Le 21 janvier 2016

Inclure le logement abordable dans les projets de réaménagement


Photo du Canadien Pacifique montrant les Ateliers Angus juste après la Seconde Guerre mondiale. Source : Archives du Canadien Pacifique

Une rue typique dans la zone réaménagée des Ateliers Angus. Source : SCHL

Prix des terrains moins élevés, infrastructures existantes, densification résidentielle : voilà autant de facteurs qui rendent très attrayante l’idée de réaménager des terrains industriels – et d'y inclure des logements abordables. À Montréal, le projet Angus montre comment une ancienne gare de triage a été transformée en un vaste complexe résidentiel favorisant la diversité des revenus et des origines ethniques.

Histoire de deux réaménagements – site des Ateliers Angus à Montréal

Principal complexe industriel à Montréal pendant près de 70 ans, les Ateliers Angus servaient à l’entretien des trains et locomotives du chemin de fer Canadien Pacifique (CP). À la fermeture des ateliers d'entretien, le CP envisageait de transformer une partie du site (40 hectares ou 100 acres) en zone commerciale, mais la proposition a été âprement contestée. L’administration municipale a fini par zoner le terrain pour en faire un secteur strictement résidentiel. Entre 1984 et 1993, le site a été réaménagé afin d'inclure des logements sociaux et des logements du marché.

Ce réaménagement n’a été que la première transformation majeure qu'a subie l’ancien site des installations ferroviaires du CP. La deuxième a eu lieu au début des années 1990, période où le long processus de réaménagement des 50 hectares (125 acres) restants a véritablement commencé. Cette deuxième phase a été très différente de la première, parce que les rôles et les priorités des divers acteurs avaient changé, que de nouveaux intervenants faisaient entendre leurs voix et que le contexte économique et financier avait évolué.

C'est pourquoi le deuxième projet de réaménagement n’incluait pas de logements abordables. Il prévoyait 40 % de logements du marché, 40 % d’établissements industriels et 20 % de commerces (et, contrairement à la première phase, certaines caractéristiques d'origine des Ateliers Angus ont été conservées).

Résumé de l’incidence sur l’abordabilité des logements :

  • Le projet de réaménagement Angus a fourni des logements à près de 2 600 ménages dont environ 40 % avaient un revenu faible ou modeste, dans un secteur central et bien desservi de Montréal, sur un ancien terrain industriel.
  • Le projet Angus a permis le réaménagement de terrains contaminés dont on n’avait plus besoin pour les activités ferroviaires. L’organisme sans but lucratif formé pour acquérir le terrain et le vendre à des constructeurs de logements sociaux et du marché s’est occupé de la décontamination du terrain.
  • L’ensemble immobilier Angus fournit encore des logements abordables à des personnes qui travaillent dans le centre-ville de Montréal.
  • Les logements et leurs occupants ont été intégrés au quartier environnant et utilisent l’infrastructure, les écoles et les autres installations communautaires existantes.

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