Le 6 février 2018

Les résidents non permanents et leur effet sur le logement

Le marché sous la loupe – résidents non permanents

L’immigration internationale est le principal moteur de la croissance démographique au Canada. Elle a aussi une grande influence sur la demande de logements. Ce qui est moins clair, c’est l’influence des résidents non permanents, qui représentent une importante catégorie d’immigrants étrangers. Le nombre de résidents non permanents a augmenté rapidement au Canada. Cependant, nous ne comprenons pas encore pleinement leur effet sur le profil démographique et la demande de logements au Canada.

La SCHL a publié un rapport Le marché sous la loupe où elle fait la lumière sur ces questions. Mais avant d’aller plus loin, voyons ce qu’on entend par « résident non permanent ».

Qui sont les résidents non permanents?

En gros, les résidents non permanents sont des citoyens étrangers autorisés par la loi à vivre au Canada de façon temporaire. Ils comptent des travailleurs, des étudiants internationaux et des demandeurs d’asile se trouvant au Canada. Ils comprennent aussi les personnes ayant reçu un visa de travail pour circonstances d’ordre humanitaire.

Pourquoi s’intéresser aux résidents non permanents dans le contexte du logement? Tout d’abord pour leurs caractéristiques démographiques. Étant donné leur croissance, les résidents non permanents ont eu un effet de plus en plus marqué sur le marché de l’habitation au fil du temps. Ils ont aussi un taux de formation de ménages généralement plus élevé que d’autres groupes de la population. Ces facteurs combinés font que leur effet sur le logement est plus important que ne le suggère leur poids démographique.

Quelques faits saillants du rapport :

  • Les résidents non permanents au Canada sont nombreux à être locataires, mais beaucoup sont propriétaires. C’est ce que montrent des données provenant des 5 plus grandes banques à charte du Canada. Selon ces données, en 2016 la part des prêts hypothécaires détenus par ces résidents allait de 1,9 %, à Montréal, à 3,9 %, à Vancouver.
  • Les statistiques des banques indiquent aussi la part des prêts hypothécaires contractés par des propriétaires résidant à l’extérieur du Canada – qu’ils soient des citoyens canadiens ou étrangers. Cette part, de 1,1 % à Toronto et de 2,6 % à Vancouver, était inférieure à celle des prêts détenus par des résidents non permanents.
  • De 2003 à 2015, le nombre de résidents non permanents a augmenté de 93 % au Canada. Par comparaison, la population globale du pays s’est accrue de seulement 13,3 % durant la même période.
  • Les résidents non permanents ont beaucoup contribué à la croissance démographique urbaine de 2004 à 2015. Pendant cette période, ils ont été à l’origine de 20 % de la hausse de la population totale de Vancouver.
  • En 2015, 84,3 % des résidents non permanents étaient dans le groupe des 18 à 44 ans. C’est un point important, car la majorité des ménages qui se créent au Canada appartiennent à ce groupe d’âge.

Selon les données, les résidents non permanents ont été une importante source de croissance pour la population du Canada, surtout dans les centres urbains. Ils ont donc eu une grande influence sur la demande de logements.

Lisez le rapport intégral – Le marché sous la loupe

Canada

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