murs extérieurs doivent être déplacés pour éviter qu’ils ne gèlent pendant l’hiver et pour améliorer le rendement de votre isolant et de votre pare-air.
    • Vérifiez si les canalisations qui passent dans la salle de bains et autour de celle-ci sont isolées – il faudra peut-être poser un isolant.
    • Vérifiez si les branchements d’eau sont munis ou non de robinets d’arrêt.
  4. Chauffage et climatisation des locaux
    • S’il fait trop froid dans votre salle de bains en hiver, cela signifie peut-être que les murs, le plafond et le plancher sont mal isolés ou que l’installation de chauffage présente un problème et n’arrive pas à fournir du chauffage où il en faut. Demandez à votre professionnel de la rénovation de vous aider à trouver et à régler le problème et assurez-vous que la solution fonctionne dans la nouvelle conception. Vous devrez peut-être faire appel à un entrepreneur en mécanique.

Verdir la rénovation de votre salle de bains

Après avoir évalué l’état actuel de votre salle de bains, vous pourrez envisager différentes caractéristiques et options pour pratiquement tous les aspects de la rénovation afin d’améliorer le rendement énergétique de votre salle de bains et de réduire sa consommation d’eau.

Murs et plafonds

Si vous retirez des plaques de plâtre ou apportez des changements à la structure pendant les travaux de rénovation, profitez de l’occasion pour améliorer l’isolation et l’étanchéité à l’air de la salle de bains.

Si le plâtre ou les plaques de plâtre d’origine sont en bon état, vous pouvez simplement souffler de l’isolant dans les cavités murales. Si le plâtre ou les plaques de plâtre sont endommagés, vous pouvez appliquer un nouvel isolant rigide, des fourrures et de nouvelles plaques de plâtre directement sur les anciens revêtements si l’espace le permet.

Si vous retirez les plaques de plâtres, il serait souhaitable d’installer un nouvel isolant plus efficace avec un pare-vapeur et un pare-air continu, par exemple une membrane de polyéthylène utilisée soit seule ou avec les plaques de plâtre, la peinture pare-vapeur ou le mastic. Vous pouvez augmenter de 40 % les niveaux d’isolation dans vos murs simplement en améliorant l’isolation.

Une solution tout-en-un qui allie isolation, pare-air et pare-vapeur consiste à utiliser une mousse isolante à alvéoles fermées appliquée par projection. Si elle est bien appliquée, la mousse remplira les cavités des murs et collera au bois, et servira du même coup de pare-air. La mousse isolante appliquée par projection s’avère également très efficace dans les endroits difficiles d’accès, comme la région de la solive de rive en dessous et au-dessus du mur extérieur et le pourtour des fenêtres, ou pour combler le jeu autour des éléments de plomberie, d’électricité et de l’installation de chauffage, de ventilation et de climatisation (CVC).

Pour maximiser les économies d’énergie, remplacez les vieilles fenêtres par des fenêtres ENERGY STAR® dotées d’un vitrage avec enduit à faible émissivité, d’une lame d’argon et des intercalaires isolants entre les panneaux de vitre. Veillez à ce que le vide entre le mur et les nouvelles fenêtres soit bien isolé, scellé et protégé contre l’humidité de l’intérieur et de l’extérieur.

En insérant du bois de construction ou un support en contreplaqué solide dans les murs jouxtant la toilette, la baignoire et la douche, vous pourrez facilement poser des barres et d’autres dispositifs d’appui, soit immédiatement ou à l’avenir, lorsque vous en aurez besoin.

ÉnerGuide et ENERGY STAR®

La cote ÉnerGuide de Ressources naturelles Canada permet aux consommateurs de comparer le rendement énergétique de différents modèles de produits d’usage domestique courants comme les fenêtres, les appareils ménagers et les équipements de chauffage et de climatisation. Le système ENERGY STAR® de l’Environmental Protection Agency (États-Unis) identifie les produits qui atteignent les niveaux supérieurs d’efficacité énergétique ou les dépassent. Afin de choisir les produits les plus éconergétiques disponibles, lisez l’étiquette ÉnerGuide ou cherchez le logo ENERGY STAR® sur le produit, sur son emballage ou dans les documents d’informations sur le produit.

Plancher

Pour réduire les émissions de gaz à effet de serre liées au transport, optez pour des matériaux de recouvrement vendus ou fabriqués localement.

Pour réduire au minimum les émanations de polluants dans l’air intérieur, utilisez des revêtements de sol, des adhésifs, des sous-couches ou d’autres produits à faibles émissions.

Si vous posez une sous-couche, choisissez des matériaux résistants à l’eau comme les panneaux de ciment ou autres supports de revêtement de sol brevetés, qui sont très durables dans les endroits humides comme la salle de bains. La pose du nouveau revêtement de sol sous la baignoire, la douche et les armoires de l’évier assure une meilleure protection contre l’humidité tout en facilitant l’installation d’une nouvelle baignoire, d’une nouvelle douche ou de nouvelles armoires à l’avenir.

Peinture, revêtements et produits d’étanchéité

Optez pour une peinture, un ciment, des mastics et des revêtements de finition à faibles odeurs et à faibles émissions polluantes. Ces produits comprennent les peintures à faibles émissions de composés organiques volatiles (COV) et les enduits d’uréthane à base d’eau pour le bois. Les peintures et les enduits à base de plantes ou à base minérale, de même que les plâtres à base d’argile naturelle et de chaux, peuvent être d’excellents choix lorsque les occupants sont très sensibles aux émissions de polluants.

Armoires

Les meubles en bois de feuillus constituent une excellente option pour les salles de bains puisqu’ils sont très durables et émettent très peu de polluants. Les panneaux de fibre de densité moyenne (MDF) sans formaldéhyde, le contreplaqué extérieur et le contreplaqué en bois de feuillus sans formaldéhyde constituent d’autres options de rechange permettant de réduire au minimum les émanations de polluants.

Les panneaux de particules et les panneaux de fibre de densité moyenne (MDF) ayant servi à la fabrication d’armoires modulaires peuvent contenir de la colle à base d’urée-formaldéhyde, ce qui pourrait nuire à la qualité de l’air de votre maison. Si vous utilisez un ou l’autre de ces matériaux, assurez-vous que toutes les surfaces sont étanchéisées par une pellicule de plastique ou recouvertes d’un bouche-pores à l’uréthane à base d’eau ou à l’acrylique à faible toxicité.

Lorsque c’est possible, employez des produits du bois certifiés par le Forest Stewardship Council (FSC), l’Association canadienne de normalisation (CSA) ou la Sustainable Forestry Initiative (SFI). Vous vous assurerez ainsi que le bois que vous utilisez provient de forêts gérées de manière durable.

Comptoir

Les comptoirs faits de pierre naturelle comme le granite produisent généralement très peu d’émissions polluantes. Un comptoir en stratifié peut aussi être une bonne option si on utilise des panneaux en MDF sans formaldéhyde ou du contreplaqué en bois de feuillus pour le support sous le comptoir – et que le dessous du comptoir est recouvert d’un bouche-pores à base d’eau.

En général, les comptoirs munis d’un dosseret intégré sont plus faciles d’entretien et offrent une meilleure protection contre l’humidité en raison de l’absence de joint entre le comptoir et le dosseret. Les comptoirs qui proviennent de fournisseurs ou de fabricants locaux ou qui sont faits de matières recyclées peuvent aussi fournir une bonne protection contre l’humidité tout en vous aidant à minimaliser votre empreinte écologique.

Ventilation

Assurez-vous que le conduit d’évacuation de votre salle de bains est de diamètre approprié et bien isolé et qu’il achemine l’air directement à l’extérieur (et non vers le vide sous toit, les soffites ou le vide sanitaire). Les conduits droits offrent moins de résistance que les conduits flexibles, ce qui aide à assurer une bonne circulation de l’air et empêche l’humidité de s’y accumuler.

Choisissez un ventilateur d’extraction à faible niveau de bruit, d’environ deux sones (unité utilisée pour mesurer le bruit) ou moins. Les ventilateurs silencieux sont souvent plus éconergétiques. Aujourd’hui, de nombreux ventilateurs de salle de bains sont dotés de caractéristiques vertes, comme une minuterie, un capteur d’humidité ou d’autres commandes automatiques leur permettant de fonctionner assez longtemps pour évacuer l’excès d’humidité sans gaspiller d’énergie.

Plomberie et appareils

Pour économiser l’eau et pour réduire vos coûts d’énergie, choisissez une toilette à double chasse ou à très faible débit (consommant 6 litres d’eau ou moins par chasse) et des robinets et une pomme de douche à débit réduit. Cherchez l’étiquette WaterSense® qui certifie la haute performance et les économies d’eau des appareils.

Ajoutez des robinets d’arrêt pour faciliter les rénovations à venir et isolez les canalisations d’eau froide et d’eau chaude pour réduire la condensation, économiser l’énergie et éviter la prolifération de moisissures. L’ajout d’un dispositif de récupération de la chaleur des eaux ménagères à votre douche peut également permettre à votre famille de réaliser des économies pour la production d’eau chaude.

Éclairage

Un des moyens les plus simples d’améliorer l’efficacité énergétique de votre salle de bains est d’installer des appareils d’éclairage homologués ENERGY STAR® et d’utiliser la lumière naturelle lorsque c’est possible. Une peinture pâle sur les murs et le plafond peut augmenter l’intensité de la lumière naturelle, tout en rendant la pièce lumineuse et plus accueillante pour votre famille.

Les lampes fluorescentes compactes et les appareils d’éclairage à diodes électroluminescentes (DEL) ont une longue durée de vie et consomment peu d’énergie. Cependant, sachez que ces deux types d’appareils d’éclairage ne doivent pas être jetés dans les ordures ménagères en raison des matériaux qu’ils contiennent. Adressez-vous à votre municipalité pour savoir comment en disposer de manière sûre et écologique.

Revendications de « produit vert »

Il y a beaucoup de désinformation et de confusion au sujet des produits « verts ». Les propriétaires doivent savoir que certaines affirmations sont fausses ou exagérées. Les fabricants et les fournisseurs devraient être en mesure de présenter des résultats d’essais indépendants pour justifier leurs prétentions, de même qu’une fiche signalétique afin de répondre aux préoccupations en matière de sécurité.

Pour trouver des produits verts particuliers, vous pouvez vous en remettre à des programmes et organismes indépendants de certification comme ÉnerGuide de Ressources naturelles Canada, les cotes ENERGY STAR® de l’Environmental Protection Agency (É.-U.), l’Organisation internationale de normalisation (ISO) et l’Association canadienne de normalisation (CSA). Voici quelques autres programmes d’étiquetage de produits verts qui peuvent vous aider à faire des choix éclairés.

  • Guide de produits GreenSpecMC : site Web indépendant visant à aider les professionnels et les décideurs du secteur à améliorer la performance environnementale et à réduire les effets néfastes des bâtiments. http://www.buildinggreen.com/menus/
  • GREENGUARDMC Environmental Institute : organisme indépendant accrédité selon la norme ISO qui certifie les produits et matériaux à faibles émissions.
  • ÉcoLogoMC : programme fondé par le gouvernement du Canada (aujourd’hui géré par TerraChoice) qui certifie les produits et les services en fonction des critères environnementaux établis en consultation avec le secteur, les groupes environnementaux et des experts indépendants. http://www.ecologo.org/en/index.asp
  • Green SealMC : organisme sans but lucratif qui met au point des normes de certification pour la durabilité de produits, de services et d’entreprises. http://www.greenseal.org/
  • WaterSense® : programme parrainé par l’Environmental Protection Agency des États-Unis, qui fait la promotion des produits à faible consommation d’eau et des programmes et pratiques permettant aux consommateurs de réduire leur consommation d’eau tout en profitant d’une performance exceptionnelle. http://www.epa.gov/WaterSense/

Liste de vérification : rénovation verte des salles de bains

Santé des occupants et milieux intérieurs sains

  • Veillez à ce que l’humidité et les odeurs soient évacuées à l’extérieur.
  • Réduisez les émissions de polluants en utilisant des produits à faibles émissions : revêtements de sol (carreaux de céramique et pierre naturelle, etc.), armoires (panneau de bois de feuillus, panneau de particules étanchéisé ou à faibles émissions), comptoirs (surface dure, stratifié, panneau de particules étanchéisé), peinture, ciment, coulis et mastics de calfeutrage.
  • Prévenez la prolifération des moisissures grâce à des matériaux résistant à l’humidité, à des détails permettant de prévenir le mouillage et à des revêtements de finition résistants comme les carreaux de céramique, la pierre naturelle et les stratifiés.

Efficacité énergétique

  • Dans la mesure du possible, améliorez l’isolation des murs et du plafond.
  • Prévoyez un pare-air efficace.
  • Isolez les canalisations d’eau froide et d’eau chaude.
  • Installez des appareils d’éclairage éconergétiques et utilisez l’éclairage spécifique et la lumière naturelle.
  • Posez des fenêtres éconergétiques.
  • Choisissez des appareils sanitaires et une pomme de douche à faible débit.
  • Installez un ventilateur éconergétique doté d’une minuterie et d’autres commandes.

Utilisation efficace des ressources

  • Choisissez des produits forestiers certifiés pour les planchers, les armoires et les menuiseries.
  • Songez à utiliser des matériaux recyclés, produits localement et peu transformés pour les comptoirs, les tuiles et les plaques de plâtre.
  • Optez pour des robinets et une toilette à faible débit d’eau.
  • Choisissez des matériaux et des produits qui sont durables, souples et faciles d’entretien.

Réduction des impacts sur l'environnement

  • Si possible, réutilisez ou recyclez les appareils, les armoires et les matériaux.
  • Choisissez des produits et des matériaux à faibles émissions polluantes.
  • Optez pour une toilette économe en eau pour réduire la quantité d’eaux usées.

Abordabilité

  • Évitez de refaire le même travail et les coûts associés en relevant et en réglant les problèmes potentiels avant le début des travaux et en planifiant l’intégration future de caractéristiques vertes.
  • Réduisez les coûts d’entretien et de remplacement en optant pour des matériaux durables de qualité.
  • Prévoyez des mesures d’économie d’énergie et d’eau en vue de réduire les coûts d’occupation mensuels.
  • Optez pour un concept intemporel qui prolongera la durée de votre salle de bains et retardera les rénovations futures.
  • Concevez en fonction de l’accessibilité afin que votre famille puisse rester autonome dans votre domicile plus longtemps et à mesure que vous vieillirez.

L’approche systémique de la maison

Un aspect clé de la réussite des travaux de rénovation verte est de considérer la maison comme un ensemble interactif à plusieurs éléments dont voici les principaux :

  • l’enveloppe du bâtiment (toit, murs, fenêtres, portes et fondations) qui isole le milieu intérieur du milieu extérieur;
  • les systèmes mécaniques (les installations de chauffage et de climatisation, le système de ventilation et les extracteurs d’air, les humidificateurs et déshumidificateurs, etc.) qui fournissent, éliminent ou régularisent la chaleur, l’air et l’humidité;
  • les occupants (le nombre de personnes qui vivent dans la maison, leur mode de vie, la façon dont ils y vivent).

Chacun de ces éléments et la façon dont la maison interagit avec le milieu qui l’entoure peuvent influer sur la performance de la maison. En considérant votre maison dans son ensemble, vous pouvez éviter des erreurs potentiellement coûteuses et des pièges imprévus qui pourraient vous empêcher d’atteindre vos objectifs en matière de rénovation verte.

Canada

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